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 Just like mama said : I'm not good at making friends + ft.mira

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MessageSujet: Just like mama said : I'm not good at making friends + ft.mira   Sam 24 Juin - 21:12




Ne pas laisser de traces. C'est ainsi la méthode qui avait été implanté dans son cerveau. Un programme, un ordre et une décision irréfutable. Demeurer fantôme et silencieux. Les gants portant la fabrique d'un célèbre artisan allemand sur ses mains, il était presque près. Il devait y aller. Il devait s'y rendre. Les mots avaient été soufflés, la liberté de décision ne lui appartenait plus. Les armes étaient rechargées et le masque remit sur sa figure. Calibre 22, encore une fois de marque allemande et un silencieux d'installer. Très important, il ne fallait pas attiser la curiosité environnante. Cela faisait encore plus de sangs à essuyer, ce n'était pas bon. Pas discret. L'automate se mettait en route dans un ronronnement usé. Usé par le temps et par les coups. Les réparations étaient artisanales, très loin de son niveau. Il ne se souvenait pas d'avoir été mécano. Et il n'avait aucunes connaissances en médecines. La médecine … C'était nécessaire dans son cas. Cette ombre demeurait derrière lui, comme une mauvaise conscience. Un vilain Jiminy qui soufflait à un macabre Pinnochio de se mettre en route. Il avait avalé des cachets, sans molester sur la dose. Avec le temps, encore lui, il avait oublié à quoi ils servaient. Mais c'était inscrit ainsi dans sa mémoire interne, il devait les prendre et se taire. Un silence pesant auquel il s'était habitué. Lui, pas cette ombre derrière lui. Cet homme qui semblait l'activer par besoin de ses services. Il avait retrouvé leurs traces. Il avait suffisamment cherché, d'où cette tranquillité qui avait duré longtemps. Trop longtemps selon Sephiroth.
Il devait se rendre dans le quartier du Bronx. West Bronx pour être exact. Des suspicions sur un petit groupe de dealer et une femme qui portait un nom retrouver plusieurs fois dans les archives du projet. Une hantise et une mission. De quoi l'occuper pour ce soir. Il n'y avait plus à vérifier son équipement, il était au point. Il était prêt, tout comme le manieur. Ses doigts craquaient légèrement, tout comme à sa sortie du frigot. Aléa Jacta Est. Soufflait-il, ce fantôme. Et sa conscience s'éteignait, la volonté de l'hydre prenait le dessus pour cette nuit. Il s'était renseigné sur la signification de ces quelques mots et ils résumaient parfaitement la situation dès lors que l'éveil du Sephiroth était enclenché : Le sort en est jeté.

Une téléportation, comme si de simples portes pouvaient lui barré la route et le voilà sur les toits de l'immeuble. L’assassin demeurait tranquille, un allure à la fois féline et pressée. Il n'avait pas de temps à perdre. Les toits offraient la possibilité de la surprise, de ne pas se faire repérer. Il n'avait pas de gants à prendre, pas de précautions à verrouiller sa cible cette fois-ci avec le viseur d'un sniper. Ce n'était qu'une femme. La désignation pourrait faire rire les plus horribles ou bien les plus machos. Ce n'était qu'une chirurgienne. Non, ce n'était pas qu'une chirurgienne. Ce n'était pas quelqu'un de banal. C'était sa bête noire, sa proie pour cette nocturne douce et tranquille. Il n'y avait pas de pluie donc, le terrain n'était pas encombré par de potentielles gouttes d'eau pouvant alarmer cette femme sur sa présence. Un pas silencieux qu'il brisait de temps en temps lorsque ses pieds rencontraient la toll des toits. Mais, dès lors qu'un bruit se faisait, il changeait de position, se téléportant à un emplacement opposé pour prévenir d'une quelconque volt-face de la part de cette chirurgienne. Il avait la photo en tête, on lui avait uploadé directement dans son cerveau. Ainsi, pas besoin de s'encombrer avec un bout de papier. Elle était là, son commanditaire avait raison. Elle venait de terminer sans doute une petite affaire avec ce gang un peu plus loin. Bien, limitons les dégâts, attendons qu'elle s'en éloigne. Les coups de feu allaient sans doute alarmer ces personnes, mais Sephiroth sera déjà loin. Ils ne verront qu'un cadavre.

Elle était sans défense, elle était à sa merci. Les griffes de l'automate se resserraient sur la silhouette de la jeune femme. Elle dégageait quelque chose d'étrange lorsqu'il y regardait de plus prêt entre ses doigts. La tête du pantin tueur s'était penchée légèrement, analysant. Elle était trop loin pour qu'il puisse la voir de face. Pour qu'il puisse discerner son regard. Elle le devait le sentir, non ? Cette espèce de corbeau au-dessus de sa tête, croassant en silence dans les ronronnements émanant derrière lui.






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MessageSujet: Re: Just like mama said : I'm not good at making friends + ft.mira   Sam 24 Juin - 22:23

Just like mama said : I'm not good at making friends

FT. Zackary Johnson




La conversation s’éternise. Le prix du Fentanyl a beau avoir changé depuis la dernière vente, assister à leur débat sur le sujet est une perte de temps. Je suis professionnelle, je sais amener le nécessaire et arriver à l’heure convenue. Eux, ils arrivent en riant, non préparés apparemment à l’achat des opioïdes et incapable de se décider sur les finalités de la vente. On pourrait presque croire qu’on me fait perdre mon temps exprès. J’analyse la situation. L’hypothèse n’est pas négligeable. Il y a toujours une chance pour que lorsque je fais affaire avec des criminels, qu’ils soient en réalité sous couverture afin de mettre aux arrêts Doc, mon alter-ego. Plus je les regarde et j’entends leur voix agaçante polluer mes oreilles, plus je saisis la véritable nature de cette rencontre. Je ne laisse rien transparaître de mes réflexions. Il est inutile de leur donner l’impression que j’ai des doutes sur leur identité. Je connais pourtant l’un d’entre eux. C’est un dealer important dans le réseau de revente de médicaments. J’ai fais affaire avec lui plusieurs fois par le passé. Pour ce qui est des autres, ils me sont inconnus. Ils sont jeunes, bavards et j’imagine inexpérimentés. L’un se détache de cette analyse puisqu’il est dans la soixantaine et qu’il dégage dans son regard un agacement similaire au mien. Il a lui aussi remarqué que cette rencontre s’éternisait inutilement. Alors que le débat est relancé, je fais un pas en avant, attirant leur attention. Étrange comme ma discrétion entraîne parfois chez les gens le sentiment que je ne suis pas là. Tous sursautent presque en se souvenant que je n’ai pas bougé de cette pièce et que je peux entendre tout ce qu’ils se disent. Je sors de ma sacoche les comprimés de Fentanyl que je les dépose dans la main de l’aîné. Il croise mon regard et je sens chez lui naître un malaise. Je garde fixer mes prunelles dans les siennes et il déglutie bruyamment. Il semble se reprendre, sentant mes doigts pensant alors qu’ils sont toujours dans sa main, retenant la drogue. Il me lance un prix, l’ancien prix. Je libère les opioïdes et il me donne l’argent. Je ne perds pas une seconde supplémentaire en leur compagnie. Personne ne tente de m’arrêter, finalement l’hypothèse de gens sous couverture ne se concrétise pas. Dommage. Je me retrouve l’instant suivant à l’extérieur, respirant un air frais et pourtant humide. Je lève un bref regard vers le ciel, la Lune est cachée par des imperfections foncées. Il y a beaucoup de pollution dans l’air à cette période de l’année, ce n’est pas étonnant. Je me dirige à pieds vers un autre quartier du Bronx afin de voir une connaissance. Tant qu’à être ici, autant m’assurer que mes arrières sont toujours couverts par ses soins. Renouveler une telle alliance à l’occasion est bénéfique. J’ai justement l’argent nécessaire pour le payer. Je ne me laisse pas distraire par ce qui m’entours. Je bifurque dans une rue plus étroite comme dans un automatisme. Une ombre se manifeste soudain devant ma route et je m’arrête lentement. Je fixe l’ombre avec patience, attendant que la personne qui tente de m’intimider fasse un pas de plus pour entrer dans la lumière lunaire. Le pas est fait, une arme se dessine en même temps qu’un visage inconnu. Cette soudaine menace aurait pu effrayer n’importe quel être censé et possédant un instinct de survie. Pour ma part, ça ne fonctionne pas ainsi. Il y a bien longtemps que j’ai arrêté d’avoir peur de la mort. La mort, je la côtoie à tous les jours. Je l’empêche. Je la provoque si je ne suis pas assez rapide. La mort est une amie, elle me berce à chaque instant de cette saleté de vie. Alors, que croit-il espérer de moi ? Que je pleure ? Que je le supplie ? Que je témoigne une quelconque émotion pour lui ? Mon regard est plutôt fixé droit dans le sien, glacial et indifférent à la fois. J’attends la suite, curieuse. Je ne suis pas une cible très amusante, une femme qu’on aime braquer. Je n’offre pas d’adrénaline à ceux qui cherchent à provoquer la panique. Je crois deviner qu’il cherche à me prendre l’argent que j’ai sur moi. Et bien, je ne suis pas celle qui va l’arrêter. Je suis plutôt celle qui va le regarder patiemment le temps qu’il dégage de ma vue. Parfois, un regard lourd et indifférent est plus puissant qu’un cri. Voilà pourquoi je ne dis rien. Pourquoi devrais-je m’exprimer ? Je me fiche de qui il est, de ses motivations. Poser des questions fait partie de mon travail, sauf qu’il n’est pas mon patient. Il n’est rien pour moi et je paris que je ne suis rien non plus pour lui. Tant mieux, alors ça risque d’être rapide. J’ai assez donné dans l’attente pour aujourd’hui.

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MessageSujet: Re: Just like mama said : I'm not good at making friends + ft.mira   Dim 25 Juin - 1:23




L'analyse était en cours dans l'esprit de Sephiroth. Que faire ? Comment faire ? L'attitude nonchalante était dans son registre quelque chose de nouveau. Il cherchait dans sa mémoire interne une situation précédente similaire. Pas évident lorsque les lavages de cerveaux brouillaient les pistes. Il n'y avait rien. Absolument rien. Le Black Hole. Le néant. Pas de souvenir similaire dans cet esprit poussiéreux. C'était étrange. Alors, il s'était déplacé. À l'aide de sa téléportation, il était descendu des toits pour atterrir sur le bitume. Elle venait de s'engager dans une rue peu fréquentée à cette heure, parfait. Moins de témoins il y aura, et mieux cela sera. Les yeux rivés sur elle, l'arme pointée en sa direction, elle ne bougeait pas. Lui non plus cela dit. Un pas de plus, juste un, pour qu'il puisse la regarder de plus près et analyser derrière ce masque high-tech sa réaction. Le scanner l'analysait de bas en haut. C'était bien la même personne ? Celle qu'on lui avait décrite comme descendante d'un scientifique d'HYDRA ? Possible. Il ne savait pas trop. Il ne savait pas. Le voilà, le souci. Il ne savait pas comme réagir, que faire, tirer ou non. Ce genre de réaction n'était pas dans sa banque de données. Le cyborg semblait troublé quelque part. Non pas qu'il se rabaissait à l'intensité de ce regard à son égard. Comme si celui-ci pouvait l'intimider. Comme s'il était un vulgaire voyous comme ceux avec qui elle venait de faire affaire. C'était plutôt, une curiosité macabre. Tires! Tirer ? L'ordre était là, criard avec cette prothèse dans son dos qui s'agitait. La volonté d'HYDRA aussi semblait troublée. Mais, elle n'en attendait pas moins de la part d'une descendante d'un monstre. Les monstres créaient d'autres monstres, c'est pourtant bien connu. Qui d'autre serait capable de générer de telles abominations dans le seul but de tuer ?
Elle voulait mourir ? Elle n'était pas plus malheureuse qu'un autre. Elle n'était pas plus malheureuse que son Sergent, que Steve, qu'Anthony ou même ce foutu Barton. C'est ce qui lui poussait d'un sens à appuyer sur la gâchette, écourter son existence comme il aurait dû le faire avec eux. Et pourtant, il ne l'avait pas fais. Tout comme ce soir, il hésitait à le faire. Soixante-dix ans de loyaux services pour un monstre à tentacule et là, impossible. C'est ce qu'elle souhaitait, non ? Cela se voyait dans son regard. Si elle n'avait pas peur de la mort, c'est que tout comme lui, elle avait envie de l'accueillir à bras ouvert quelque part.

L'assassin n'avait pas prononcé un seul mot. Il n'était pas du genre loquace, il l'étudiait pour comprendre de quelle façon il devait s'y prendre. L'artiste en lui était déçu, c'est vrai. Il s'attendait à une belle tragédie, un minimum de pleurs et de regrets. Cela lui permettait d'éprouver un peu de pitié et d'avoir la sensation de les libérer. C'est ainsi, non ? C'est ce que l'hydre lui avait inculqué, qu'il le faisait pour le bien de tous. Qu'il lavait des péchés ceux qui le méritaient pour leur offrir un repos éternel en paix. Faussé, totalement faussé. Le Zackary Johnson quelque part derrière ce masque et cet uniforme criait que non. Que ce n'était pas ça, le devoir. Mais l'esprit du soldat n'était pas le maître de ce corps rafistolé ce soir. La tête penchée légèrement sur le côté, il se demandait. Il se posait beaucoup de questions finalement, ce qui expliquait la raison pour laquelle il n'avait ni enclenché le chien du revolver, ni appuyé sur la détente. Il se contentait de tendre le bras armé et de rester ainsi, bloqué par sa mécanique. Ne vous méprenez-pas, à cette heure-ci, celle du cœur est éteinte. « Pourquoi ? ». Un pourquoi qui résumait le vaste étendu de questions qu'il se posait. Elle devrait comprendre où il voulait en venir, n'est-ce pas ? Ce n'était pas la première fois à en juger par ce regard presque hautain. Ça ne faisait ni chaud, ni froid à Sephiroth de se faire regarder de haut ou bien qu'on le résiste. Hors-là, il n'y avait pas de résistance. C'était autre chose, comme si au fond d'elle, elle lui demandait de tirer. C'était bien la première fois qu'on lui demandait aussi subtilement d'ailleurs. Pas de réactions, toujours rien. Juste cette question en suspens : pourquoi ? Une question à laquelle la réponse allait peut-être changer le cours de sa soirée. Ou bien pas du tout.






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MessageSujet: Re: Just like mama said : I'm not good at making friends + ft.mira   Dim 25 Juin - 3:37

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Le rythme de mon cœur est régulier. Mes muscles sont détendus. Mon corps est relativement droit, même s’il y a un relâchement dans mes épaules. Mon regard est fixé dans le sien, presque prisonnier de ses yeux sans vie. Je bats des paupières avec presque la même synchronisation que lui à force de l’observer. C’est d’ailleurs ce que je ne cesse de faire en ce moment. On pourrait croire que je ne fais rien, que je suis dans l’attente. Je suis certes attentive à sa réaction, mais je suis surtout scrutatrice non désirée de ce qu’il tente de cacher et que reflètent de temps à autres ses prunelles. Je suis témoin de son fil de réflexion, bien qu’il cache très bien son jeu. Je n’ai pas accès à grand-chose, mais les longues secondes qui s’écoulent et l’absence d’action m’indique qu’une telle observation est une fois de plus révélatrice de mystères. Moi qui croyais avoir droit à sa réplique la plus glorieuse, à des mots blessants et à des grands gestes dramatiques pour espérer réveiller en moi une réaction. Moi qui croyais qu’il tomberait dans la colère comme la plupart d’entre eux le font et que mon indifférence serait l’objet de leurs coups. Il ne fait rien de tout cela. Il ne bouge pas. Moi non plus. Il attend. J’attends également. Plus il hésite et plus un scénario se dessine dans mon esprit. Cet homme est là pour me tuer, non pas pour me voler. C’est assez évident vue son apparence et l’arme pointée dans ma direction. Selon l’angle du canon et sa proximité, il anticipe un coup fatal. Pour qu’une balle soit mortelle instantanément, il faut atteindre certaines parties spécifiques du corps. Mon emplacement préféré est évidemment le centre même du cerveau, afin de faire exploser les différentes structures de l’encéphale qui permettent de garder un humain en vie. Sectionner la connexion entre le cerveau et le reste de l’organisme est également une façon intelligente de procéder pour une mort rapide. Viser le tronc cérébral et le décès sera instantané. Par contre, il est plus facile d’y accéder par la nuque. L’homme est plutôt devant moi et ne semble pas être pressé de bouger. S’il compte bouger. Puisque je n’en suis pas si sur. Il est comme un ordinateur qui vient de rencontrer un problème et qui se fige le temps de trouver la solution. Ce « bug » est parfois long à dépasser. D’autres fois, il est tout simplement insurmontable et une personne extérieure doit forcer le redémarrage du système. Je constate qu’il use peu de ses fonctions vitales. Son amplitude respiratoire est infime, il ne bouge pas d’un millimètre. Il fait trop sombre pour que je constate le niveau de mydriase de ses pupilles. Cela m’aurait donné un indice s’il est aussi alerte que je le pense. Une dilatation de la pupille est principalement associée à une grande activité cérébrale, généralement à la suite d’une excitation plus ou moins intense. Une personne sous l’influence de la drogue a toujours une mydriase importante et peu réactive à la lumière. C’est bien connu d’ailleurs. Je me demande quel effet je lui fais, à ce tireur qui ne tire pas. Oui, parce que voilà qu’il se défige et que de sa bouche s’extrait un mot : Pourquoi. Le ton est étrange, mais je sais qu’il me pose la question, qu’il attend une réponse. Malheureusement pour lui, je ne peux pas lui expliquer pourquoi. Il doit trouver les réponses tout seul. Il doit faire un effort, c’est lui qui est venu à moi et pas l’inverse, après tout. Pourquoi moi ? Ça c’est une question intéressante, je pense. Moi, qui suis-je pour lui à part une chirurgienne pas très honnête dans sa pratique professionnelle ? Je suis une cible, mais encore ? Des cibles, on peut en trouver partout, on peut en dessiner sur un arbre et tirer en plein centre. Je suis sur que tirer dans de l’écorce, ça il sait faire. Pourquoi lui ? Mais oui, pourquoi l’a-t-on envoyé lui ? À supposer qu’il soit envoyé par quelqu’un, ce que je ne doute pas. Il semble jeune, il semble malléable. On peut s’en servir comme on le souhaite si on sait comment s’y prendre. N’importe qui est manipulable à différents degrés. Bien souvent, la volonté du pantin n’influence en rien la réussite ou l’échec de l’expérience. Un cerveau est avant tout chimique et instinctif, la volonté est illusoire. Ce qui nous amène à un autre point à son questionnement. « Pourquoi pas. » Les mots sont calmes et neutres, clairs dans le silence qui nous enrobe. Mon visage redevient stoïque, inexpressif une fois les deux mots libérés. C’est ce qu’il veut entendre, non ? Il cherche à comprendre pourquoi je ne réagis pas et à cela je réponds « pourquoi pas ». Contenir son émotivité est un choix. L’humain de par sa constitution sociale est expressif. C’est dans son programme de base de l’être. Et c’est également tout à fait normal. Ce qui ne l’est pas, s’est de s’opposer à cette nature et de ne plus rien laisser transparaître. Un visage inexpressif est forcément associé à quelque chose de menaçant, de gênant. Cela explique pourquoi les enfants dessinent naturellement un sourire sur un visage. Cela explique également cette étrange fascination et peur à la fois des robots. Des créations sans cœur, sans âme. Hors évidemment, ce ne sont que des façons de parler puisque pour l’être humain les émotions ne viennent ni du cœur, ni de l’âme. Je suis pour cet homme une pure anomalie. Que faire dans ce cas ? Deux choix s’offre à lui : éradiquer l’anomalie ou la laisser perdurer et demeurer une anomalie. Cette décision, il ne l’a visiblement pas encore prise. Je trouve que je lui ai déjà donné beaucoup trop d’indices. Il est temps qu’il agisse. Qu’il me tue ou qu’il se ravise. Il ne peut pas avoir les deux. Il doit forcément choisir. Et le plus tôt sera le mieux. Nous avons déjà perdu suffisamment de temps. Tirer ou ne pas tirer. Je ne suis que la spectatrice attentive, la victime ou l’épargnée. Cet entre-deux m’agace et je sais que c’est la même chose de son côté.

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MessageSujet: Re: Just like mama said : I'm not good at making friends + ft.mira   Jeu 29 Juin - 19:47




Comme si c'était son genre. À quoi bon des répliques, à quoi bon des mots ? C'était inutile, une perte de temps. La volonté de l'hydre n'aimait pas les pertes de temps. Elle aimait le travail bien faire, proprement et efficacement. Sinon, comment aurait-elle pu dresser ce règne de terreur dans les yeux des autres. Le poison était parfait, mêlant illusion et malignité. Sauf là. Sauf en ce moment. L'assassin semblait sur pause, cherchant une réponse. Il n'y avait eu qu'un ''pourquoi pas'' de lancer. Le faisait-elle exprès pour gagner du temps ? Ou bien pour le décider ? Ce n'était à ne rien n'y comprendre. Il avait simplement penché légèrement la tête sur le côté, suivant le mouvement intrigué de cette chose en métal derrière son dos. Elle était aussi troublée que lui. Curieuse ? Un jour, peut-être. Ce n'était pas le but ce soir. Aucun autre mot n'avait été prononcé. Pourquoi pas... Il y avait un message caché là-dedans, n'est-ce pas ? Trop de questions, stop les questions ! Il devait prendre une décision et maintenant. Mais, elle ne bougeait pas. La vie n'avait aucune valeur à ses yeux visiblement. Très bien, cela sera ça, son meurtre. Il ne la tuera pas. Pas pour lui faire plaisir du moins et encore moins pour être le précurseur d'une délivrance. Pas pour s'ajouter du sang sur les mains, il en avait déjà suffisamment, cela pouvait attendre encore un peu pour nourrir la bête. Son crime ce soir, s'il l'avait bien compris, cela sera de la laisser vivre. Vivre avec tous ses péchés sur la conscience. Du moins, pour ce soir. Rien ne la mettait à l'abri d'un changement soudain d'avis de la part du Sephiroth. Quelque part, on lui soufflait que ce n'était pas la peine. Qu'il n'avait pas besoin de répondre à cette espèce de provocation. À moins qu'elle voulait comprendre ? Ce n'est pas ce que disait son regard. Il fallait en chercher plus en profondeur. Il avait vu des visages terrifiés. Il en avait vu bien d'autres, divers et variés. Mais un comme celui-ci, jamais. Il n'avait jamais vu autant de vide hormis lorsqu'il se regardait dans une glace. Alors, peut-être était-ce ça, la réponse ? Qu'il la détenait, mais incapable de mettre le doigt dessus car il était incapable déjà de dire ''je''. Il pouvait le faire autrefois. C'est ce qui lui a coûté son état. Finalement, l'assassin avait fais son choix : ce soir, il ne tuera pas. Il voulait attendre, voir l'évolution. Seulement là, il pourra rendre son jugement final. Mais pour le moment, c'était bien trop vague et trop flou pour qu'il arrive à se décider. Il avait baisser son arme, retrouvant des mouvements après un long moment immobile. Pourquoi pas. Finalement, ces deux mots résumaient plutôt bien la situation. Cependant, il refusait toujours autant montrer son visage, ce masque qui rendait son souffle bruyant était la seule chose qu'elle verrait ce soir. Ça, et un petit indice sur sa voix. Il la reverra, il en était persuadé. « Oui, pourquoi pas. », pas besoin d'en dire plus. Pas besoin qu'elle se réjouisse non plus. Bien au contraire, quelque chose lui disait au fond qu'elle faisait mieux de ne pas le remercier car, elle allait le haïr quelque part pour sa décision. Le fantôme avait raccroché son arme à sa ceinture, disparaissant dans un nuage de fumée rouge. Lui, allait-il regretter ? Possible, HYDRA n'aimait pas les échecs.






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MessageSujet: Re: Just like mama said : I'm not good at making friends + ft.mira   Ven 30 Juin - 3:17

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Le temps retrouve sa signification lorsque ce bras armé redressé se baisse finalement dans un mouvement lent. Je ne quitte pas ses yeux, cela m’est complètement égal en fait qu’il ait finalement prit une décision. Cela va seulement me permettre de pouvoir me défiger et de reprendre mes activités là où je les avais laissées avant qu’il ne s’interpose. Étrange personnage, à l’attitude robotique et torturée. Il s’est retrouvé devant quelque chose de visiblement trop surprenant pour accomplir sa mission. La mort et la vie, ses deux termes ne veulent plus rien dire dans mon esprit. Nous allons tous mourir un jour, peu importe comment acharné est notre combat. Je peux paraître complètement indifférente à ma propre existence et c’est peut-être vrai. Si j’étais véritablement aussi désespérée à mourir, je l’aurais provoqué pour déclencher mon suicide. Parce que je ne peux pas nier que mon style de vie est en soit un comportement suicidaire. Mais tant que la balle de son fusil ou d’un autre n’arrête pas mon existence, je ne suis pas vraiment confronter à mon autodestruction volontaire. Je suis surtout curieuse de découvrir ce qui m’emportera. Une voiture qui dérape et me fonce dessus dans deux minutes. Un cancer dans quarante ans. Il y a tellement de possibilités. Le corps humain offre une si grande fragilité, une multitude de choix pour en finir. Il semblerait que ma fin ne soit pas ce soir. Je l’observe me répondre. Je ne m’attendais pas à en avoir une. Voilà qui est charmant. J’ai le pressentiment que dans ses mots se cachent un avertissement, l’annonce de retrouvailles prochaines. S’il n’a pas été capable de me tuer aujourd’hui, je ne vois pas ce qui va le motiver davantage à ce prochain rendez-vous. Ni lui, ni moi n’aura changé à ce moment là. Je vais toujours l’observer avec indifférence et ce combat intérieur qu’il a eut durant quelques minutes va se reproduire. Ce qui va avoir changé, c’est que nous connaitrons la réaction de l’autre. Il sait que toutes tentatives d’intimidation par la peur ne fonctionneront pas. Je ne vais rien lui offrir. Et je sais qu’il est imprévisible et qu’il pourrait fort bien tirer sans poser de questions la prochaine fois. Sera-t-il mon meurtrier ? Seul l’avenir nous le dira. Pour l’instant, voilà qu’il disparaît de mon regard froid à l’aide d’une fumée rouge grotesque. Un petit coup de théâtre pour essayer de toucher une émotion dans mon esprit. Rien ne se passe. Je traverse la fumée alors qu’elle n’est même pas complètement dissipée et je m’avance dans ma direction du départ, usant de ma démarche habituelle. Pourquoi être stressée ou pressée ? Je ne l’ai plus sous les yeux pour guetter ses actions, mais s’il est sur un toit à viser ma tête d’un fusil longue portée, ça va seulement lui faire une belle victime dont la cervelle va exploser contre les murs de briques. Il n’y a rien de bien glorieux à obtenir d’une telle mort. Je ne suis finalement toujours pas assassinée lorsque j’atteins le bâtiment de mes alliés. Même si l’homme serait toujours dehors à m’observer, cela ne me fait strictement rien qu’il découvre mes amitiés avec les criminels qui y habitent. Même si le tireur inconnu s’en prendrait à eux dans l’espoir de m’atteindre, il doit bien avoir réalisé que je m’en fiche royalement. Il peut même les tuer devant moi si ça peut lui plaire, je vais me contenter de regarder ce nouveau spectacle avec patience. Au fond, peu importe l’acte qu’il fera, je vais lui réserver la même froideur. Qu’il s’y habitue, puisque très rares sont les gens qui obtiennent plus de moi. Je termine ma rencontre d’une poignée de main et je ressors dans la nuit sans même observer s’il ne serait pas cacher quelque part. Je me dirige vers mon appartement, n’accordant un regard qu’à la Lune. Elle est belle ce soir, je peux bien lui offrir une parcelle de mon attention.

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