AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Merci de privilégier les postes vacants/personnages marvel aux personnages inventés
lors de votre inscription !



N'hésitez pas à venir voter pour le forum toutes les deux heures :
juste ici



Le 1er Daily Bugle est enfin arrivé !
Le Lire


Les mutants sont remis en jeu & ont été rajoutés à la chronologie du forum !

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartagez | 
 

 Play with fire [Azazel & Becca]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

avatar

B E C C A ♦ I'm a rebel

En savoir plus

Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Play with fire [Azazel & Becca]   Lun 5 Juin - 1:55


Play with fire

FT. Azazel E. Heartless




J’aime marcher dans la nuit. Laisser son silence m’enrober. Contrairement à plusieurs, je ne me sens pas effrayée par ses tentacules obscures qui vous bloquent parfois énormément la vue. Au contraire, le pénombre me rassure, me relaxe. Je me sens portée par son écrasante domination. Pouvoir observer la Lune, les étoiles. Le concert des lumières de la ville est également agréable à mon œil, surtout en hiver. J’ai conscience que la nuit donne également des ailes aux criminels et aux messes basses. L’ombre les camoufle, leur donne confiance et l’impression que tout leur est permis. Et malgré cela, l’achluophobie ne fait pas partie de mes peurs. Je n’ai ainsi aucune difficulté à traverser la ville, même dans des conditions comme en ce moment : Une nuit sans Lune où seule les lumières artificielles environnantes me permettent de me guider entre les bâtiments. Je ne suis pas à Staten Island pour rien. J’ai reçu il y a quelques semaines une invitation à l’anniversaire d’une grande amie de longue date, Kimmy. Elle m’aurait boudée durant des années si j’avais décliné l’idée d’être présente. En fait, ce n’est pas parce que je ne voulais pas la voir elle que j’hésitais à y aller. C’est pour ne pas le croiser lui. Mon ex. Elie. Il est autant voir davantage ami avec Kimmy que moi. Il se devait d’être là lui aussi. Et comme ça va faire quatre mois qu’on ne s’est pas vu, forcément l’ambiance allait être au malaise. Et ça l’a été. La première heure disons. Après, Elie a arrêté de me surveiller du coin de l’œil pour se préoccuper d’autres invités et je me suis détendue un peu plus. Malgré notre proximité physique, ni l’un ni l’autre avons initié davantage que les salutations d’usages. Il y a bien un moment où Kimmy, un peu saoule, à chercher à nous pousser dans les bras l’un de l’autre. Je lui ai alors lancé un de ces regards qui lui a permis de contenir ses ardeurs et de me relâcher. Une belle soirée, mais tellement étrange. Je repars de là toute seule, comme j’y suis arrivée. Et au lieu de m’appeler un taxi, je décide de faire un petit bout de chemin à pieds même si je ne vais pas avoir d’autres choix que de terminer le tout dans un véhicule jaune. Je profite de la fraîcheur de la nuit, proche de l’aube d’ailleurs, afin de soulager mon esprit épuisé par une telle soirée sous tension.

Après quelques kilomètres loin de la maison de Kimmy, je remarque un chat paisiblement couché sur des marches. Il me regarde avec curiosité, bougeant de temps à autre sa queue. Je lui souris et j’ose tendre ma main avec douceur dans sa direction. Le chat fixe mes doigts. Approche son museau de la pointe de mes ongles, mais sans plus. Il revient à sa position initiale et je décide de le laisser tranquille et de reprendre ma route. Je ne m’éloigne que d’un mètre ou deux que j’entends le félin miauler dans mon dos. Je m’arrête et me retourne. Le chat s’est levé et me suit à présent. Je trouve cela amusant, laissant échapper même un rire attendri. Je continue à m’éloigner et de ses petits pas, l’animal comble la distance à chaque fois. Je commence à me demander si le chat ne m’avait pas prit en affection. Je ne vois pas de collier et de médaille à son cou. Un chat sauvage, probablement. Je m’arrête une nouvelle fois, laisse le félin venir complètement à moi et je suis heureuse de le voir se frotter à mon mollet. Je crois qu’il ronronne même. Je n’ai jamais eu de chat avant, alors je ne suis pas familière avec leurs comportements. Je me risque à tendre les bras et le prendre. L’animal se laisse faire et bientôt je me retrouve à marcher dans les rues sombres de New York avec un compagnon confortablement installé contre mon cœur. Je le caresse de temps à autre, appréciant la douceur de son pelage. Je me laisse un peu distraire de ma route par l’affection que je transmets sans retenu à l’animal. Je ne pensais pas m’attacher si rapidement à un chat et surtout apprécier autant l’affection qu’il me transmet par de petits ronronnements.

J’atteins bientôt une section de Staten Island un peu plus sombre, probablement plus industrielle, donc avec des lumières plus éparse. Je m’apprête à suivre une artère passante mais déserte à cette heure de la journée lorsque mon œil est attiré par une faible luminosité bleue derrière un grand bâtiment. Je ne peux que me sentir curieuse par cette étrange manifestation. Le chat semble indifférent, presque endormi. Je profite de cela pour m’approcher lentement. Je ne tarde pas à découvrir l’origine du phénomène. La lumière est produite par des flammes d’un bleu magnifique, je dois dire. Surtout avec le rose du soleil levant, cela offre un superbe spectacle. Ces flammes dansent autour d’un homme qui me semble légèrement différent de l’ordinaire. Je ne saurais bien dire de la distance où je suis, mais je crois distinguer une queue. Serais-ce un mutant que j’ai en face de moi ? Je m’approche toujours plus jusqu’à atteindre une limite, celle de la chaleur que je commence à ressentir dans mes muscles. Je me fige et le chat lui se réveille. Il miaule fortement et je ne peux m’empêcher de lui dire chut pour ne pas attirer l’attention de l’homme en feu. Trop tard, voilà que celui-ci me remarque.

Revenir en haut Aller en bas

avatar

☩ THE SON OF RAGE AND LOVE

En savoir plus

Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Play with fire [Azazel & Becca]   Mar 6 Juin - 17:18





Rage, désespoir, peine, les motivations d'Azazel n'étaient pas élogieuses depuis quelques jours. Ce sentiment de mal être grimpait constamment, grignotant la bonté du démon et sa gentillesse naturelle, la chose qui le démarquait des autres. Il avait réussi, d'une certaine manière. Ils avaient réussi, au pluriel. Ces êtres infâmes qu'étaient les démons avaient réussi à ébranler de manière cruciale les convictions de Lucifer. Pourquoi faire ? Pourquoi se battre contre les seuls qui se présentent à lui comme des alliés ? Parce que les démons étaient des êtres abjectes qu'il fallait éradiquer de cette planète. Parce qu'ils étaient le mal incarné, la douleur humaine. Parce qu'ils n'avaient pas le droit de mettre les pieds dans ce monde. Parce qu'ils étaient immondes, abjectes et sans-cœur. Parce que … Parce qu'on lui avait appris à penser ainsi mais, il pouvait le renier autant de fois qu'il le voulait, il restait tout de même l'un d'entre eux. Et de manière flagrante quand on le voit de loin. Même son physique ne joue pas en sa faveur. Les signes sont visibles comme le nez au milieu de la figure, toujours obligés de se couvrir et de se cacher. Azazel n'a jamais été à la plage ou à la piscine à cause de sa queue. Jamais chez un dentiste à cause de ses crocs. Jamais chez un médecin, jamais chez un orthodontiste car son corps se régénérait de lui-même. Les cheveux noires toujours en bataille pour masquer la forme sagittal de ses oreilles ou bien avec un casque sur celles-ci. Qui lui en voudrait d'en avoir marre de ne pas vivre une vie normale ? Une famille ? Le démon vous rirait habituellement au nez si vous lui demandez. D'abord sous le ton de la plaisanterie. Mais, derrière cet éclat de rire, il y avait tout un traumatisme. Non, il ne pouvait pas avoir de famille, d'enfants ou bien de petite-amies. Parce qu'il aurait trop peur de les perdre.
Parce qu'on se servirait d'eux pour l'atteindre. Parce qu'il a un trouble véritable avec la notion de famille. Il ne s'est jamais sentit à l'aise dans une famille, autant celle du Vatican que celle des Enfers. Trop différents dans chacune d'entre elles. Il ne courrait pas après la reconnaissance, il préfère tenter d'atteindre la normalité.

C'était ancré dans son esprit : il était un monstre. Une forme de monstruosité. Une créature de Frankenstein autant chez les humains que chez les démons. Cette nuit encore, il était venu le chercher. Il l'avait coincé sur Staten Island alors qu'il revenait du hangar pour s'assurer que son colocataire y était. Vide, une fois de plus. Et un sentiment de détresse grandissant. Il n'était pas là non plus et la présence de Blackheart sur l'île ne faisait qu'amplifiait ses craintes. Azazel avait peur pour Lewis. Il ne donnait pas de nouvelles, il ne rentrait plus, il envoyait tout juste un message pour lui donner signe de vie. Et encore, ces messages arrivent à un rythme moins soutenue que les premiers. Est-ce que s'était de sa faute ? Il ne savait pas. Et cette ignorance lui donnait envie de raser des montagnes, de brûler milles et une ville, de détruire des cœurs et des espoirs juste pour montre que oui ; il est là ! Il l'attend, il existe, il respire, il patiente. Que s'il doit se salir les mains pour prouver au monde qu'il n'est pas qu'un simple animal en cage, sa détresse était telle qu'il en était arrivé au point de le faire. L'aîné avait bien compris cette détresse dans son regard embrasé. Il ne souriait plus, éprouvait-il de la colère à l'égard du monde pour son petit-frère ? Ce spectacle ne faisait qu’agrandir son dénis pour la race humaine. Il n'attaquait pas, il attendait que le bleuté vienne à lui, se contentant d'esquiver les coups remplis de rages de celui-ci. Il ne rendait rien, il attendait qu'il se fatigue. Il réfléchissait. Bien sûr, aucuns démons ne chercheraient à contredire Mephistophélés sous peine d'avoir une longue agonie devant lui. Le Roi Noir relativisait, regardait le spectacle en se disant que ce n'était pas trop grave. L'âme de Lucifer était en train de se morceler, elle n'en sera que plus facile à détruire. Qu'il pourra retourner au plus vite sur son trône parce que sa mission sera terminée. Mais, même de ce fait, il n'arrivait pas à se faire à l'idée que leur géniteur commun s'empare de ce corps pour se promener librement sur son terrain de chasse. Qu'il était le seul à devoir parcourir les terres saintes et qu'offrir la possibilité au plus grand monstre de l'univers serait de la folie. Un pas sur le côté, l'homme pâle à l'étrange barbe avait esquivé encore une fois cet animal.

Ça suffit maintenant, on arrête de jouer. Fit-il comme énième mise en garde pour le cadet, pour tenter de le ramener à la raison sans perdre son masque de cruauté et de sarcasme. Est-ce qu'il écoutait ? Non, loin de là même. La panthère brillant de milles feux bleutés était revenue à la charge, donnant des coups sans aucune organisation, des râles bestiales comme simple dialecte. Azazel ne parlait plus, il rugissait. Il rugissait de rage et de haine, un cocktail bien trop longtemps resté enfoui en lui pour qu'il finisse par exploser. Blackheart avait l'impression de retourner vingt-ans en arrière. Quand ce même animal avait failli le tuer si le prêtre alcoolique n'était pas intervenu pour l'assommer. Les coups de Lucifer manquaient cruellement d'organisation et de précisions comme il avait l'habitude d'en faire avec son sabre. Il n'y avait que des frappes remplis de violences sans aucunes cibles. Le seul but était de cogné visiblement. Mais, cela suffisait à mettre le Roi Noir dans un état proche de la panique même si son visage ne semblait rien exprimer hormis une attitude hautaine. Il avait tout intérêt à décamper pour le moment s'il ne voulait pas y laisser sa peau. Il avait effectué un pas sur le côté, évitant ainsi un autre assaut qui aurait pu être mortel s'il avait atteint sa cible. Mieux qu'un pas sur le côté, il avait fini par se téléporter, disparaître au suivant, laissant ainsi son cadet se vautrer par terre dans son élan. Peut-être que la solitude le ramènera à la raison. Peut-être que s'il voit qu'il n'y a plus aucuns signes d’agressivité autour de lui, il se reprendra. Ce n'est pas si sur.

Se redressant lentement, Azazel semblait chercher du regard autour de lui. Il était toujours sur ses gardes, dans un sale état à cause de sa frénésie. Il se blessait lui même avec ses griffes qui avaient pris plus de longueur, surtout au niveau des bras et des jambes. La bête enflammée, loin de son ciel et de ses anges, semblait perdue. Il n'y avait que de simples grognements qui s'échappaient de sa bouche, les yeux dévoraient pas ce feu glacial. Le dos voûté, la respiration saccadée, il n'avait même pas remarqué que le soleil se levait. Que la vie allait reprendre son cour et qu'il risquait gros à s'afficher en pleine rue ainsi. La zone industrielle était peu fréquentée hors des heures de travail, heureusement mais, les premiers ouvriers n'allaient pas tarder. Il n'avait plus rien d'humain et, cela arrivait de plus en plus souvent malheureusement. Il était en train d'être détruit de l'intérieur, ses flammes s'amplifiant à chaque bruit environnant comme si elles aussi étaient sur leurs gardes. Jusqu'à ce qu'il entende un miaulement. Un petit cri de chat effrayé qui couvrait une voix que seul lui pouvait entendre. Une espèce de télépathie entre démon. Il n'était pas seul, il y avait une fille avec lui. La tête baissée de Lucifer s'était relevée, dévoilant ainsi ses yeux dévorés par les flammes, ses crics dignes d'un tigre. Il brûlait d'une fureur démoniaque. Là, les humains avaient le droit d'avoir peur de lui, du bâtard de Satan. Là, ils avaient raison de le craindre dans cet état. S'il te plait, Ez' ! Le chat continuait de miauler, remuant les deux queues derrière lui en cherchant à se libérer des bras de la jeune fille. Elle allait peut-être regretter de l'avoir suivi. Azazel, ou du moins Ez' pour le diminutif d'Ezeckiel, second nom du démon, ne bougeait pas. Il restait planté là, les bras et les jambes meurtris, mais ballant dans le vide. Cette queue à la pointe enflammée battant la mesure du félin fâché. Il semblait écouter le chat mais, il n'y avait que des grognements en guise de réponses. Il avait perdu la tête maintenant, il n'y avait plus qu'à l'aider à la retrouver.









L U C I F E R
blue demon
Revenir en haut Aller en bas

avatar

B E C C A ♦ I'm a rebel

En savoir plus

Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Play with fire [Azazel & Becca]   Mer 7 Juin - 0:21


Play with fire

FT. Azazel E. Heartless




L’illusion de beauté s’envole d’un coup. J’écarquille les yeux en croisant ceux de la créature en face de moi. La surprise me fait manquer un battement et d’un pas, je me recule. Cela semble une bien faible réaction face à tous les outils qu’il dispose contre moi. Outre les flammes qui j’imagine peuvent me carboniser sur place, je remarque griffes et dents pointues qu’il pourrait user pour m’égorger. Hypnotisée par cette vision, je ne remarque ainsi pas l’agitation du chat dans mes bras, ni sa transformation pour retrouver sa forme d’origine. Je ne pouvais pas m’attendre à ce que le petit félin si affectueux soit lui aussi un démon. Il semble me l’avoir caché du moins, pour une raison que j’ignore. Lorsque les deux queues du chat me fouettent presque le visage et que d’un petit coup de tête impatient je sens la pointe d’une corne dans mon épaule, j’ose quitter l’homme du regard pour comprendre ce que je tiens dans les bras. Dans un sursaut, je lâche subitement le félin qui retombe sans aucun mal au sol dans une réception parfaite. Je regrette aussitôt mon geste. J’aurais du au minimum le déposer et n’ont pas réagir comme si je souhaitais le voir disparaître. J’ouvre la bouche pour m’excuser auprès du félin mais également de la créature tout près, mais les mots restent coincés dans ma gorge. J’observe plutôt les pas silencieux de l’animal s’avancer sans la moindre crainte vers l’homme en feu. Je suis à nouveau surprise. J’ai comme l’impression qu’ils se connaissent ou du moins qu’ils sont familiers l’un envers l’autre. Après tout, les deux vont très bien ensemble à première vue, ce qui est une réflexion que je juge étrange à avoir. Je ne sais pas quoi faire de mon côté. Si je dois rester immobile pour ne pas provoquer l’homme-démon ou si je dois au contraire partir immédiatement. Personne ne m’a demandé de faire l’un ou l’autre et je commence à me sentir effrayée par l’intensité des flammes bleues. Je sens ma peau se réchauffer de plus en plus et j’ai peur de voir le feu exploser et m’engloutir. Mes muscles sont crispés comme jamais, fixant l’homme et le chat à présent dans un concert de grognements. Ai-je raison de le qualifier d’homme ? S’exprime-t-il seulement dans ma langue ? Si ça se trouve, tout comme le jour de l’invasion de New York par les Chitauri, je me retrouve face à une créature qui est d’un autre monde. Son physique me rappelle celui d’un démon, mais à quel point ai-je tord avec cette supposition, mon esprit étant limité de connaissances à ce sujet ? J’ai beau réfléchir, je ne trouve pas d’autres explications opposées à cette idée qu’il soit un représentant des enfers tels que les films et les histoires les décrivent. Et même si je n’ai jamais cru à ce genre de choses auparavant, en avoir un devant soi change complètement la donne. Je me sens secouée par la peur, celle qu’il me tue en un bond. Pourtant, je ne m’enfuis toujours pas. Mais quelle idiote je suis ! Le chat m’offre la chance de le faire en distrayant le démon et moi je reste planter là à les regarder sans en profiter. La chaleur commence à me faire suffoquer sur place et à défaut de reculer encore davantage, je sens un urgent besoin d’exprimer mon déplaisir. « S’il te plaît, calme-toi ! Il y a des matières inflammables dans ces bâtiments. Tu pourrais tout faire sauter ! » Ma voix est plus confiante que ce que je pensais percevoir. Je suis certes clairement inquiète et déranger par ses flammes, par contre mes mots ne sont pas une plainte ou une supplication désespérée. Il y a un vrai message derrière. Je ne lui demande pas de m’épargner moi, je souhaite qu’il évite de causer une catastrophe. Les travailleurs ne vont pas tarder, je sais qu’ils arrivent peu de temps après le lever du soleil. Si une explosion survient, ils pourraient être parmi les victimes également. C’est là que je réalise une chose. Les démons sont des stéréotypes de grands méchants, au même titre que Dracula et compagnie. Si ça se trouve, causer une explosion est le but de sa présence ici. Je le regarde avec des prunelles plus graves. Quelles sont ses intentions exactement ? Mais surtout, que compte t-il faire de moi ?

Revenir en haut Aller en bas

avatar

☩ THE SON OF RAGE AND LOVE

En savoir plus

Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Play with fire [Azazel & Becca]   Ven 9 Juin - 17:06





C'était un monstre, une abomination. Une créature du malin lui-même, en quoi ses capacités pouvaient être belles si elles pouvaient ôter la vie de quelqu'un aussi facilement. Alors, pourquoi avec lui, il n'y arrivait pas ? Pourquoi dès lors qu'il touchait presque son but, il se retrouvait bloqué ? La bête semblait bouillir dans sa propre colère à tel point qu'il avait du mal à respirer. Il suffoquait dans ce surplus de flammes en furies, la bouche entre ouverte pour réussir à compenser, mais même de celle-ci, les filaments bleutés sortaient dans un souffle étouffé. Il ne savait pas où allait, il était aveuglé autant par le feu des Enfers que par la colère. Il ne pouvait que se fier à son odorat, d'où sa tête légèrement relevée pour détecter la moindre odeur présente. Il était trop occupé à essayer de retrouver celle où le parfum des roses se mélangeait avec la cendre pour pouvoir capter le parfum pour femme et les poils de chats. Un chat à deux queues qui avait fini par atterrir par terre car elle avait lâché prise. Peut-être que, sans se rendre compte, elle avait trouvé la réponse à sa question concernant son camouflage. Pour éviter ce genre de réactions malaisantes pour le Bakeneko. Comment pourrait-il se promener dans la rue sinon ? Si les autres réagissaient ainsi à cause de sa difformité. Si on peut appeler ceci réellement une difformité. Car, ce n'est pas vraiment le cas. C'est un témoignage de son âge, preuve qu'il était sûrement plus vieux qu'elle ou bien son maître. Son maître qui n'avait plus rien d'humain ou d'un ange malheureusement. Il avait beau l'appeler Ezeckiel, celui-ci ne réagissait pas. Il se contentait de mettre un pas devant l'autre en leur direction avec difficulté. L'animal blessé avait soif. Soif de combats, de prouver qu'il valait mieux que ce que les autres pensés. Soif de preuves, de témoigner de sa force. Si ses intentions avec une telle soif étaient bonnes à l'origine, l'accumulation l'a rendu malsaine.
C'est comme s'il était possédé, l'homme en brillant d'une lumière glaciale se mettant à quatre patte puisqu'il n'arrivait plus à tenir sur ses deux jambes. Il était à bout, sa respiration était dyspnée et pourtant, il continuait de grogner comme s'il s'apprêtait à attaquer. Un signe dont sa queue ardente derrière lui battait de droite à gauche pour confirmer cette hypothèse. Ez'!, le félin miaulé de nouveau, tentant de ramener le bon démon dans son état normal et pas dans cet état de folie. Les yeux jaunes du plus petits des deux démons avaient basculé sur la demoiselle lorsqu'elle s'était mise à lui parler également. Il était étonné, dans le bon sens du terme. Bien que Blacky n'était pas tout à fait sur que ça soit le bon moment pour s'inquiéter des autres. Elle ferait mieux de s'inquiéter pour elle. C'était la première fois que le Bakeneko voyait Azazel dans cet état second dévastateur. C'était le mot juste, oui parce qu'il avait foncé tout droit pour détruire le bâtiment où ils demeuraient tous les deux. Un énième coup de folie alors que le prince rugissait de plus belle à s'en égosiller. Il avait mal quelque part. Il sentait son cœur se consumait et, ça lui faisait un mal de chien.

Le chat à deux queues avait fini par quitter son piédestal, grandissant de manière considérable pour ne pas dire monstrueuse. Il avait à présent la taille d'une camionnette, très loin de sa taille de petit chaton. Des deux, c'est la bête à poil qui pouvait contrebalancer avec la force d'Azazel. Bien que pour les flammes, il ne pouvait rien faire hormis tenter de lui remettre les idées en place. Il était son ami, il allait s'en souvenir, ils n'avaient rien à craindre, non ? En vue de la grimace de cette brune, ils avaient toutes les raisons de s'inquiéter. Si elle sentait la chaleur de ses flammes, c'est que Lucifer a décrété qu'elle était une ennemie et non pas une alliée. Les queues du gigantesque chat avait claqué sur le sol, fissurant celui-ci pour déstabilisé Azazel ou du moins, ce qui restait de lui. Le chat avait tiré profit de son déséquilibre pour le plaquer au sol et le maintenir. Le temps qu'il le reconnaisse, qu'il voit ce visage familier qui lui voulait du bien. Mais, le démon bleu continuait de s'agiter dans sa rage, ignorant son état pitoyable et son manque de souffle. Malgré sa respiration déficiente, il continuait de rugir de rage. Il se fichait dans cet état de savoir s'il allait faire exploser un bâtiment. Tant mieux si c'était le cas. Cela en ferait un en moins dans ce paysage triste et morne. Grattant ses griffes sur le bitume pour tenter de se dégager, la fatigue donnait quelques signes de sa présences. À commencer par l’intensité du brasier qui se faisait de plus en plus faible et l'agitation de son auteur de moins en moins virulente. Il est partit et tu lui fais peur, arrêtes ! ordonna le matou géant dans son esprit. Faire … Peur ? À qui ?
Le démon incandescent chercher du regard à qui il faisait peur. Qui était présent ? Oui, il reprenait petit à petit ses esprits, l'air totalement désorienté sur son visage. Ses mains griffues avaient cessé de gratter le sol en croisant le regard de ladite personne qui avait peur de lui. Elle avait … un visage étrangement familier, mais il ne serait pas dire pourquoi. Il ne serait même pas capable de lui donner son nom et de chercher à la rassurer. Alors, pour se remémorer un souvenir positif, il va falloir lui laisser un peu de temps. Le temps qu'il cesse de son embrasement. Chose qui avait l'air d'être bien partit pour le moment.









L U C I F E R
blue demon
Revenir en haut Aller en bas

avatar

B E C C A ♦ I'm a rebel

En savoir plus

Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Play with fire [Azazel & Becca]   Sam 10 Juin - 0:06


Play with fire

FT. Azazel E. Heartless




Je suis dans un cauchemar, il n’y a plus de doutes à présent. Même si tout me semblait si réel il y a une seconde, désormais mon esprit vient de relâcher la peur que je contenais avec hargne. Je ne voulais pas faire sentir que j’avais peur, même si cela devait être très évident malgré tout. C’est après avoir croisé le regard du chat au physique différent de celui que j’ai trouvé dans la rue que la panique m’envahit, gorgeant mes muscles d’adrénaline. Je vois le félin grandir sous mes yeux. Si d’abord je n’arrive toujours pas à remuer, le voir être toujours de plus en plus grand et par conséquent se rapprocher de moi contribue à faire exploser ma peur suffisamment pour que j’arrive à courir. Je tente de m’enfuir trop rapidement, cela me déséquilibre et je me retrouve à genoux. Terrorisée, sentant en plus la chaleur du feu me brûler plus nettement, je me force misérablement à me relever. Mon cœur pompe fortement, ma tête en résonne dans un bourdonnement qui m’assourdit. Mes pieds se mettent à glisser contre la surface plane et je me sens enfin m’éloigner, même si je suis si dangereusement instable sur mes jambes. L’adrénaline est présente dans le moindre pore de ma peau, me faisant trembler sous l’impression de mort imminente. Je cours si vite et pourtant je ne m’éloigne jamais assez. Le sol est frappé d’une vibration soudaine et je perds une nouvelle fois l’équilibre. Mon corps agité perd ses réflexes et je tombe tête la première contre l’asphalte. Mon front s’y cogne et durant une seconde je vois noir. Je termine de m’étendre au sol, mollement. Dans un nouveau battement de paupières, ma vision me revient. Je ne sens pas la douleur du choc, mais je vois par contre mon sang tomber en fine goûts juste sous moi. Je porte une main tremblante à mon front, il y a une entaille minime à la racine de mes cheveux. Sauf que malgré l’insignifiance de la blessure, un flot de sang s’y déverse et commence à me couler dans l’œil gauche. Je le frotte avec ardeur pour libérer mon œil. Précipitamment, je me redresse, me retrouvant assise. Je vois un peu floue, mon corps tangue faiblement de gauche à droite, comme secouer par les mouvements d’un navire. Je me rappelle soudain qu’il y a un danger. Je tourne la tête et fixe le dit danger. Le chat géant est sur le démon et le retient. Je ne sais pas pourquoi, mais les flammes me semblent moins nombreuses. Je ne sens d’ailleurs plus la chaleur insoutenable sur ma peau. Je cligne des yeux en silence. L’homme me regarde d’un seul coup. L’adrénaline toujours coincée dans mes muscles me fait mal. Les fourmis que j’ai dans les jambes recommencent à les faire trembler. Mon corps tout entier me dit de reprendre la fuite, sauf que mon esprit l’en empêche. Je ne sais pas pourquoi je soutiens le regard du démon. Peut-être parce que malgré sa monstruosité, je sens qu’il s’est calmé. À quel point je peux m’y fier ? Des pensées rationnelles viennent altérer ma subjectivité du moment. Il pourrait très bien retomber dans un état incontrôlable et me sauter dessus cette fois. Si ça se trouve, il me fixe dans ce but précis. Il espère que je demeure ainsi immobile suffisamment longtemps pour m’atteindre en deux foulées. Et le chat dans cette histoire ? Il a beau retenir l’homme, peut-il vraiment le maintenir calme ? Je me souviens de l’insistance du félin à me suivre, il y a quelques minutes à peine. Il est clair que l’animal voulait que je me saisisse de lui pour l’amener précisément ici. Mais dans quel but ? Je ne sers à rien dans cette histoire. Le chat aurait très bien pu arriver ici plus rapidement à l’aide de ses pattes rapides. Comme je n’étais pas pressée, je faisais exprès de marcher en prenant mon temps. J’ai donc inévitablement retardé cette rencontre entre l’homme et le chat. Il y a forcément une partie du puzzle qui me manque. Et à cet instant, alors que la peur me serre toujours l’estomac, je ne sais plus quoi penser. Je me sens impuissante, vulnérable. S’il y a une chose que je déteste, c’est bien cela. Pourtant, voilà que je me relève. Je ne marche pas droit. Je me rapproche. Je ne pensais jamais être du type suicidaire. Mais voilà que je reviens vers eux sans lâcher le démon des yeux. Quelque chose me dit que je dois me trouver là, à cet instant précis. C’est probablement de la folie. Si ça se trouve je vais le provoquer et le faire chuter à nouveau. Je vois le chat qui tourne sa grosse tête dans ma direction. Je ne me concentre pas sur lui toutefois. Je m’arrête et sous la faiblesse de mes jambes, je me retrouve à nouveau par terre. Cette fois, je ne pourrais plus me sauver si une seconde salve de flammes venait à naître devant moi. Je viens de ruiner ma dernière chance de prendre mes jambes à mon coup. « Merci. » Je murmure en gardant mon regard sur lui. En se calmant, il vient de tous nous sauver la vie.

Revenir en haut Aller en bas

avatar

☩ THE SON OF RAGE AND LOVE

En savoir plus

Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Play with fire [Azazel & Becca]   Sam 10 Juin - 21:25





Un cauchemar oui, pour les deux parties. Lucifer se noyait dans sa propre hantise, absorbé par celle-ci et incapable d'en sortir. Que faisait-il ? Bonne question. La soupape de sa patience semblait avoir sauté en même temps que son calme, le démon bleu brûlant tout ce qui se trouvait autour de lui sans pouvoir y faire quoi que ce soit. Quand c'était ainsi, ses pas transformaient la vie en cendre, laissant juste quelques détritus incandescent derrière lui qui brillaient d'une lumière océan comme des étoiles échouées. Il en allait de même pour cette zone industrielle. Lors de leurs arrivés, les ouvriers y verront un spectacle de désolation. Certains courageux se tourneront vers les bâtiments encore indemne. D'autres préféreront se donner en spectacle à la télé en affichant un air révolté. Peut-être en profiteront-ils pour dénoncer l’irresponsabilité des héros et qu'ils remettront ce champ de bataille sur leur dos. Triste à dire, mais ça arrangeait Azazel d'une certaine manière. Bien qu'il serra sûrement bouffé par la culpabilité, se sentant obligé de s'excuser comme un moulin à parole pour sa maladresse. Il s'en voudra, longtemps. Mais pour le moment, il était bien trop ailleurs pour se préoccuper du menu détail. Il était là, écrasé par les pattes de son chat géant à corne, à s'agiter. Une agitation qui lui avait coûté de la fatigue et un retour à la réalité. Il était en train de se laisser dévorer par la volonté du Malin, de se laisser mourir quelques parts d'être aussi faible face à lui. C'était bien plus compliqué que ça en avait l'air. Azazel était le plus humain des démons, c'est ce qui le rendait si dangereux et instable, autant pour l'humanité que pour ses semblables. Il n'était ni blanc, ni noir, perpétuellement sur la voix au milieu à esquiver les préjugés. Sauf que là, à l'heure actuelle, ils les nourrissaient de plus belles jusqu'à les faire implosés.
Le démon humanoïde cherchait du regard cette personne que Blacky annonçait comme effrayée par ce spectacle. Qu'est-ce qu'elle foutait là aussi ? Il n'avait pas vu sa tentative, celle visant à s'échapper de ce brasier. Il ne voyait qu'une humaine l'approcher alors que son corps criait de faire tout l'inverse. Dorénavant immobile, Lucifer ne souhaitait plus bouger. Même s'il le voulait, s'il voulait la dévorer ou bien la tuer, il en serait incapable. Son corps était bien trop endommagé et son âme aussi pour qu'il daigne à bouger le petit doigt. Il n'y avait que sa main du côté de cette femme qui semblait vouloir bouger, mais le chat démoniaque n'était pas sûr et par mesure de précaution, il avait posé sa patte massive sur son poignet pour qu'il ne la bouge plus. Ses doigts cherchaient quelque chose, réconforter quelqu'un, la rassurer. Il était bien trop effrayant ainsi pour être totalement convainquant.

Alors, il gémissait des choses. De fins grognements où le son des mots bataillait pour redevenir clair et compréhensible. Il semblait vouloir comprendre. Pourquoi la remerciait-elle ? Il avait failli tous les tuer, sans exception. Les flammes nourrissaient seulement son apparence de démon maintenant, attisant la puissance de la torche qu'il était à lui tout seul seulement pour nourrir ses deux flammèches sur son crâne qui lui faisaient offices de cornes et celle à la pointe de sa queue bloquée par le matou. Avec quatre patte de la taille d'un tabouret, c'est facile d'immobiliser quelqu'un. Sa colère s'était éteinte, l'humanité revenait petit à petit. Chose qui rassurait le chat. À croire que le Bakeneko avait prévu le coup. Qu'il avait sentit que cette jeune femme était différente des autres et qu'elle allait pouvoir l'aider à rouvrir les yeux. Les humains ne se résumaient pas à deux trois salopards avec une langue bien pendue et un pistolet. Ils étaient bien plus variés que ça. Azazel s'était laissé pourrir l'esprit par son désarrois. Un état de faiblesse encouragé par la langue du serpent. Mais là, ce n'était pas Samael qui parlait. Encore moins son aîné ou bien son père. C'était une parfaite inconnue à tout ceci qui construisait sa propre opinion et qui ne s'arrêtait pas aux apparences. Et ça, ce genre de comportement, cela faisait le plus grand bien. « Je... » commença-t-il, retrouvant ses mots et la capacité de parler. Parler pour dire quoi ? Qu'il était désolé ? En voyant l'état dans laquelle elle était, de simples excuses ne suffiraient pas. « Je... J'étouffe ». Une deuxième, cette fois-ci en destination du chat. Il était déjà suffoquant alors, les pattes massives de Blacky sur son torse et la pression exercée dessus n'arrangeait rien du tout. Je sais, je suis désolé mais .... Son but n'était pas de le tuer, bien au contraire. Il n'avait pas besoin de continuer à se justifier dans ses pensées. Il savait bien qu'il n'était pas sur et que vu l'état de la demoiselle, il ne voulait pas prendre de risques.
Ce n'était pas grave, il comprenait. Le démon ne cherchait plus à se débattre, il n'y avait plus nécessité de le faire. Comme son chat l'avait si bien dit, il était partit. Et puis, il était aussi l'objet de la méfiance venant d'elle. Elle qui avait... Une certaine familiarité. Une familiarité erronée par son comportement assez étrange à ses yeux. Il venait de la blesser, sûrement de la marquer et pourtant, elle restait là et lui disait merci. Les yeux d'Azazel avait cessé de brûler, dévoilant ainsi l'éclat d'un même bleu que ses flammes avec du rouge en plus. Des yeux tout sauf normaux. Ses yeux n'étaient pas toujours comme ça. Ce n'était que lorsque les flammes brûlaient sur son crâne qu'ils étaient ainsi. Sinon, ils étaient vert émeraude. Mais là, le regard qu'il avait à son égard était le même qu'un animal mourant qui ne demandait qu'à comprendre ou bien, qu'à être achevé. « Pourquoi merci ? Je... Je suis désolé. ». Ses excuses avaient finalement traversé sa bouche, le début d'une longue série. Il était tout à fait conscient du spectacle qu'elle venait de lui offrir, comment pouvait-il accepter ses remerciements quand la culpabilité le ronger ?









L U C I F E R
blue demon
Revenir en haut Aller en bas

avatar

B E C C A ♦ I'm a rebel

En savoir plus

Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Play with fire [Azazel & Becca]   Dim 11 Juin - 0:04


Play with fire

FT. Azazel E. Heartless




Une étrange fascination me garde sereine face au démon et son chat. Je fixe l’homme qui ressemble plus en plus à l’idée que l’on se fait d’un humain. Il garde des aspects démoniaques, sa queue par exemple qui est toujours présente. Mais alors que le feu disparaît lentement pour m’offrir enfin la chance de m’attarder à son physique, je me rends compte qu’il n’est plus aussi effrayant. Du moins en apparence, puisque je sais désormais ce dont il est capable. Je tente de comprendre ce qui l’a ainsi poussé vers l’horreur, puis je me questionne sur ce qui lui a permis de toucher la paix. Il me semble calme, mais encore dans la limite de la chute. Sinon, je pense que le chat ne le retiendrait plus ainsi contre le sol. L’animal est appuyé sur ce que je devine être son maître, tout simplement puisqu’ils me semblent à la fois similaire et complémentaire. Je peux me tromper. Ce ne serait pas la première fois que je fais erreur sur la nature d’une relation. Il y en a des tellement complexes, après tout. Mes muscles brûlent d’une nouvelle souffrance : l’immobilité. Après avoir reçu autant d’adrénaline d’un coup, voilà que je suis une épave assise non loin des saccages causées par les flammes bleues. Ne plus mouvoir un muscle me cause une désagréable douleur dans chacun d’eux. Mes jambes. Mes bras. Mon dos. Même mon cou qui semble peiné à présent à maintenir ma tête droite. Les tremblements qui m’ont secoué auparavant ne sont plus qu’un souvenir, mes articulations sont trop fatiguées pour se manifester de la sorte. Ainsi endolorie, j’ai même un petit pincement dans la cage thoracique à chaque respiration. Ma gorge brûle d’une sécheresse que je ne saurais expliquer. Peut-être les conséquences du récent stress que j’ai vécu. Ma respiration est lente, un peu comme si j’étais endormie. Pourtant, je suis bel et bien éveillée et je fixe toujours les deux êtres en face de moi. Soudain, une voix plaintive s’élève. Les simples mots qu’il prononce assez faiblement me surprennent. J’avais toujours cette idée en tête qu’il ne pouvait pas s’exprimer autrement qu’avec des grognements. Voilà que je me trouve idiote d’avoir pensé cela. Je réalise que je me suis adressé à lui d’abord et avant tout pour exprimer mon soulagement, pas parce que j’attendais une réponse en retour. Et maintenant que j’entends sa voix, je ne peux que lui rajouter une couche d’humanité. Il s’exprime et en plus il y a une émotion dans sa voix. Un être totalement démoniaque devrait être insensible, non ? Lui ne l’est pas. Il me regarde, semble agiter mais pas comme tout à l’heure. Je ressens sa panique, sa détresse et sa culpabilité alors qu’il cherche du soutien auprès du félin géant. Ce dernier ne s’exprime pas verbalement, mais je sens qu’il y a une communication entre eux. Un regard particulier qui m’échappe de ma position éloignée. Il y a une confiance entre eux qui me laisse croire que le pire est passé, puisque les gestes du chat ne sont plus qu’à titre préventif. Je déglutie, dérangée par la sécheresse au fond de ma bouche. Je partage un nouveau regard avec l’homme qui cette fois s’adresse clairement à moi. Il ne comprend pas pourquoi je l’ai remercié. Il s’excuse même. Je le regarde longtemps, cherchant longuement une réponse à cela. « Et bien, tu ne m’as pas tué, ce qui est déjà une bonne raison de te remercier, je pense. » Je m’arrête, à nouveau prise d’une réflexion intense, sans toutefois perdre mon focus sur son visage. « Et aussi, merci de me parler. Je… Je ne savais plus quoi penser, en fait. » Je fronce les sourcils. Quelques pensées négatives résiduelles demeurent dans mon esprit, sauf qu’elles sont toutes dirigées vers moi et mon récent comportement suicidaire. « C’est un peu stupide de dire merci. Mais, je maintiens ce que j’ai dis puisque je le pense vraiment. Et je sais que tu es sincère dans tes excuses. » Comme souvent, je cherche dans le regard de mon interlocuteur des indices qui pourrait me faire douter de lui. Ses prunelles étranges ne me permettent pas de lire facilement en lui, mais son visage est toujours déchiré par la culpabilité. Ça, ça ne ment pas. « Quel est ton nom ? » Je demande pour garder contact avec lui. J’ai l’impression qu’en le gardant volubile, il ne retombera pas dans son état démoniaque. Ce qui est probablement naïf de ma part. Je sens par contre que c’est la seule arme dont je dispose. Et puis, je suis convaincu qu’il possède un nom. « Je m’appelle Becca. » Je l’encourage afin qu’il me fasse un peu confiance. Je porte mon attention un bref ainsi sur le chat. Ce dernier me regarde intensément comme s’il cherchait à scanner mon âme. Est-ce bon ou mauvais ? Je choisis d’y voir là un signe positif. Après avoir frôlé la mort, je fais le choix de demeurer dans l’illusion plutôt que de laisser mon crâne s’emplir de davantage d’angoisses susceptibles de pouvoir me consumer. J’ai sentis assez de feu pour aujourd’hui.  

Revenir en haut Aller en bas

avatar

☩ THE SON OF RAGE AND LOVE

En savoir plus

Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Play with fire [Azazel & Becca]   Dim 11 Juin - 22:04





Une limite montante, grimpante même. Il ne savait pas si tout était sous contrôle. Blackheart était partit mais, rien ne lui assurait qu'il ne reviendrait pas. Toujours sur ses gardes donc, Azazel restait néanmoins attentif aux paroles de son chat. Il y avait plus fort entre eux qu'une simple osmose. C'était … plus compliqué. Après tout, il avait recueilli ce démon qui avait perdu sa famille à cause de la convoitise d'une femme. Il bataillait pour le garder à ses côtés parce que ce chat était un peu comme lui. Un protecteur de l'espèce humaine que celle-ci dénie pour son appartenance et son apparence. Il était plus vieux que lui, bien plus vieux et, il avait autant souffert que lui. C'est cette ressemblance commune qui liait aussi bien les deux démons. Et pas seulement à une simple relation maître/animal de compagnie. Blacky semblait désolé pour lui d'ailleurs. Il sentait bien que sous ses coussinet immense, la respiration de son propriétaire se faisait difficile. Mais, il sentait aussi que celui-ci se calmait petit à petit. Qu'il retrouvait sa raison et son humanité qui le rendait si unique par rapport au reste de sa ''famille'' entre guillemet. Parce qu'on ne peut pas appeler une famille, un amas de personnes voulant vous tuer. La voix d'Azazel s'élevait doucement dans les airs. Si le ton était une complainte, ce n'était pas le genre voulu de bases. Il ne faisait que dire les premières choses qui lui venaient à l'esprit. En l’occurrence, il avait fais du mal sans le vouloir et donc, il devait se faire pardonner. Réclamer le pardon pour un acte dont la conscience n'était plus chez lui pendant celui-ci.
Azazel avait retrouvé son calme, mais ses flammes étaient toujours là, prêtent à réagir en cas de besoin. Il était toujours dans cet état d'alerte. Et si elle aussi usait de sa bonté pour le tromper. Et si derrière ce masque amical, il y avait une toute autre personne aussi violente que les humains ? Sur le qui-vive, le démon ne montrait pourtant aucuns signes d'agressivités contrairement à son état déchaîné précédent. Il avait simplement ses grands yeux bicolores ronds comme des soucoupes, arrondis par la culpabilité. Il se rendait compte qu'il avait fais quelque chose de mal. De très mal même. Et pourtant non, elle venait lui parler comme si de rien était. Enfin, c'était un bien grand mot. Il sentait sa méfiance dans les mots qu'elle utilisait. Azazel demeurait silencieux, cloué dans ce silence. Il cherchait ses mots, sa capacité à se mouvoir. Ses doigts se recroquevillait dans sa paume, mais en sentant ses griffes chatouiller les veines de ses poignets, il les dépliait presque aussitôt. Il n'y avait plus de bête ou bien de démon. Il avait l'attitude d'un animal qui reprenait ses esprits. Et donc, d'un humain redécouvrant le monde pour la énième fois.

Becca donc, ainsi s'appelait-elle. Azazel n'avait pas répondu aussitôt, pas sûr de quel nom lui donner. Il en portait deux, au signification contraire. Le résumé de sa vie dans ses deux prénoms. Mais, elle l'encourageait à se présenter, à dire son nom. Le démon bleu restait figé dans son regard, n'ayant pas bougé sa tête depuis qu'elle avait commencé à s'expliquer sur la raison de ses remerciements. Becca, avait-il écouté ce qu'elle disait ? Oui, seulement d'une oreille. Il était resté sur son prénom, se demandant si c'était le vrai ou seulement un diminutif. Puis, il se disait qu'il n'était pas nécessaire de connaître la réponse à cette interrogation. Que ce n'est pas ça qui allait faire changer la demoiselle en face de lui. Il avait fais craquer légèrement son cou par inadvertance, oubliant une fois de plus que son chat géant était en train de le clouer au sol. « Azazel » fit-il doucement. Inutile de lui mentir ou bien de donner une bonne image après ce qui s'était passé. Elle l'encourageait à lui faire confiance alors, pourquoi se méfier ? C'est vrai ça, pourquoi se méfiait-il depuis tout à l'heure. Des deux, c'était sûrement lui le plus dangereux après cette scène digne de l’apocalypse.
Blacky, quant à lui, scannait du regard la dénommée Becca. Son intuition ne l'avait pas trompé, il avait demandé de l'aide à la bonne personne et c'est ce qui semblait le rendre joyeux. Les flammes bleues avaient fini par disparaître totalement, rendant à Lucifer son apparence de tous les jours. Celle d'un homme avec une queue dans le dos qui batifolait selon ses humeurs, avec des oreilles légèrement pointu contrairement à la normal et des canines dignes d'un vampire. À une exception, c'est qu'il n'avait rien de tel. Certes, c'était pratique pour mordre, mais ça s'arrêtait à là. De la décoration, pas une pompe à sang. « Je.... incapable de tuer. Tu … ». Il voulait essayer de la rassurer, mais les preuves du contraire étaient accablantes. Bien sûr qu'Azazel était incapable de tuer. Sinon, il aurait éliminé son aîné depuis longtemps de la surface de la Terre. Ce qui venait de se passer à cette aurore n'était pourtant pas très efficace pour le prouver. À en juger par l'état de Becca, elle avait été prise au cœur de la tempête. Ça lui donnait toujours froid dans le dos ce genre de réalité. Lui, en effet, n'était pas capable. Son mental l'empêchait de tuer qui que ce soit, son cœur aussi. Mais ses pouvoirs, oui. Il avait dégluti, ravalant ainsi ses mots pour ne pas dire de bêtises.









L U C I F E R
blue demon
Revenir en haut Aller en bas

avatar

B E C C A ♦ I'm a rebel

En savoir plus

Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Play with fire [Azazel & Becca]   Dim 11 Juin - 23:24


Play with fire

FT. Azazel E. Heartless




Ma léthargie commence à affecter ma concentration. Après un tel épisode d’horreur, je suis épuisée. Je n’ai qu’une envie, c’est de me coucher pour permettre à mon corps endolorie et stressé de se reposer. La vigueur de mon état d’éveil repose en fait entièrement sur mon esprit. Sur mon obstination à rester en contact avec ce bien étrange personnage. J’ai mis du temps à déceler en lui les parts d’humanité qui le constitue. Le fait qu’il s’exprime, que je ressente dans sa voix si fortement la culpabilité, cela n’a rien de bestial ou de démoniaque. Je ne peux m’empêcher de mettre cela en contraste avec la démonstration de puissance qu’il m’a faite. Sans parler de ses caractéristiques physiques qui demeurent accrocher à son corps même après qu’il soit calme et libre de son feu. Comment arriver à effacer une telle vision de mon esprit ? Et bien, pour commencer, ne pas la laisser s’attarder dans ce coin de ma tête. Plus facile à dire qu’à faire. Je pourrais presque voir l’image du démon bleu se superposer à mon champ de vision actuelle si je laissais mon esprit divaguer sans le retenir. Voilà pourquoi je m’acharne autant à maintenir le focus, à boire presque ses paroles. Mes yeux scrutent le moindre geste qu’il m’offre. J’ai besoin d’imprimer dans mon cerveau cette réalité paisible à la place de ce cauchemar qui est dans mes souvenirs immédiat. Peut-être qu’ainsi je parviendrai à l’effacer ou du moins, à lui faire perdre de sa valeur traumatisante. Encore une chose compliquée à faire. Le cerveau humain maintient plus vivement les souvenirs effrayants afin de garder en mémoire ce qui est dangereux et de l’éviter la prochaine fois. Le problème avec ce processus, c’est que parfois de fausses peurs sont créées à cause de l’insécurité d’un enfant, par exemple. Des craintes injustifiées mais tout aussi puissantes nous bloque alors dans nos actions. Je lutte présentement contre ce processus. Je refuse que ce moment me hante comme une peur et qu’elle dicte ma façon de me comporter par la suite. L’image est tellement forte, le bleu des flammes ayant comme brûlé ma rétine. Je baisse finalement les yeux, sentant autre chose remonter. Je revois se dessiner autour de moi de longs tentacules orangés, un feu très différent de celui du démon. Je revois le visage suppliant de Jackson. J’inspire dans un hoquet de souffrance. Je dois refouler cela, je ne peux pas me laisser distraire de la sorte. Pas maintenant. La peur du feu est pourtant bien là, elle pousse mon cœur à s’emballer. Je me force à me remettre droite, même si mes muscles limitent mes intentions. Je suis à peine plus redresser que je l’étais. Je fixe l’homme et retrouve son regard particulier. Il me répond enfin, son nom me faisant réfléchir. Azazel, voilà qui est original, si je puis dire. D’une certaine manière, aucun autre nom n’aurait pu lui convenir, je crois. Puisqu’il est unique en son genre, forcément il lui faut quelque chose qui respecte cela. Je me penche en avant, ne me sentant revigorée momentanément que lorsque sa voix résonne à nouveau dans mes oreilles. Ce qu’il exprime cette fois me surprend à nouveau. Il est incapable tuer. Mais alors, pourquoi les flammes bleues me faisait à ce point souffrir et suffoquer ? Pourquoi je sentais ma vie menacée, prenant mes jambes à mon cou ? Tout cela n’était que du paraître, il ne pouvait en vérité rien me faire. Voilà qui sème la confusion dans mon esprit déjà fragile. Ces paroles ne correspondent pas avec la vision de lui que je n’arrive pas à effacer de ma mémoire. Je me racle la gorge, grimaçant face à la sécheresse qui j’y retrouve toujours. Ma voix est faiblarde, j’aurais souhaité paraître plus convaincante pour ne pas le faire davantage se sentir coupable. « Oui, je vois. » Je me tais aussitôt. Mais qu’est-ce que je dis ? Je ne vois rien du tout ! Je me sens inconfortable ainsi écrasée au sol. D’une certaine manière, je me sens un peu comme Azazel avec un énorme chat qui me retient à terre. Sauf que dans mon cas, l’animal n’est pas réellement là et ne va pas disparaître en lui demandant de se pousser. Le poids est physique, mais surtout mental. Je suis à deux doigts de m’écrouler, de céder à cette pression dérangeante. Pourquoi ne pas me laisser aller et ainsi enfin m’endormir ? Peut-être parce que je sens qu’Azazel a encore besoin de moi. Je change de position, étirant un peu mes jambes endolories. L’opération est lente et douloureuse, mais nécessaire si je veux être capable de demeurer ainsi un minimum droite devant lui. Je laisse échapper une expiration longue, me sentant mieux après avoir remué. Je me tourne vers lui. « Dans ce cas, le chat te retiens toujours pour t’aider de demeurer calme, même s’il n’y a aucun risque que tu me tue ? Je veux dire, comment je peux savoir que tu es ok ? Il n’y a plus de flammes, c’est bon signe, non ? » Je me sens tellement perdue face à lui. J’ai si peu d’information à son sujet et sa culpabilité ou encore autre chose rend la fluidité de ses paroles déficiente. Est-il méfiant, hésitant ? J’ai besoin de beaucoup plus pour pouvoir servir à quelque chose. Je ne suis plus vraiment spectatrice à présent qu’il n’y a plus rien à voir. Mon rôle est différent. Je dois seulement trouver en quoi il a changé. Ce qui m’est permis de faire et ce que je dois éviter. Je fronce les sourcils. Il n’y a que lui qui peut répondre à cette question « Dis-moi ce que je peux faire pour t’aider. Tu ne peux pas rester ainsi allonger éternellement, les travailleurs vont arrivés sous peu. » Du coin de l’œil, le soleil est de plus en plus brillant et haut dans le ciel. Je ne saurais dire il est quel heure, mais je doute que nous avons beaucoup temps à notre disposition.

Revenir en haut Aller en bas

avatar

☩ THE SON OF RAGE AND LOVE

En savoir plus

Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Play with fire [Azazel & Becca]   Lun 12 Juin - 0:21





Autant de difficultés communes à cerner l'autre. Azazel demeurait sur ses gardes malgré son calme actuel. Les questions le tiraillaient en masse. Et si elle l'amadouait pour l'achever ? Et si c'était pour mieux le poignarder dans le dos ? Ou bien, était-ce peut-être un élan de générosité. Steve lui avait bien dis que sa bonne étoile le suivait depuis quelques temps. Qu'il avait de la chances de tomber sur de bonnes personnes. Alors, cette étoile aurait très bien pu décider de prendre congés. De s'en aller parce qu'il en avait que trop profité. Les yeux rivés sur cette femme, ses lèvres bougeaient, aucuns sons n'en sortaient. Il les retenait un par un, ayant peur de dire des bêtises. Non, il n'était pas inoffensif. Il ne l'a jamais été ! Il ne pouvait pas affirmé ceci après ce qu'il venait de se passer. Il ne pouvait pas dire que tout irait bien maintenant en vue du chaos qu'il avait provoquait chez elle. Dans son esprit, sur son corps. Il les voyait, ces yeux cachant une terreur grimpante. Il la sentait, sa peur montante. Il ne voulait pas lui faire peur. Il ne voulait pas … Beaucoup de choses en faites. Il refusait de faire du mal, mais même son colocataire subissait des blessures sans qu'il le veuille. Il ne voulait pas attirer des ennuis à qui que ce soit, mais encore récemment, James avait été étranglé devant ses yeux par son aîné parce qu'il voulait l'aider. Il ne voulait pas mêler qui que ce soit à ses histoires, mais le dernier soir, c'est Steve qui a été confronté à HYDRA par sa faute. Parce qu'il avait eu le malheur de sortir. Comme quinze auparavant, quand il était sortit. L'air était trop étouffant, la chambre trop étroite, aussi luxueuse soit-elle. Il était sortit par besoin de liberté et, sa mère en était morte. Devant ses yeux qui plus est. Comment pourrait-il tuer quelqu'un après de tels spectacles. Il n'était pas la marionnettiste, juste un pantin sans ficelle. Un Pinocchio en quête d'humanité avec une touche de Peter Pan.
Elle voyait, vraiment ? Son visage témoignait du contraire. Elle était confuse, une confusion qui nourrissait la crainte du démon quant à sa réaction. Il était réveillé, il ne devait pas sombrer de nouveau. Il faisait confiance aux humains, bien de trop d'ailleurs. C'est ce qui rend son trône plus glorieux encore. Un trône de glaise malheureusement où seul le Malin s'asseyait, étant définitivement trop bon dans ce domaine. Au bout de longues minutes à la fixer du regard, Azazel avait fini par fermer les yeux, laissant un soupir lasse traverser sa bouche. À première vue, on pourrait croire qu'il avait sombré dans l'inconscience. Qu'il avait fini par s'endormir pour récupérer. Mais, les légères vibrations de ses oreilles sagittales prouvaient qu'il écoutait encore. Qu'il était entré dans une phase de veille pour s'apaiser et retrouver sa bonne humeur et son optimiste habituels.

Azazel était incapable de lui répondre malheureusement. C'est justement parce que le chat n'était pas sûr que tout soit ok comme elle avait si bien dis qu'il le retenait encore. Parce que la colère ne prévient pas quand elle arrive. Parce qu'il était dangereux, un mauvais œil même lorsqu'il était ainsi : le plus humain qui soit. Personne n'était invincible. Certes, son corps régénéré ses blessures à une vitesse effarante, mais pas celles du cœur. Et ça, Blacky en avait totalement conscience qu'intérieurement, son maître était gravement blessé. Alors, la seule chose qu'il pouvait dire et souhaitait, c'est quelque chose de positif qui pourrait l'aider à se sentir mieux. N'importe quoi. Le chat avait baissé son immense tête pour approcher son museau de sa joue, sondant s'il était encore conscient ou non. Ez', ils vont arrivés ..., sa voix traversait encore sa tête comme une douce mélodie. Blacky avait beau être immense, petit ou vieux, il gardait cette voix mignonne d'enfant perdu réclamant son chef Peter Pan. Dommage que Becca ne l'entende pas, elle serait sûrement rassurée rien qu'en entendant le son que cachait ses miaulements. Elle voulait... Vraiment l'aider ? Azazel avait rouvert les yeux. Les yeux verts d'un homme des plus ordinaires. Son meilleur déguisement pour échapper à ses racines. Il fixait de nouveau Becca qui avait l'air d'aller mieux. Lui aussi, d'une certaine manière, même si le sang paraît encore cette chemise blanche et les déchirures provoquaient par ses griffes et sa frénésie. Griffes qui n'étaient plus d'ailleurs. Elles étaient retournées à l'état d'ongles ordinaires. Légèrement long, mais c'est parce qu'il jouait plusieurs instrument dont la guitare.
« Tu veux... m'aider ? Alors... N'ait pas peur de moi ... », cela semblait être un bon début. Sa peur avait été le déclencher de tout. Sa propre hantise avait été le déclencheur de sa fureur. Puis, celle de Becca celui de son calme et de son retour à la normal. Il s'accordait le droit de se faire peur à lui seul, pas aux autres. Pas à ceux qui n'avaient rien à voir là-dedans. Le chat géant cessait d'exercer une pression sur lui. Il s'était mit sur le côté, se couchant en attendant quelque chose. C'était le seul en état de bouger après tout. Montez, on s'en vas d'ici ordonna-t-il aux deux humains. Mais, seul Azazel pouvait l'entendre alors, il avait relayé le message. « Il dit … de monter. Montes sur son dos...Il t'aidera. ». Il allait les suivre, seulement si cette jeune femme acceptée sa requête pour l'aider : qu'elle abandonne sa peur à son égard.  









L U C I F E R
blue demon
Revenir en haut Aller en bas

avatar

B E C C A ♦ I'm a rebel

En savoir plus

Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Play with fire [Azazel & Becca]   Lun 12 Juin - 2:37


Play with fire

FT. Azazel E. Heartless




Dans un soupire discret, je sens finalement mon pouls reprendre un rythme plus lent. Le sang dans mes veines continu à être poussé avec ardeur, signe que je ne suis pas aussi endormie que mes muscles me le laissent croire. Je sens un peu de vitalité enrober mes blessures et mes élancements. La douleur se fait plus supportable, l’excédant d’adrénaline devait commencer à s’évacuer progressivement. Je ne pense pas avoir la force de courir à vive allure, même de me lever sans précaution. Du moins pas tout de suite. Le temps semble être un allié insoupçonné. Il fait disparaître une à une les séquelles de ma fuite désespérée. Je suis même en mesure d’inspirer avec plus d’amplitude, ce qui contribue à apaiser mon cerveau agité. Ainsi mieux oxygéné, il devrait me permettre de réfléchir plus normalement. De prendre le contrôle sur moi et de repousser ce qui n’est plus d’une illusion. Car se sont à présent des yeux verts parfaitement humains qui me fixent. Leur effet est instantané sur moi. Je me redresse un peu plus, j’expire dans une presque délivrance. Se pourrait-il que depuis le début, ce qui me cloue au sol, soit le fait que j’absorbe l’angoisse d’Azazel ? C’est après tout lorsqu’il a été le plus hors de contrôle que j’ai perdu la carte également pour me mettre à courir hors de sa direction. Cette théorie est aussi valable que les histoires abracadabrantes que me racontait ma grand-mère parfois afin de stimuler mon imagination de petite fille. J’ai pourtant le sentiment que nous avons été momentanément connectés. Qu’à présent, je suis libéré de ce mauvais sort. Je vois dans son regard tout ce que je recherchais pour me rassurer. Il est bel et bien sincère. Comment ai-je pu en douter auparavant ? Cette peur que j’ai, elle est alimentée principalement par l’étrangeté qu’il représente pour moi. Son aspect menaçant n’est plus et pourtant elle me hantait comme si c’était elle qui me maintenait affaissée au sol. Comme si ces deux largues mains griffues et enflammées appuyaient contre mes épaules pour me faire perdre tous mes moyens. Je déglutie, sentant un souffle d’énergie à la place de la sécheresse. Ma cage thoracique en brûle. Avant même qu’il l’évoque, je comprends ce qu’il cherche à me communiquer depuis un moment déjà. Je dois me ressaisir, me gifler s’il le faut pour reprendre sur moi. Je me suis laissé dépérir en l’espace de quelques minutes, comme si la mort m’avait belle et bien frappé et que j’étais en train d’attendre ma décomposition. Je trouve en moi des ressources insoupçonnées. Je dois chasser cette peur sur le champ. Elle n’a plus sa place, elle ne l’a jamais eu. Comment ai-je pu y succomber sans user de ma combattivité habituelle pour la repousser ? Cela ne me ressemble pas. Je me suis laissé abattre et je ne compte pas offrir ce spectacle une seconde fois. Je ne suis pas morte. Je ne vais pas mourir. Il n’y a donc aucune raison de pleurnicher et d’être inactive. Sauf que je sens de la résistance. Quelque chose en moi n’est pas encore complètement convaincu que je suis capable de me mettre debout et de m’approcher encore plus. Je baisse la tête. Qu’est-ce donc que cet obstacle qui se dresse sur mon chemin ? Je ne le vois pas. Mais je le ressens nettement, comme un serrement au niveau de mon estomac. Je doute qu’il s’agisse de peur résiduelle envers Azazel. Mais alors, qu’est-ce que c’est exactement ? Une angoisse, on dirait. Un stress qui est profond et ancien, surtout. Je commence à comprendre de quoi il en retourne lorsque je constate le mouvement du chat. Il ne retient plus Azazel. Je les observe en silence alors qu’ils échangent un regard. L’homme dont seule la queue dans son dos me rappelle ce qu’il est s’adresse à nouveau à moi. Il veut que je fasse quoi ? Que je monte sur le dos du chat géant ? Une fois le choc de la surprise passé, je me force à me mettre à genoux. Mes muscles sont fatigués, mais mon esprit est plus têtu encore. Je me retrouve sur mes pieds, avec un équilibre précaire. Je progresse d’abord lentement, manquant de tomber à de nombreuses reprises. Sauf que je fixe mon objectif et j’avance avec une hargne de guerrière. J’arrive enfin à la hauteur du chat et je pose une main sur l’une de ses pattes pour me maintenir debout. Je m’arrête, me tournant vers son maître. Je ne peux pas monter avec cette boule dans l’estomac. Elle provoque un blocage dont je crois avoir deviné l’antidote. « Azazel, je sais que ça va te paraître bizarre, mais j’ai besoin que tu me prennes la main. Je… J’ai peur du feu, je crois. Ça remonte à longtemps. Et tu me demandes d’être sans peur. Sauf que voilà, je n’y arriverais pas si je sens que ta peau est dangereuse. Si ça fait du sens. » Je suis honteuse de lui demander une telle chose alors que je ne sais même pas s’il peut agir de la sorte et toucher à une autre personne sans risque. J’ai pourtant ma paume tendue vers lui, l’observant avec une détermination dont seule je suis capable. J’entends alors des rires résonner au loin. Je me retourne vers les échos et je comprends enfin où est l’urgence. Je cesse de réfléchir, je me jette dans la fourrure du chat et je grimpe avec difficulté, la force de mes bras étant absente. Je finis par y arriver, mais cette incompétence me frustre profondément. Je ravale mon égo et je fixe au loin. Il y a des ombres sur les murs. Des silhouettes d’hommes en mouvement. « Merde, ils vont nous voir ! » Je grogne en me cramponnant au chat, comme si je présentais un bond vertigineux hors de ce lieu.

Revenir en haut Aller en bas

avatar

☩ THE SON OF RAGE AND LOVE

En savoir plus

Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Play with fire [Azazel & Becca]   Mer 14 Juin - 19:07





Il ne sentait absolument rien. Azazel était trop plongé dans cet état de méditation pour avoir la force et le courage de se concentrer sur son corps. Il résorbait ses blessures dans un picotement assez douloureux, la grande pompe qu'était son cœur se remettant à battre pour nourrir et oxygéner son cerveau et donc, ses esprits. Il était parti. Son foutu aîné était partit… Il n'y avait pas de risques, le danger était écarté. Car le plus grand danger qui demeurait pour eux, c'était encore lui. Lui, Lucifer, prince des Enfers, second fils du Diable en personne. Qui pourrait être plus dangereux ? Blacky ? Non, impossible. Il a beau être imposant avec une force qui équivaut à la sienne à cause de leurs sangs démoniaques en commun, il restait tout de même le plus stable et le plus expérimenté des deux. Ce n'était pas la première fois et, cela arrivait de plus en plus souvent. Un excès de colères et pouf ! C'était tout une rue mise à sac parce qu'il ne se maîtrisait pas dans cet état. Encore là, ça était. Son chat était intervenu rapidement accompagné d'une personne généreuse qui n'avait rien à voir là-dedans. Mais, si par exemple, il serait tombé seul, dans un état pareil, il aurait pu ravager tout Staten Island à lui tout seul dans cet état de fureur. Sans compter Blackheart qui, lui aussi niveau casse, se débrouiller plutôt bien. Pour ne pas dire qu'il était un maître en la matière. Sauf que lui, ça l'amusait. Pas Azazel. Il fallait partir. Il essayait de se remémorer pourquoi ? Qu'est-ce qui pourrait le motiver à bouger ? Il n'avait plus d'envie particulière et s'il rentrait chez lui, il allait sûrement noyer son chagrin dans l'alcool. Mauvais vice, mais que voulez-vous ? Il ne faut pas oublier que c'est un démon avant d'être un humain malgré tout. 
La pression exercée sur son torse de la part du Bakeneko n'était plus d'actualité et il pouvait reprendre un souffle normal à présent. Un rythme moins lourd, moins saccadé qui témoignait que le démon allait beaucoup mieux physiquement. Une autre preuve de son retour à l'état normal : sa demande. Un peu étrange, certes, mais Lucifer n'avait pas d'autres réponses à sa demande. Il ne voyait que celle-ci, une forme d'aide pour se rassurer. Car c'était la première chose dont il avait besoin pour le moment. Mais, une demande qui avait eu pour écho une autre de Becca. Étrange et qui ne mettait pas forcément Azazel à l'aise. Lui prendre la main ? Il ne savait pas s'il pouvait sans risquer de la brûler ou bien de lui broyer ses phalanges. Ses mains étaient si fines, si petites qu'il avait peur de les lui casser comme du verre. Alors, il était plongé de nouveau dans le silence, le temps d'y réfléchir. 

Pourquoi pas. Ce n'était qu'un simple contact pour lui prouver qu'elle n'avait rien à craindre de lui. Et s'il se focalisait sur le fait qu'elle ne lui voulait pas de mains, il n'y avait aucune raison qu'Azazel enclenche ses flammes pour la finir. D'autant plus qu'elle lui révèle avoir une peur bleue du feu. Sans aucun mauvais jeu de mots bien sûr. Donc, elle faisait preuve de courage en lui demandant de prendre le risque. Ça serait terriblement discourtois de lui refuser. « Je ... » , un blocage de nouveau. Il mourrait d'envie de lui dire qu'il ne pouvait pas. Qu'il avait peur que, plutôt d'être rassuré, ça ne provoque l'effet inverse parce qu'il n'aurait pas été fichu de doser après tout ceci. Que sa culpabilité lui soufflait à l'oreille qu'il allait recommencer à lui faire mal sans le vouloir. Mais, en contrepartie tel le petit ange dans l'esprit faisant face au démon, il voulait qu'elle n'ait pas peur. Et que sa façon de penser faisait tout à fait sens. Des rires se faisaient entendre au loin, il n'avait plus le temps d'y réfléchir. Il fallait prendre une décision, rapidement. Le chat géant semblait lui aussi prit au dépourvu, soufflant à Azazel de se dépêcher. Ez' l'appelait-il encore pour remuer un peu son maître. Le démon aussi avait sentit l'odeur de la transpiration, du métal et du cuir sans doute dû à leurs tenues de travail. Si bien qu'il avait fini par se lever, enfin. En douceur et surtout, aider par les pattes massives du chat qui venaient s'assurer qu'il ne retombe pas en arrière. Puis, en voyant son propriétaire finir par se hisser sur son dos derrière Becca, Blacky avait quitté sa position couchée pour détaler le plus vite possible. Le chat avait beau être immense, il ne perdait pas son agilité de félin. Il avait alors grimpé vers l'une des fenêtres du toit, aidé par les diverses caisses de stockages pour sortir et user des toits. 
Azazel, dans l'élan, avait passé son bras autour de la taille de sa compagne d'infortune pour s'assurer qu'elle ne tombe pas en chemin, l'autre main occupée à cramponner le collier à clochette du félin démoniaque. Finalement, ce n'était pas la main qu'il lui avait prise, mais cela restait tout de même dans le même but, non ? Elle voulait s'assurer que sa peau ne brûlait pas. Et bien maintenant, elle pouvait le constater par elle-même. Bien que, pour tout dire, ce n'était qu'un stupide reflex de la part de Lucifer pour l'aider dans cette drôle de chevauchée matinale. D'autant plus que la monture n'était pas vraiment un cheval, mais son chat domestique. Avec du recul, Azazel pouvait comprendre qu'elle trouve ceci étrange. Qu'elle pense que ça ne soit qu'un rêve bizarre et qu'elle allait finir par se réveiller dans son lit. C'était une optique qui ne déplaisait pas aux deux démons. Après tout, si les deux compères n'étaient que des mythes, cela valait peut-être mieux pour Becca de continuer à les considérer ainsi. Pour ne pas qu'elle soit mêlée à un conflit qui dépasserait son imagination. Il n'avait pas dit un mot, ne sachant pas quoi dire, car il n'était pas spécialement à l'aise. « Hum... Désolé... C'est que… Euh... » , le brun avait fait une moue légèrement intimidé, sa queue derrière lui battant de droite à gauche nerveusement. Bon d'accord, avec du recul, son geste pouvait être totalement déplacé... Il en savait rien en fait, le seul qu'il prenait dans ses bras et bien, il n'avait toujours pas refait surface avec cette histoire.   









L U C I F E R
blue demon
Revenir en haut Aller en bas

avatar

B E C C A ♦ I'm a rebel

En savoir plus

Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Play with fire [Azazel & Becca]   Jeu 15 Juin - 4:52


Play with fire

FT. Azazel E. Heartless




J’ai bien fais de me cramponner car voilà que le chat s’élance aussitôt que son maître est sur son dos. Je ne sais pas pourquoi j’en ressens le besoin, mais mes yeux se ferment et mes muscles se crispent. Je sens l’air fouetter mon visage et déranger mes cheveux. Sauf que je ne vois rien, je ne sais pas où le félin me conduit. Ce qui n’est pas la meilleure idée que j’aie eu. Je sens l’effet d’altitude me saisir au ventre. Nous sommes en train de monter. J’inspire profondément, sentant les poils du chat me chatouiller le nez. Je n’avais pas remarqué ainsi aveuglée que j’étais à ce point penché vers l’avant. En me redressant par automatisme, je me sens basculer vers l’arrière. Mes doigts serrent avec désespoir la fourrure du chat, sous l’impression de chute imminente. Je sens alors d’un coup un bras m’agripper. Je cesse de respirer à son contact et mes doigts me font souffrir horriblement alors que je serre encore plus fort. Le bras est solide autour de ma taille, je sais que je ne vais pas tomber. Inutile donc d’ainsi m’agripper. Mais la peur de la chute n’est pas ce qui me saisit autant. C’est son contact spontané. Il n’y a que lui et moi sur le dos du chat. Il est en train de faire exactement ce que je lui ai demandé, non ? Pas de la façon exacte, mais cela revient au même. Enfin, je crois. Je ne sens pas mon corps se consumer. Il n’y a pas de chaleur excessive non plus. Conclusion, je ne suis pas en train de brûler vive à son contact. J’expire enfin, me rendant compte que je retenais toujours mon souffle. Cet acte coïncide avec l’arrêt subit du chat. J’ouvre les yeux et baisse la tête sur le bras d’Azazel qui est bel et bien fait de chair et non de flammes. Le voir confirme l’hypothèse que je ne vais pas mourir. Je remue tout de même nerveusement et il me relâche, s’excusant en bafouillant. Je ne sais pas si je suis hors de danger, mais je me laisse glisser en bas du chat sans demander l’autorisation à qui que se soit. J’ai juste besoin de me sentir sur la terre ferme. Je tombe à genoux, mes jambes étant encore tremblantes et affaiblies. Je pousse un grognement face à cette nouvelle humiliation. Je me laisse tomber sur les fesses et relève la tête vers le chat. « Merci. C’était moins une. » Je lui dis simplement en lui offrant un faible sourire. J’use ensuite de mes mains comme appui pour m’aider à me relever. Une fois sur mes deux pieds, je pivote afin de croiser le regard d’Azazel. « J’ai été surprise par… » Je m’arrête, ne sachant comment décrire son bras protecteur. « Mais, je crois que ça a marché. J’ai finis par avoir confiance et par arrêter de craindre en l’apparition des flammes. » J’inspire une nouvelle fois. La boule dans mon estomac semble certes diminuée, en voit de quitter définitivement mes entrailles. « Désolé d’avoir été aussi tendue, j’espère ne pas t’avoir fait trop mal. » Je m’excuse au chat comme je le ferais à n’importe quel humain. Pourquoi tout est tellement normal à présent ? En fait, ça ne l’est pas, mais après le stress que j’ai vécus, je crois que je ne réalise pas complètement ce qui se déroule autour de moi. Je passe une main dans mes cheveux. Ils sont humides et emmêlés. J’accroche au passage une croûte de sang à la racine d’une mèche. Je ne peux que rêver d’une douche à présent pour me nettoyer de cette sueur et de ce sang séché. Je ne saigne plus et c’est déjà très bien. Mon corps est épuisé comme si je venais de courir un marathon. Je pense que j’ai atteins ma limite, autant physique qu’émotionnelle. Si ça se trouve une fois dans mon lit, je vais éclater en sanglot. Trop c’est trop. Je ne fais que donner l’impression que je suis forte en ce moment parce que je tiens toujours sur mes deux jambes, mais je n’attends que le moment où Azazel sera loin pour libérer complètement mon stress. Au moins, la peur ne me tenaille plus. C’est déjà un immense plus. Et je ne peux le devoir qu’à lui. Je m’approche d’ailleurs et sans réfléchir je me saisis de sa main. Je la regarde un instant en me disant que je suis trop familière d’un coup. Il doit se dire qu’il aurait du me tuer quand il en avait l’occasion. Sauf qu’au lieu de le relâcher, je serre doucement mes doigts contre les siens. Plus c’est réel et plus ça fonctionne. Mais je ne devrais pas abuser ainsi et jouer avec le feu. « Je sais que j’ai l’air horrible en ce moment, mais je vais bien. Ne t’inquiète pas. D’ailleurs, je pense que je vais rentrer si tu n’y vois pas d’inconvénient. Mon lit m’appelle. » Je ris comme je le fais quelques fois lorsque je trouve mes propres blagues amusantes. Ce rire contraste avec mes craintes passées. En fait, il résonne même autour de nous avec une véritable gaieté. Pas de doute, je vais mieux. Mais pour combien de temps ? Je ne suis pas naïve au point de croire que je suis guérie de ma peur du feu. J’ai simplement apprit à ne plus craindre Azazel, ce qui n’est pas la même chose. Éradiquer ce vieux traumatisme du temps de mes années héroïques ne se fera pas en claquement de doigts, malheureusement. Surtout que pour que cela se produise, je dois enfin arrêter de me sentir coupable de la mort de Jackson. Je doute que ce jour arrive, du moins prochainement. Je laisse enfin la main d’Azazel, lui souriant autant avec la bouche qu’avec les yeux. Le pauvre, j’espère ne pas l’avoir rendu trop mal à l’aise avec ma soudaine liberté.

Revenir en haut Aller en bas

avatar

☩ THE SON OF RAGE AND LOVE

En savoir plus

Voir le profil de l'utilisateur

MessageSujet: Re: Play with fire [Azazel & Becca]   Dim 18 Juin - 17:51





Cela avait été une début de journée bien éprouvante pour tous. Début car, en y regardant de loin, le soleil s'était enfin levé. Pendant un instant, Azazel avait eu l'impression de trouver le temps long. Plus long du moins. Que les minutes s'étaient écoulées comme des heures pour en avoir plus. Ils étaient à l’abri ? Pas encore. Blacky montait dans une ascension pressée, le pas léger pour un gabarit pareil. Le bras du démon était venu agrippée Becca pour ne pas qu'elle tombe. Elle semblait... Ailleurs et, il craignait que ça soit de sa faute. Que le spectacle qu'il lui avait offert ne l'ai atteint bien plus que des brûlures. Il ne fallait pas qu'elle tombe. La hauteur à laquelle le chat se trouvait pourrait lui offrir une chute mortelle dans son état. Azazel semblait en parfaite concentration, essayant de se fixer sur son objectif et non pas sa culpabilité. Il fallait s'en aller d'ici. Les indications du brun étaient clairs dans l'esprit du chat : ils rentraient. Pas avec cette femme bien sûr, ils allaient la déposer avant. Trop de mouvements, trop d'agitations sur le lieu de travaille de son colocataire. Il allait sûrement avoir des sermons pour s'être aventuré et énervé ainsi si près de son hangar. Il espérait seulement que Kalista ne soit pas dans l'appartement à décuver de ses bières. Sa présence provoquait de haute-tension déjà pour qu'il n'ait les deux en confrontation à propos de son petit craquage. Ses pensées étaient confuses, elles n'arrivaient pas à se fixer à un seul et même point. Pourtant, tout semblait converger sur l'appartement et c'est naturellement que Blacky s'était dirigé vers celle-ci.
La cadence s'était amoindrie jusqu'à se stopper petit à petit. Le chat avait estimé qu'ils étaient suffisamment loin maintenant et que donc, il n'y avait plus de raisons de courir. Azazel semblait lui aussi dans un autre monde. Quelque part entre l'inconscience et l'héroïsme. Il avait envie de bien faire. Il avait envie qu'elle n'ait pas peur de lui. Il estimait cela dit qu'il devait aussi lui prouver. D'un certaine manière. L'inconscience venait empêcher sa raison de bloquer son geste rassurant. Jusqu'à ce qu'elle finisse par montrer qu'elle voulait s'en aller. Le démon n'allait pas la retenir, encore moins lui en tenir rigueur. Il avait relâché son emprise, bafouillant ce qui semblait être de la gêne, un retour de bonne conscience. À croire qu'il était épuisé aussi pour se montrer aussi déboussolé et bien loin du petit gars assuré.

Le chat semblait heureux d'avoir des remerciements. Tout Azazel malgré sa moue étonnée. Comment ça, cela avait marché ? Le démon était confus, cherchant plus ou moins clairement à comprendre où elle voulait en venir. Maintenant, c'était à lui de ''soigner'' son défaut de culpabilité. Tournant la tête sur le côté, déviant ainsi son regard, le brun semblait contrarié pour quelque chose. « Tu sais, tu devrais … faire comme si de rien était. Comme si tu nous avais pas vu. » fit-il finalement, timidement. Sa queue battait la mesure de sa nervosité derrière, s'allongeant sur son chat pour y trouver du réconfort et du repos. Une position allongée sur le ventre qui n'était pas déplaisante. Les poils de son chat étaient si doux, on croirait à une peluche géante. Et puis, c'était aussi sa façon silencieuse de dire à Blacky qu'il voulait rentrer. Comme il disait à Lewis en se couchant sur le canapé et en posant sa tête sur ses genoux qu'il voulait aller se coucher. L'une de ses mains pendouillait dans les vides, n'ayant rien à quoi s'accrocher. Si, Becca. Elle était venue prendre sa main comme s'il était un ami. Chose qui avait étonné encore plus le démon. Pourquoi ? En quel honneur ? Cela devenait réellement gênant. Tu peux lui dire qu'elle ne m'a pas fais mal fit le chat dans une miaulement en regardant ce qui se passait derrière lui, amusé visiblement. Azazel souriait d'une certaine manière, se laissant faire puisqu'il ne savait pas quoi faire d'autres. Il avait bien trop peur de lui broyer ses doigts pour tenter de résister ou se désister. « Il dit que tu ne lui as pas fais mal. Et que si tu veux refaire une promenade sur son dos un jour, il n'a rien contre. »
La dernière phrase était un ajout, une invitation subjonctive de la part d'Azazel bien trop timide pour endosser celle-ci. Le chat avait un regard suspect en sa direction, mais il ne fit rien d'autre comme signes. « Je ne vais pas te retenir. On va rentrer aussi de notre côté. Par contre, pour l'inquiétude, je crains ne pouvoir rien faire. C'est maladif. En revoir. » fit-il poliment en souriant enfin, ses crocs légèrement dehors. Le chat était venu frotter son énorme tête contre la joue de Becca pour lui dire en revoir à sa manière avant que les deux démons ne disparaissent en empruntant les toits. Azazel avait enfoui son visage rougis tous le long du voyage de retour, l'air visiblement embarrassé. Elles étaient bizarres les humaines. Il avait manqué de la tuer et après, elle s'était permise certaine liberté. Blacky ricanait dans sa tête en voyant la réaction de son propriétaire. Cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas vu dans cet état. Depuis la disparition de Lewis en faites.









L U C I F E R
blue demon
Revenir en haut Aller en bas


Contenu sponsorisé

En savoir plus


MessageSujet: Re: Play with fire [Azazel & Becca]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Play with fire [Azazel & Becca]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [1980] L'Enfer des Armes
» [JEU] GALAXY ON FIRE 2 : Battailles galactique [Payant]
» Play TV enfin recepteur TNTHD
» Offre triple play chez Swisscom
» Play astérix 1980-1985

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
language ! ::  :: Cimetière :: Cimetière des aventures-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetSauter vers: