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 Just like fire [Erza & Becca]

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MessageSujet: Just like fire [Erza & Becca]   Sam 3 Juin - 2:22


Just like fire

FT. ERZA R. SØRENSEN




Une longue soirée à boire. Une longue soirée pour oublier. Du moins, c’était le plan de départ. Morose, je quitte mon appartement sur un coup de tête pour marcher dans la nuit fraiche. J’ai un bar précis en tête afin de noyer mes pensées angoissées. Mes pas me conduisent jusqu’à l’endroit, qui est suffisamment loin pour nécessité un taxi. Qu’importe, marcher autant ne me fait pas peur. Le fait d’être constamment en mouvement, de bouger dans un environnement ouvert plutôt que de faire les cent pas dans mon minuscule appartement est ce qui me plait vraiment dans l’exercice. Une fois que j’aurais quelques verres dans le corps, va savoir si la marche du retour va m’être aussi agréable. J’entre dans le bar et je m’assois au comptoir. Je ne suis là pour personne. J’ai seulement désespérément besoin d’un remontant. Ce genre d’endroit est pour moi un milieu sociable d’ordinaire, mais pas aujourd’hui. Pas alors que j’ai l’impression de toucher le fond et que le moindre de mes efforts ne mène à rien. Je ne suis pas si désespérer que cela, pas au point de tout plaquer encore une fois. Je suis juste vraiment déprimée de voir que mes actions ne me font pas progresser. Si seulement j’avais réussi à rencontre Steve Rogers. Cette simple rencontre, même si elle avait été catastrophique, m’aurait suffit pour réaliser que ce que je fais est concret. Que cela a du sens. Que je ne suis pas totalement folle de me lancer ainsi à sa poursuite alors que le monde entier le croit dangereux. Pourquoi pas moi d’ailleurs ? Me rallier à la croyance populaire serait tellement plus simple. Cela me permettrait de faire un trait sur le personnage et d’éviter de me lancer dans une course-poursuite vaine. Sauf que je ne peux m’y résoudre, tout simplement. Et voilà bien ce qui causera ma perte, ça je commence à en être certaine. Je tiens dans ma main mon troisième verre. Je me sens à peine affectée par l’alcool. Il faut dire que ce verre, je le garde jalousement pour moi depuis bientôt une heure, le privant d’être à nouveau rempli. Et le barman n’insiste pas, sentant probablement que je suis dans une profonde réflexion.

Après une demi-heure supplémentaire de la sorte, je finis par libérer mon verre et me lever de mon siège. Je fouille dans la poche de ma veste à la recherche de billets. Je tends le montant nécessaire plus un gros pourboire au barman qui me salue amicalement. Il m’a déjà vu quelques fois, il sait que je suis une bonne cliente. Je m’extirpe du bar avec la ferme intention de rejoindre mon lit. Boire ne mène à rien non plus. Je n’ai plus rien à faire ici. Je connais bien le chemin du retour, alors je ne prête que peu attention à ce qui m’entour. En atteignant une partie moins passante de Brooklyn par contre, je suis alertée par des bruits de bagarre. Je regarde au loin et je constate que le combat est inégal. Quatre hommes contre une femme, il semblerait. J’ai alors la crainte que la femme est sur le point de se faire agresser par ces cons. Sans réfléchir, je m’approche et bientôt, on me remarque. L’un des hommes semble voir en moi une proie facile car il fonce tête baissée. Je l’évite aisément et cause son déséquilibre en frappant l’endos de sa cheville. Il n’a pas le temps de riposter que je le frappe à la nuque, ce qui l’étourdie sans difficulté. Son corps tombe en une lourde masse au sol. Je ramène mon attention au combat et je m’approche un peu plus. « Hey ! » S’exclame l’un des hommes en remarquant que mon compte n’est pas réglé comme il l’escomptait. Je ne dis rien et réponds plutôt à son poing par le mien. Il est plus costaud et lui faire mal ne sera pas aisé. Il lève ses poings comme un boxeur. Dommage pour lui, je suis une pro dans ce sport. D’autres mouvements brusques attirent toutefois mon attention vers la femme. Elle est toujours deux contre un. Je dois me dépêcher. Ainsi distraite, je n’arrive pas à éviter mon assaillant pseudo-boxeur qui me frappe en plein dans les côtes. J’en perds le souffle l’espace d’un instant, me pliant légèrement en deux. Il va voir qu’on ne me surprend pas deux fois !



Dernière édition par Rebecca Barnes le Mar 6 Juin - 1:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Just like fire [Erza & Becca]   Dim 4 Juin - 18:00





Une longue dispute, encore. Ou du moins, ce qui y ressemblait de loin. La question trônait sur la table et les autres membres du corps enseignant regardaient ce morceau de papier avec une grande interrogation. Que faire ? Ce papier, ce dossier plutôt, énorme comme un roman d'aventures qui n'était autre que la condition et les nouvelles lois concernant les '' Hors-normes''. Les personnes dotaient de facultés, les parias de l'humanité. Sois disant trop dangereux. Les grognements fins d'Erza témoignaient de son opinion à la foi sur la question et, sur ce qui ressortait de cette réunion. Elle était mitigée, remplie de méfiance vis-à-vis de ce recensement. La balance était difficile à peser dans le sens où il y avait déjà eu des soldats de l'armée qui étaient venus rafler les enfants de cette école sous prétexte qu'ils étaient mutants. En soit, la dragonne n'avait rien à se reprocher et donc, rien contre à se recenser. Il y avait un ''mais'' cependant qui traversait son esprit. Même s'ils montraient patte blanches au gouvernement, est-ce que ce genre d'accident ne reviendrait pas ? Pour diverses raisons. Cela pouvait être très bien un excès de zèle de la part de l'armée ou bien, un gosse qui aurait fait un faux-pas. Dans ces cas-là, ce registre offrait alors la possibilité de fermer l'institut au moindre écart de conduite. La crainte d'être emprisonnée, privée de liberté. Voilà ce qui inquiétait la jeune rousse. Elle en avait tout à fait conscience que le professeur était aussi confronté à ce genre de peur. Que lui aussi n'avait pas de certitudes et que c'était un pari risqué ? Mais, quand elle voit ce que sont devenus les Avengers, ce n'est pas très encourageant pour un refus. La force de l'Institut Xavier reposait sur la confiance entre les mutants qui y résidaient et, elle ne voulait pas se permettre que cet effet boule de neige se reproduise au sein de son refuge.
Elle ne voulait pas donner d'avis. Ou du moins, elle refusait d'en donner tant qu'elle n'aura pas plus de garanties et d'assurance. Chose que Cyclope ne semblait pas comprendre ainsi que Tornade. Pourquoi ils ne comprenaient pas ? Son regard avait balancé en direction de Phénix pour savoir ce qu'elle décidait, mais tout comme sa congénère rousse, elle maintenait le silence dans une ambiance aussi angoissante que stressante. Il était tard, voilà deux bonnes heures qu'ils débattaient sur la question et, Erza n'en pouvait plus. Elle avait besoin de prendre l'air pour réfléchir encore. L'air frais, aussi nimbé de pollution soit-il, était toujours plus agréable qu'une pièce dans laquelle elle était enfermée et cramponnée à son siège. Même si la consigne était de ne pas bouger tant que la question n'était pas réglée, elle avait ignoré la mise en garde de Cyclope. Le professeur X, trônant sur l'assemblée avait pénétré son esprit. Il savait pertinemment qu'elle l'autorisait parce qu'elle n'était pas très bavarde. Il la laissait partir, sondant dans son esprit qu'elle était au bord des larmes et qu'elle avait besoin de prendre du recul sur la situation pour préserver sa fierté.

Elle avait pris son envol vers la ville avec, encore une fois, une des motos de Scott. Pour l'avoir contrarié en réunion, il pouvait au moins lui faire cette faveur. Et puis, ce n'est pas comme si elle était mineure et donc, avoir besoin de demander une permission. C'était fini ça. Certes, il avait été son professeur, mais maintenant, ils sont sur un pied d’égalité en matière de hiérarchie. La ville était encore froide, le ciel de la nuit ayant commencé à napper New York. Elle aimait New-York car, c'était une ville diversifiée. Bien plus qu'Oslo en tout cas. D'où le fait qu'elle n'avait aucun regret d'être partie de son pays d'origine. Elle n'avait plus rien là-bas alors, à quoi bon s'y attacher et rester. Les rues de Brooklyn se présentaient à elle. Ce n'était pas son quartier préféré, mais il y avait un excellent bar pour le moins pittoresque dans lequel elle aimait se poser. Le genre de bar où personne ne se bouscule pour avoir une consommation gratuite et où l'ambiance bonne règne.
Erza aurait pu s'y rendre sans avoir à faire à trop d'encombres. Elle aurait pu passer une soirée tranquille après une après-midi mouvementée en émotion. Mais non, c'était sans compter sur les anti-mutants. Ces pauvres cons ignorant qui préféraient cracher sur les siens plutôt que d'essayer de les comprendre. Comme quoi, il n'y avait pas que des avantages à porter un gros ''X'' sur la devanture de la moto. Quatre personnes qui lui barraient la route et dans son esprit, un simple C'est tout ? Était en train de traverser. En plus d'être arrogants, ils la sous-estiment ? Pitoyable. Tous autant qu'ils sont. Il ne fallait surtout pas perdre patience mais, ce n'était pas une qualité chez la dragonne. Un pied-à-terre pour maintenir l'arrêt, Erza avait coupé le contact pour tenter une approche diplomate. « Je vous le dirais qu'une fois, fichez-moi la paix » fit-elle sans retenue. Une mise en garde qui n'avait récolté que des ricanements hautains et de la méprise. Avant qu'ils ne sortent les couteaux et les pistolets. Hors de questions de fuir, la rousse s'était mise en position de combat, prête à de se défendre. Mais, en voyant cette autre fille s'en mêler, elle semblait surprise. Ce n'est pas tous les jours qu'on vient l'aider après tout. Il y avait un fin sourire complice qui se dessinait néanmoins sur les lèvres. À deux contre quatre, elles avaient un peu plus de chances de s'en sortir maintenant. Laissant la jeune brune à ses affaires, la dragonne allait tâcher d'assurer de son côté. Ses ongles avaient fini par se changer en griffes, sa peau se solidifiant en écailles rouges flamboyantes à certaines parties du corps. Les plus susceptibles de conduire à une blessure mortelle. Fire Claw avait ouvert la bouche pour laisser un jet de flammes s'échapper de celle-ci. Une manœuvre de diversion pour venir frapper le premier homme dans les côtes avec un bon coup de coude bien placé. Puis, en voyant le second arriver à la rescousse de son collègue, ses griffes étaient venues l'accueillir en se plantant dans son épaule. Elle avait un peu de temps avant que l'autre ne se remette dans son cou visant à couper sa respiration. D'où le fait qu'Erza était venu frapper le second dans les genoux pour le faire vaciller et le rendre inapte. Elle n'ira pas jusqu'à dire qu'elle lui avait brisé les rotules, mais il risquait de mettre du temps à se relever.

Cela dit, être séparé n'est pas une solution selon elle. C'est pour cette raison qu'elle était venue rejoindre la brune et couvrir ses arrières tout comme elle couvrait les siens avec son actuelle position. « Sympa l'intervention, à qui ai-je l'honneur ? » lança la rouquine avant de provoquer sans vergogne l'un de ses agresseurs pour le pousser à attaquer. S'il se jette dans la gueule du dragon, ça n'en sera que plus facile pour les mettre KO au plus vite.  





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MessageSujet: Re: Just like fire [Erza & Becca]   Dim 4 Juin - 21:38


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Je frappe mon adversaire au visage, visant l’os du nez que je sens bouger sous mon poing. L’homme expire sa souffrance en portant une main à son visage ensanglanté. Casser un nez est facile quand on sait où appliquer la bonne pression. Je l’entends respirer son sang et tousser avec rage. Il ouvre grande la bouche pour compenser le cadeau que je lui ai fait. Cela me donne l’occasion de recommencer à visualiser l’environnement. L’important dans un combat, c’est de garder une vision globale, de ne pas restreindre son champ visuel, pour conserver une capacité d’anticipation. C’est en regardant à nouveau vers la gauche, vers la jeune femme rousse, que je vois son corps se métamorphoser. Je ne peux retenir mon étonnement en constatant les changements de sa peau et l’aspect bestial de ses ongles, qui me rappelle des griffes désormais. Une mutante. Voilà qui me donne soudainement un indice de la raison de cette soudaine agression. Le lieu choisit n’est même pas à découvert, voilà ce qui m’avait le plus surpris au départ. Il est clair que ces quatre hommes sont là pour s’en prendre à elle ou qu’ils aient découvert qui elle était et ont décidés de faire les malins. Je paris qu’il n’avait pas anticipé mon intervention. J’écarquille les yeux en voyant la mutante cracher des flammes. Un souvenir douloureux remonte, assombrissant davantage mon humeur. Un mutant doté de cette capacité est à l’origine de cette explosion il y a cinq ans. Celle dans laquelle mon ami Jackson est resté prit en piège. Mais surtout, l’explosion m’ayant obligé à lui tirer une balle dans la tête pour lui éviter une atroce agonie dans les flammes. Je retiens un hoquet de panique. Je me gifle mentalement et me retourne juste à temps pour éviter une riposte de mon adversaire. Du coin de l’œil, je vois la femme-dragon se débrouiller à merveille avec ses pouvoirs. Elle blesse ses deux opposants sans ménagement, alors que moi je me montre lente et hésitante, déstabilisée par le souvenir de Jackson. Mon adversaire est mauvais. Costaud certes, mais incapable de prendre le dessus même si je ne suis pas à cent pour cent. La femme me rejoint et je croise son regard avec une certaine dureté qu’on peut attribuer à mon sérieux face au combat. En réalité, je fais mon possible pour ne pas lui coller une étiquette hâtivement. Je ne la connais pas. Je sais qu’elle n’a rien à voir avec l’explosion de mes souvenirs. Et même si elle serait parente avec le mutant responsable, ce n’est pas de sa faute. Je ne peux pas la catégoriser aussi rapidement. Elle cherche à savoir qui je suis et je suis surprise de voir un sourire sincère naître sur mon visage. Rassurée par ma faiblesse que je surmonte enfin, je n’ai pas peur de lui dévoiler ce surnom que tous utilise sauf ma mère : « Becca » L’unique adversaire encore debout dégouline toujours de sang partout. Il renifle fortement avant de pointer dans notre direction un pistolet que je devine chargé. Il est trop loin pour que je le désarme instantanément. Il est nerveux, agacé et en souffrance. Bref, il est instable et pourrait tirer sans prévenir. Je ne peux m’empêcher de baisser les yeux sur la peau d’écailles de la mutante. « Est-ce qu’il peut te blesser avec son joujou ? » Je me penche pour lui chuchoter. Mon alliée peut attaquer à distance avec son souffle de dragon, mais j’ignore à quelle portée. À défaut de savoir, je lui propose du coup en sous-entendu d’être celle qui s’avance vers l’homme et s’occupe de le désarmer. Il doit se douter que nous préparons un plan car il s’agite. Il se balance d’un pied à l’autre, visiblement au bord de la crise de nerf. Son regard est celui d’un fou, ses globes oculaires presque sortie de leur orbite. On ne pourra visiblement pas le raisonner avec des mots. Surtout pas après ce que je lui ai fait au visage. Je dois être celle qu’il veut trouer en premier. Derrière nous, voilà que j’entends des sifflements et des pas. Je tourne la tête et vois trois nouvelles silhouettes masculines qui s’approchent en ricanant. Je suis sur qu’ils ont envie de jouer eux aussi. Je croise le regard de la rousse. Les nouveaux ne semblent pas armés, du moins, en apparence. Le danger demeure donc toujours celui au nez cassé qui s’impatiente. Elle doit l’arrêter en priorité. Les autres peuvent patienter.

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MessageSujet: Re: Just like fire [Erza & Becca]   Lun 5 Juin - 18:53





La bestialité ne se résumait pas seulement au corps de la dragonne. Elle avait l'âme d'un dragon et le corps d'un chef. C'est ainsi que l'Institut a récupéré cet animal blessé dans la campagne d'Oslo. Une femme meurtrie, trop longtemps mit à l'écart à cause de sa particularité. Une histoire d'enfance redondante dans la condition mutante malheureusement. Mais, elle refusait de se lamenter sur son sort. Pour s'en sortir, il fallait se battre et cette volonté de vivre n'avait pas quitté son âme de combattante. Elle était vive parce qu'elle prêtait attention aux moindres faits et gestes, se plaçant dans l'angle mort après avoir esquivé leurs attaques pour mieux frapper là où ça fait mal. Elle ne les craignait pas, elle savait qu'elle était la plus forte. Qu'ils pouvaient la blesser, mais qu'elle, elle pouvait le rendre au centuple. Crachant ses flammes avec la volonté de se défendre, elle n'avait pas pris conscience d'une potentielle peur de la part de l'autre jeune femme. Il faut dire que jusqu'ici, elle s'était bien trop accommodée au fait que les élèves pouvaient facilement se défendre contre ses flammes et ses coups de colères. Qu'ils étaient plus solides. Qu'elle avait, certes, besoin de se montrer prudente tout de même pour ne pas risquer des pertes, mais, pas au point de se dénaturer. Hors-là, avec un simple coup d’œil, elle voyait bien que cela avait été dérangeant pour la brune. Une légère grimace d'une colère étouffée s'était dessinée sur son visage brièvement. Elle aussi avait peur. Elle avait peur des humains. À cause de la même excuse qui motivait les humains à avoir peur des mutants. La peur du rejet, la peur de l'inconnu, la peur du jugement, la peur de mourir. En quoi étaient-ils différents les uns des autres puisque les mêmes peurs nourrissaient leurs volontés de se défendre ?
Cela dit, ce n'était pas le moment d'en discuter. Il y avait d'autres chats à fouetter. Elle ignorait si c'était une bonne chose de se rapprocher de la demoiselle ainsi pour l'épauler et ne pas offrir d'ouverture à leurs agresseurs. Oui, leurs car dorénavant, elle était belle et bien impliquée dans cette histoire. Aussi dur était le regard de la dragonne, il y avait ce petit sourire complice au recoin de ses lèvres qui disaient merci. Elle était si peu habituée dorénavant à ce que les gens s'arrêtent pour l'aider, c'était devenu peu courant depuis les incidents de Manhattan, Washington et la Sokovie. Les hors-normes n'avaient plus leur place dorénavant dans ce monde depuis le raffut des Avengers. Elle ne collait pas l'étiquette de la responsabilité sur eux, ah non ! Loin de là même. Seulement, ils avaient une part à eux dedans. « Un diminutif, je suppose ? Enchanté Becca, moi, c'est Erza. », un râle de douleur venant d'un des deux adversaires à titre de ponctuation à sa phrase. Il avait eu le malheur de revenir à l'assaut et cela lui avait coûté cinq troues dans la poitrine. Écroulé au sol, il n'en restait plus qu'un en état de se battre, le regard d'Erza basculant vers ce dernier.

« Sous cette forme, oui, mes écailles ne sont pas assez solides pour plusieurs coups de feu. Mais, ça reste jouable. Il semble mal en point pour viser comme il faut deux fois au même endroit. » Répondu-t-elle presque complice avec le même volume sonore. Et de ce fait, cela était pour confirmer qu'elle était d'accord pour servir de bouclier. Lors des exercices des X-Mens, c'était son rôle principal durant les assauts justement à cause de ces écailles rouges. Laissant une seconde ou deux planait après son annonce, elle avait fini par faire une rotation afin d'échanger sa position avec celle de Becca pour se retrouver face à l'homme armé tout en la protégeant des potentiels coups de feu. S'approchant à un pas qui s'accélérait en crescendo, la dragonne avait fini par le prendre de surprise en attrapant le poignet de cet homme. Un stupide reflex le prit d'appuyer sur la détente, mais la rouquine avait rebaissé son poignet brutalement et de ce fait, il s'était lui-même tiré dans les jambes. Sa poigne se resserrait, ses griffes commençaient à creuser la chair de ce fou dangereux. Dans une cabriole agile, elle était passée derrière lui, tout en gardant son emprise sur ses poignets et ainsi, lui mettre ses mains dans le dos tout en lui faisant lâcher son arme. La dragonne n'était pas spécialement à l'aise avec les armes à feu et de ce fait, son premier reflex fut d'envoyer celle-ci à Becca par un coup de pied pour ne pas prendre le risque d'appuyer sur la détente par erreur.
Maintenant, cet homme avait le choix. « Soit tu nous fous la paix, soit tu te retrouves avec un second trou d'balle. ». Plus précis comme mise en garde, on ne peut pas faire. Pourtant, il y avait une once de malice dans le regard de la rousse. Elle avait le sang chaud après tout, alors narguer son ennemi faisait partie de ses petites manies. Elle avait mordu l'oreille de son agresseur, grognant doucement pour lui faire signifier que si elle voulait le bouffer -et pas de la manière la plus agréable malheureusement pour lui-, cela ne la dérangeait pas. Relevant son regard vers sa complice, elle avait remarqué l'homme qui se relevait derrière lui. L'avait-elle vu ? Au cas du contraire, il était préférable de la prévenir. « Derrière toi, fais attention ! ».   





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MessageSujet: Re: Just like fire [Erza & Becca]   Mar 6 Juin - 2:55


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Faire confiance n’est pas une chose naturelle pour moi. Trop souvent par le passé, on m’a trahit et blessé. Par habitude, je me suis mise à être plus sélective dans les choix de mon entourage. À toujours conserver pour moi un jardin secret plus large que les autres. Sauf qu’il arrive parfois qu’on n’ait pas le luxe de réfléchir et que dans l’urgence, il faut se décider si oui ou non on fait confiance. Dans ce combat-ci, la question ne s’est même pas posé. Je me suis par moi-même rangée du côté de la mutante et je n’ai pas dérogée de ma position. Même maintenant alors que nous sommes sous la menace d’une arme, je suis debout à ses côtés, dans le camp de ceux que l’on désire éliminer. Il aurait été plus simple de poursuivre mon chemin et de laisser Erza seule face à ses problèmes. Sauf que ce genre d’actes égoïstes me rend malade. Je ne suis pas ainsi, je ne pouvais pas fermer les yeux et laisser cette injustice avoir lieu. J’ai certes été surprise par sa nature. Qui ne le serait pas en découvrant se révéler sous ses yeux un dragon menaçant. Là encore, j’avais le choix. Celui de l’abandonner sous prétexte de cette différence. Rejeter sa nature mutante. Ses flammes m’ont surprit, ont réveillé mes insécurités endormies. L’échec que je n’ai pu réparer autrefois. Dans ce chamboulement émotionnel, j’ai hésité à poursuivre le combat. La rage m’a fait serrer la mâchoire à m’en éclater presque les dents. Mais l’adrénaline a prit le dessus, m’a remis les priorités en place. Et alors que l’affrontement ce calme, je me sens dans le bon camp. Je ne regrette pas d’avoir écouté mon instinct et d’être intervenu. Elle a beau savoir se défendre, il y a des situations qui nous échappent bien malgré nous. Je peux en témoigner avec ce qui est arrivé à Jackson. Personne n’avait prévu qu’il tomberait au combat ce jour-là. Nous étions tous beaucoup trop aveuglés à cette époque, je suis la première à le reconnaître. Les choses ont bien changé depuis. Je sais désormais que la mort fait partie du jeu. Qu’en s’exposant, forcément on accepte de prendre des coups. Je ne vois plus le monde à travers mes yeux de petite fille. La naïveté s’est envolée. L’innocence du héros dans toute sa vulnérabilité cachée derrière un masque. Parce que s’il y a une chose que j’ai apprise le jour de la mort de Jackson, c’est que je ne suis pas une héroïne.

Je croise le regard de la dragonne. Je comprends aussitôt qu’elle adhère à mon plan et nous interchangeons nos places. Je me retrouve derrière et de son côté elle progresse vers l’avant jusqu’à être sur notre ennemi. Rapidement, elle le désarme et le pistolet glisse dans ma direction. Je m’en saisis et j’ai par réflexe de vérifier les munitions restantes. Une balle a été gaspillée dans la jambe du nez cassé. Erza tente de le faire capituler alors que j’ai le sentiment qu’il ne voudra rien savoir, pas après l’humiliation qu’il a subit. Derrière moi, je sais que des renforts arrivent paresseusement. Je pressens également mon premier adversaire se réveiller et bondir, juste au moment où mon alliée mutante le remarque. Je me retourne et d’un enchaînement maîtrisé, je le renvois au sol dans une douce souffrance. Je termine de briser sa motivation avec un nouveau coup en direction de sa jambe que je sais affaiblie. Elle se disloque brusquement et il pousse une plainte forte à mes oreilles, me faisant grimacer. Je ne perds pas une seconde et charge le pistolet dans un cliquetis bien audible avant de le lever au loin, vers les trois hommes qui se figent. Je les vois lever les mains, considérant le danger que je représente. Comme je le pensais, ils ne sont pas armés et croyaient avoir l’avantage malgré tout. La froideur de mon visage leurs font perdre leur sourire de brute épaisse. Il n’y a que celui de droite qui conserve une étincelle de désir dans le regard. Je ne serais pas surprise que la menace que je représente excite son esprit tordu. « Foutez le camp ! Le spectacle est terminé ! » Je leur lance d’une voix forte et sans place à la discussion. Ils ne bougent d’abord pas avant de reculer progressivement d’un pas lent et de retourner dans l’ombre en ricanant. Je ne suis pas stupide au point de croire qu’ils ont renoncés. Je garde donc l’arme dans ma main et me retourne vers Erza. « C’est le bon moment pour s’éclipser. » Je lui dis en ayant un regard vers sa moto. Je n’ai jamais monté sur un tel engin pour ma part. Ce genre de véhicule m’a toujours donné l’impression d’être instable, m’en ayant tenu éloignée. Je m’approche d’elle avec l’arme prête à servir si nos deux adversaires encore conscient tente une ultime réplique. « La prochaine fois que tu te fais des amis comme ceux-là, envoie-moi une invitation pour que j’arrive plus tôt. Ce n’est pas passé loin aujourd'hui. » Je dis sans pouvoir retenir un rire. Je prends le tout légèrement, mais en vérité je suis sérieuse. Sans douter de ses capacités, je ne sais pas si la conclusion aurait été la même sans mon aide. Je baisse le regarde sur l’homme au nez cassé. Ses yeux globuleux m’écœurent toujours autant. Sans parler du sang qu’il vomit toujours abondamment par le nez. L’arme dans ma main le garde sage, en bon petit chien qu’il s’applique à être désormais.

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MessageSujet: Re: Just like fire [Erza & Becca]   Ven 9 Juin - 17:10





Tout comme il n'était pas facilement pour elle d'accorder sa confiance, elle s'était cependant laissée aller au jeu de la situation. Ce n'était clairement pas le moment de faire des manières concernant son entourage et, une aide extérieur dans ce genre de péripétie n'était pas de refus. Pour autant, Erza demeurait silencieuse. Sa concentration dans le combat était bien trop intense pour qu'elle se laisse distraire facilement. Il n'y en avait plus beaucoup, seulement deux en états de se battre. Les deux autres agonisaient à terre et donc, ils ne faisaient plus partit des priorités pour le moment. S'ils avaient un minimum d'intelligence, ils feraient mieux de rester tranquille. La dragonne n'avait pas l'intention de faire de blessés graves alors, elle aimerait bien se tenir à cette volonté. Dos à dos, contre une autre demoiselle, ce n'était pas si désagréable. Elle avait la sensation d'être en sûreté, d'avoir quelqu'un sur qui comptait pour surveiller ses arrières. Elle qui n'aimait pas travailler en équipe en temps normal, il se pourrait qu'être plongé dans une telle situation lui fasse changer d'avis. D'autant plus que le dessus avait été pris sur la situation. La rousse s'était élancée, ayant parfaitement compris le message sans pour autant se détourner de sa volonté à protéger Becca comme elle s'était si bien présentée. La priorité était de le désarmer ? Pas de soucis. La dragonne avait exercé une pression sur ses poignets pour le faire lâcher prise. Une cabriole agile qu'elle ne pourrait pas faire avec sa transformation complète pour passer derrière lui et l'immobiliser. Elle n'avait plus qu'à attendre les ordres suivant.
Ça ne tiendrait qu'à elle, elle se changerait et il atterrirait dans son estomac. Mais, elle venait de faire une toute nouvelle connaissance. Cela serait dommage de tout gâcher à cause d'un petit creux. Grognant légèrement, mécontente, elle regardait néanmoins un œil sur les deux autres tout en tenant fermement son étreinte pour empêcher Poisson rouge -référence à ses yeux globuleux de rage- de se faire la belle pour pouvoir aider ses copains tout aussi forcenés que lui. Un fin sourire s'était dessiné sur son visage. Elle savait se défendre la petite demoiselle. Mieux que les étudiants à l'institut en tout cas. Et, elle cachait plutôt bien son jeu. Elle avait confirmé ses ordres par un simple coup d'oeil, regardant ces pauvres idiots se faire la malle après leurs échec cuisant. « T'as déjà monté à moto ? » fit-elle pour savoir tout en jetant sa ''proie'' à terre pour se débarrasser les mains. Les ricanements des fuyards étaient suspects, elle craignait qu'ils soient allé chercher du renfort. Erza n'avait pas attendu la réponse pour saisir le poignet de la demoiselle et l'entraîné avec elle sur son engin à deux roues. « Tu me dirais ce que t'en a pensé plus tard. ».

Pas le temps en petit papotage. Elle avait enfourché la bécane comme une professionnelle en la matière, donnant son casque à son passager. Elle allait avoir besoin de toutes sa vision. Et elle, elle en aurait peut-être besoin pour se rassurer. Démarrant le moteur, l'engin avait vrombit tellement fort que c'était difficile d'entendre sa réponse quant à la remarque de Becca sur le carton d'invitation. « Je m'en fous de ceux-là, je m'en suis fait une vraie et, je leur en remercie. D'une certaine façon. », un petit clin d’œil en guise de ponctuations, elle avait attendu que la brune s'accroche à elle pour démarrer. À vive-allure, pour ne pas laisser de traces. Elle avait fais route en direction d'un quartier plus calme. L'avantage de la nuit, c'est qu'il n'y avait pas beaucoup de circulations et donc, plus de places pour elle sur la route. Elle avait traversé la ville ainsi pendant une bonne demi-heure avant d'estimer être suffisamment loin de ce bordel pour se poser. Une allure ralentie, elle n'avait pas mis les pieds dans un bar depuis sa sortie de l'Institut alors qu'elle était venue pour ça à la base. C'était une bonne occasion de faire plus ample connaissance. D'où aussi le fait qu'elle s'était arrêtée près d'un pub. Ce n'était pas forcément celui qu'elle voulait au départ, mais c'était mieux que rien du tout. Posant pieds à terre pour marquer l'arrêt, le moteur s'était coupé. Le silence n'était pas tout à fait là encore à cause de la maigre circulation et quelques fêtards. Les oreilles prenaient juste moins de décibel qu'en chemin.
« C'est gentille d'être intervenue, mais tu vas avoir des soucis maintenant. J'aurais pu me débrouiller toute seule. » Un fin sourire timide arborait les lèvres rouges de la rousse, le regard figé sur le bitume. Elle était pensive, partie très loin dans ses pensées. Si Becca n'était pas intervenue, elle aurait peut-être eu du mal à s'en sortir. Elle s'en serait sortie, pas sans conséquence cependant et encore moins dans la discrétion. Oui, c'est ce qu'elle devait se dire. Niveau furtivité, ça aurait été bien plus compliqué à gérer en plus d'attirer la curiosité de manières plus nombreuse. De quoi elle avait l'air, d'une hypocrite ? Il fallait se ressaisir. La tête de nouveau bien droite, le regard planté sur sa compagne d'infortune, elle avait posé ses mains sur les hanches. « De base, j'ai bougé pour venir boire un verre. Ça te dirait de venir avec moi ? », reprenons les choses essentielles. Ça ne voulait pas dire qu'elle avait oublié ce qui s'était passé, bien entendu. Seulement, elle avait besoin de se changer les idées et de remercier Becca d'être intervenue. Un verre était une bien maigre compensation. Mais, elle avait peut-être gagné bien plus que ce qu'on pourrait croire aux premiers abords.





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MessageSujet: Re: Just like fire [Erza & Becca]   Sam 10 Juin - 1:47


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Je suis un peu surprise par la vitesse de réaction de la rousse. Je sais que nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers trop longtemps, mais elle me déstabilise lorsqu’elle se saisit de mon poignet. Je me laisse traîner sans résistance, n’ayant pas le temps de lui répondre que je n’ai jamais monté à moto par le passé. Ce n’est pas cela qui va m’arrêter. Je me saisis du casque qu’elle me tend, remarquant pour la première fois le logo des célèbres X-Men sur l’engin. Je ne perds qu’une seconde à l’admirer avant de mettre le casque sur ma tête. Elle répond à ma remarque sur le même ton complice et elle réussit de la sorte à me décrocher un sourire sous ma visière. Je m’accroche à Erza et je la laisse me conduire à travers la ville. Ayant un excellent sens de l’orientation, je ne suis pas perdue alors qu’elle zigzague dans les rues. Je me doute qu’elle adopte un itinéraire destiné à brouiller les pistes. Je ne passe aucun commentaire, trop fascinée par la sensation de vitesse que me procure ce moyen de transport. Je ne cache pas le fait que mon corps soit crispé, stressé par cette expérience nouvelle. Je laisse la mutante me conduire, ne sentant pas le temps s’écouler. Lorsque nous nous arrêtons, j’ai donc l’impression de n’avoir passé que quelques minutes en moto, pas plus. Toutefois lorsque je me jette à terre, je sens l’élancement dans mes jambes. Je suis heureuse que la visière teinté et la pénombre de l’endroit dissimule ma grimace. J’agite les jambes discrètement pour les dérouillées puis je retire le casque de ma tête pour le rendre à sa propriétaire. « Je suis surprise, je ne pensais pas aimer être sur une moto. Il va falloir que je m’en achète une à présent ! » Je dis avec un immense sourire sur les lèvres. Juste pour cela, je suis heureuse d’être tombé sur Erza, malgré les circonstances particulières de notre rencontre. Voilà qu’elle me remercie avant de justifier ses capacités. Je garde mon sourire, qui est un peu plus doux. « Tu as gérée, je confirme. Sauf que ces types sont vicieux, pas le genre à combattre à la loyal. On ne sait jamais face à ce genre d’ennemi. » Je me suis arrêté pour une petite pause afin de réfléchir un bref instant. Puis je reprends, encore une fois souriante. « Sinon, tu n’as pas à me remercier. Et ne t’inquiète pas pour moi, je ne pouvais pas laisser ces cons croire qu’ils pouvaient s’en prendre à une femme comme ça. Franchement, ce sont de pauvres types. Surtout mon nez cassé. » Dire ce surnom à haute voix provoque mon rire. Je ne sais pas si Erza va comprendre que je parle de l’homme au pistolet, mais je suis sur que oui. Ainsi, nous voilà en face d’un bar, le même genre d’établissement que j’ai quitté de mon côté avant le combat. Étrangement, je trouve son invitation tentante. L’envie de la connaître, de comprendre pourquoi elle a en sa possession la moto des X-Men surtout. Si ça se trouve, elle est l’une d’entre eux. Voilà qui est d’autant plus intéressant pour une personne aussi néophyte que moi face à la réalité mutante. Je n’hésite donc pas à répondre à son invitation. « Pourquoi pas ! » Je la suis donc une fois de plus afin d’entrer dans le modeste établissement. J’ai pour réflexe d’immédiatement scanner les lieux, d’évaluer les gens qui s’y trouve et d’identifier la sortie de secours. On ne sait jamais. Je m’installe au comptoir en compagnie de mon alliée et lorsque le barman s’approche pour prendre notre commande, je lui demande une bière pour commencer. Je me rappelle alors d’un détail en me redressant sur la chaise : Le pistolet. Dans notre hâte à partir, je l’ai dissimulé en vitesse dans mon dos. Je le sens à présent bien clairement et cela me fait froncer des sourcils. Si je m’étais débarrassé de l’arme là-bas, mes empruntes auraient été dessus. Au cas où la police s’en serait mêlée à la suite du son de la détonation durant la bagarre, je ne pouvais pas le laisser derrière. Non, je vais plutôt le garder et bien effacer les traces de ses anciens possesseurs. Il faut juste que je n’y prête pas attention pour le moment. Ce qui est mal partie. Je remarque seulement maintenant qu’Erza a repris son apparence normale. Les écailles ont laissé place à sa peau tatouée. Je m’arrête sur les dessins. « Ils sont vraiment magnifiques tes tatouages. » Je la complimente en lui souriant. Nous recevons nos verres et je porte la bière à mes lèvres et en savoure l’amertume en silence.

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MessageSujet: Re: Just like fire [Erza & Becca]   Sam 10 Juin - 22:30





Erza n'avait aucunes idées de la réputation des X-Mens, de son équipe en quelque sorte, dans le milieu du commun des mortels. Elle ne s'attardait pas sur la notoriété de ses coéquipiers et c'est peut-être pour ça qu'elle ne prêtait pas intention pour ce bug sur le logo des célèbres mutants parant sa moto. Enfin sa moto était un bien grand terme. Elle n'avait fais que l'emprunté, le temps d'en avoir une à elle. Rouler dans une voiture n'était pas pareille. La sensation de vitesse était bien moins flagrante et il n'y avait pas l'air pour fouetter les visages. En faites, il n'y avait rien hormis l'avantage d'avoir plus de chances de s'en sortir en cas d'accident que sur un deux roux. Mais, c'était une forme de mise en danger nourrissant l'adrénaline, non ? C'est ainsi qu'elle le voyait. Un fin sourire malicieux s'était affiché sur ses lèvres quand elle avait sentit l'étreinte de la brune se resserrer contre elle. Pour tout dire, ce n'était pas pervers. Loin de là. Elle avait plutôt l'impression d'avoir un de ses élèves apeurés dans son dos qui ne demandait qu'à être rassurer. Un sourire attendrissant donc pendant qu'elle se concentrait sur la route. La route pour éviter de se planter surtout. Cela serait dommage de finir sur un lit d’hôpital après avoir vaincu dans un deux contre quatre. Un parcoure chaotique, mais volontaire qui avait pour but de brouiller les pistes quand à leur fuite. Ce n'était donc pas parce qu'elle avait un sens de l'orientation déplorable. Loin de là même. Un parcours qui avait pris fin après de longues minutes à profiter de la vitesse. Mettez Erza sur une ligne droite et, elle serait du genre à accélérer sans cesse. Merci les routes en Amérique qui avait cette avantage d'ailleurs. Toujours plus vite, toujours plus loin à défaut d'avoir la vitesse sonique comme pouvoir. Elle enviait les mutants possédants de telles capacités car, ils étaient libres d'aller où ils voulaient sans être embêtés par les embouteillages.
Le pied à terre qui signifiait la fin de la route, Erza avait coupé le moteur et mit la béquille pour s'assurer de ne pas l’abîmer ou encore, de faire un arrêt en sûreté. La rouquine restait quelque peu mitigée, peu modeste, mais c'était pour la bonne cause. Son sourire n'avait pas décroché son visage, accentué par ce regard puissant qu'elle dégageait et qui ne faisait que l'embellir. Une femme forte et déterminée qui avait pour défaut de ne pas vouloir mêler les autres à son combat, comment lui en vouloir ? « On s'y fait vite, hein ? Les voitures, c'est pour les peureux, une bonne bécane, y a que ça de vrai ». Un peu macho aussi sur les bords, c'était sa manière de l'encourager à s'en prendre une. Puis, en avouant qu'elle aurait pu se débrouiller seule, elle avait fais une moue hésitante. Elle n'avait pas tout à fait tord comme elle n'avait pas tout à fait raison. Se frottant l'arrière du crâne, la dragonne semblait légèrement septique, contraint d'abdiquer. « Ouai, je sais. J'ai surtout pas fais beaucoup d'efforts pour tout t'avouer. C'est trop facile de briser leurs os. En tout cas, si tu as un problème un jour, tu peux compter sur moi pour te rendre la pareille ». Son sourire était revenue. Il était temps de se désaltérer après cette rude bataille. Rude surtout pour leurs adversaires quand on y regarde de plus près.

Becca était partante et, c'était pour le mieux. Boire un verre seul, c'est définitivement triste et déprimant. Hors là, elle s'était faite une nouvelle amie sur qui elle voulait en savoir plus. Il était certain que cette altercation avait créé un lien qui n'allait faire que se renforcer au file du temps donc, autant commencer sur de bonnes bases. Rien que son entrée dans le bar était limite imposante. Un peu plus et, elle allait cassé la poignet de la porte par inadvertance. Becca pourrait cependant lui reprocher son manque de prudence. Erza était bien trop confiante sur ses capacités pour se donner la peine d'analyser les potentiels troubles-fêtes. S'asseyant au comptoir du bar, Une bière pour la demoiselle donc... « La même chose s'il vous plaît », on peut être une brute épaisse et avoir un minimum de politesse. Elle était tellement indécise sur le choix de la boisson qu'elle n'avait rien trouvé de mieux que la suivre encore dans ce coup-là. Les deux verres devant leurs nez, la rousse avait entamé celle-ci au goulot car … Pas le courage de la verser dans l'autre récipient. Surtout que c'était un truc à en mettre à côté avec la montée mousseuse donc non. À nouveau, elle avait ce sourire plein de malice au compliment sur ses tatouages de la brune. D'abord regardant ceux-ci avant de tourner son regard vers elle, Erza avait jugé bon de l'éclairer sur ce point. Et de briser ce silence par la même occasion. « Merci, c'est pas les plus beaux que j'ai fais, mais ça reste des souvenirs avant tout. Un peu façon bâtons sur une ardoise de comptes si tu vois ce que je veux dire. Si jamais ça te tente de te faire tatouer, vient à mon cabinet. Je peux tout faire et partout. ». Par mesure de précautions, elle s'était retenue de faire une remarque légèrement déplacée pour la faire fuir. Partout, cela voulait dire … Vraiment partout. De toutes façons, elle avait tout intérêt à ne pas être mijaurée quand elle regarde ce que certains clients lui demandent. Un mouton sur un cul, un doigt d’honneur sur les bijoux de famille... Bref passons. « Tout à l'heure, j'ai remarqué que tu te battais que trop bien pour être juste vendeuse dans je ne sais quoi, t'aurais pas fais l'armée par hasard ? Enfin, si c'est pas trop indiscret bien sûr ».





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MessageSujet: Re: Just like fire [Erza & Becca]   Dim 11 Juin - 2:57


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Est-ce possible de développer des affinités avec un inconnu aussi rapidement ? Je ne saurais dire, étant la fois la sociable et la solitaire dans le même corps. Une chose est certaine, je viens de trouver une personne dans cette ville à qui je n’ai plus peur de donner ma confiance. Je juge peut-être trop rapidement, je ne la connais pas du tout, il faut dire. Sauf que je ne vois pas ce détail comme une entrave à ce choix. Je vois en sa différence toute sa force et son courage. Elle m’avoue avoir déployé peu d’effort durant le combat afin de ne pas tuer nos adversaires et cela ne peux que m’impressionner davantage. Cette retenue, je ne l’avais pas deviné. Je pensais qu’elle s’était battu avec toute sa vigueur et sa hargne, mais non. Je pose sur elle des yeux brillants d’admiration. À cet instant, je l’envie d’être mutante. La seconde suivante, je réalise plus rationnellement ce que cela implique. Posséder un pouvoir peu faire rêver, mais être un mutant ce n’est pas que cela. L’opinion publique semble pencher en leur défaveur d’après ce qu’on peut lire un peu partout et la grogne général qu’on entend de la population lors d’incidents quelconque. Être mutant n’est pas une vie de rêve en soit et je ravale aussitôt ma jalousie envers Erza. Je doute d’avoir la force de supporter un fardeau aussi lourd que le sien. Aurais-je été capable de me retenir à sa place ? J’en doute. Je me montre tellement passionnée au combat parfois qu’il est difficile de m’arrêter lorsque je suis lancée. Alors de me demander de faire attention pour ne pas tuer quelqu’un, c’est presque une insulte lancée en plein visage. Erza représente tellement plus qu’une simple mutante. J’ai décidément beaucoup à apprendre d’elle. Je lui ai alors souris puisqu’elle souhaite me rendre la pareille un jour. Elle n’a pas de dette envers moi. Je n’ai au final pas fait grand-chose dans ce combat hormis lui apporter un peu de soutien et d’intimider trois autres types. Elle n’a pas à se sentir obligé de faire ça. Et pourtant, je sens qu’elle ne dit pas ça à la légère. Son sourire me fait chaud au cœur. Je sens une fois de plus la valeur de l’alliée qu’elle représente. « Merci. C’est cool de savoir qu’on peut compter sur quelqu’un. » Je dis donc avant de la suivre à l’intérieur. Je le pense vraiment, je me sens presque honoré de ne plus être complètement seule dans cette grande ville. J’ai des amis, des connaissances, des collègues, de la famille, ça c’est vrai. Sauf qu’une présence comme Erza n’est jamais de trop, je pense. Surtout qu’elle me manquait cruellement cette présence, pour être honnête.

Assise au comptoir à côté de la rousse, je me laisse captiver par ses tatouages. Je n’en porte aucun sur ma peau, mais juste parce que je ne savais pas quoi me faire faire. J’ai déjà eu quelques idées par le passé, mais rien d’assez puissant pour diriger mes pas vers un tatoueur. Alors là, devant la proposition d’Erza, je ne peux que rouvrir dans mon esprit la réflexion quant à un potentiel tatouage. Peut-être qu’avec ses conseils je vais enfin statuer sur un design qui me plaît et que je ne regretterais pas. « Je vais y réfléchir. Mais oui, tout comme la moto, c’est une chose que je dois me procurer un jour. » Je préfère être honnête avec elle et en même temps ne pas trop ouvrir de portes, pour ne pas la décevoir. Je change tellement d’avis souvent sur un truc, je risque de l’énerver avec mon esprit chaotique et indécis. Mieux vaut attendre d’être confronter à la décision avant d’extrapoler comme ça. Je bois une nouvelle gorgée de ma bière. La question suivante d’Erza me surprend et c’est peu dire. Ma manière de combattre lui a fait toute une impression et je ne peux que me sentir flatter. Je rougis même très légèrement. Je baisse les yeux, me rappelant du cuisant échec que fut l’Armée. Puis, je remonte un regard un peu plus sérieux vers elle. Comment lui expliquer pour faire simple ? Je suis l’amalgame de toute une vie de réussites et de défaites, de conseils et de reproches. Je n’ai pas une seule personne à remercier pour mon maigre niveau actuel. On parle plutôt de toute une liste. « Je suis sportive à la base. J’ai ensuite appris par moi-même ou avec des amis à me battre. À savoir tenir une arme. » Je marque une pause avec une gorgée de bière, pour me donner plus de courage pour la suite. « J’ai tenté l’Armée, c’est vrai. J’avais le niveau physique, mais pas le mental. Disons que j’ai tendance à désobéir. » Je lui souris et après un regard, je ne peux retenir un rire. C’est mieux de réagir ainsi que de bouder éternellement pour mon renvoi des recrues. D’une certaine manière, je suis contente de ne pas être prisonnière dans l’Armée aujourd’hui. Je n’étais pas faite pour une telle vie, je sais le reconnaître aujourd’hui. Je pose des yeux pétillants sur la mutante. « Et toi, j’ai cru remarquer à la moto que tu es avec les X-Men. Ce n’est pas rien. C’est même assez impressionnant, à mon avis. » Je saute sur l’occasion pour mettre le sujet sur le tapis. Je ne sais pas si elle souhaite en parler, mais je me risque à le faire tout de même. Surtout avec la curiosité qui ne cesse de me ronger. « C’est bien comme vie ? » Je demande, suspendu à ses lèvres.

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MessageSujet: Re: Just like fire [Erza & Becca]   Dim 11 Juin - 22:43





Des yeux brillants de milles lueurs devant elle ? Il y avait de quoi embarrasser légèrement Erza. Un embarras qu'elle s'efforçait de ne pas montrer en affichant son éternel sourire malicieux. De nouveau, ce tic qui trahissait sa nervosité. Celui de passer ses mains dans ses cheveux. Un tic commun aux femmes si elle se réfère aux dires du professeur Xavier. Elle s'était excusée un jour devant elle. Le jour de son entretien d'embauche pour continuer son aventure à l'Institut. Il ne lui avait pas tenu rigueur, décrivant ce geste comme le témoignage de son cœur en or. Et de l'or massif puisqu'il n'était pas aussi évident à prendre pour les potentielles voleurs. Les bourreaux de cet organe qui s'amusaient à le torturer son prétexte que c'était amusant. Elle était la séductrice, le prédateur et la proie en même temps. Alors, autant d'admiration la faisait flancher parce que Becca ne voyait pas la brute épaisse en premier. Elle voyait simplement la fille sympa qui courrait après l'adrénaline de peur de s'ennuyer sinon. Il fallait la récompenser comme il se devait pour cette mésaventure, d'où les portes du pub franchie avec un léger élan. La dragonne semblait pressée de se détendre, avec un arrière goût d'agacement tout de même. Ces bruts épaisses l'avaient empêché de se rendre plus tôt dans un lieu de beuverie pour décompresser de la journée, n'y ajoutant qu'un soupçon de déception en plus avec le cumul de celle-ci. Pour autant pas de quoi s'alarmer puisqu'elle restait tout de même sociable avec un calme légendaire. Il faut dire que si elle s'énervait, personne n'était à l'abri d'un petit jet de flamme incontrôlé.
Erza avait le sens de l'honneur, d'où le fait qu'elle n'ait pas hésité à lui donner sa proposition et à lui venir en aide dès que celle-ci en aura besoin. Elle s'était déjà engagée auprès du Capitaine America puisque le professeur X semblait amadoué pour sa cause. Sans mentir, c'est peut-être même lui qui mettait tant le directeur de l'institut en doute. Elle n'avait jamais vu d'Avenger au manoir, sans doute parce qu'ils étaient du genre reclus de la société et donc, pas très adepte du contact extérieur. Peu de chances donc pour que Iron Man et sa bande viennent les voir. Mais, depuis cette affaire de recensements, les interactions se faisaient plus régulière. Ce n'était pas pour déplaire à la demoiselle cela dit. Ça faisait même du bien aux élèves de voir des héros.

Accoudée au comptoir, Erza s'était donc lancée dans la discussion. Bavarde la rouquine, mais ce n'est pas tous les jours qu'on se fait de nouveau ami. Et encore moins dans de telles circonstances. Elle semblait relativement plus calme que tout à l'heure face à ses agresseurs. Peut-être un brin dévergondée vu la manière de boire sa bière. C'était justement pour ça aussi qu'elle était différente des autres femmes. Parce qu'elle a toujours considéré la différence comme une force et non pas une faiblesse. Les plus forts protègent les plus faibles, le monde est une meute et il faut quelques alpha pour assurer sa protection. Quoi de plus normal. C'est ainsi que le monde marche, non ? Les chefs de clans, les présidents, les monarques, même les tyrans. Suffisait de guider vers la bonne voix. Erza avait jeté un œil. Il semblerait quand une soirée, elle lui ait donné déjà deux idées de projets. Des projets qui peuvent se concrétisaient. Puis son sourire était revenu. « Une sportive !? Moi aussi. Enfin pour ce qui est de ma petite ''différence'', j'ai tout appris à l'école. Mais j'adore le sport aussi, surtout courir. » Courir, se vider l'esprit, tout ça. Elle ne pensait pas vraiment que la course aidait à se vider l'esprit. Elle s'en servait surtout pour se défouler, faire passer ses colères et revenir de meilleure humeur à l'institut. Puis, un rictus. La dragonne n'avait pas vraiment bon souvenir de l'armée, mais elle ne mettait pas tout le monde dans le même panier. « Je vois. Ce n'est pas une mauvaise chose en soit. Je dois t'avouer que moi et les militaires, le courant passe assez mal. Surtout depuis la nuit où un commando est venu raffler des gosses à l'institut. ».
La rousse avait reposé sa bouteille dorénavant vide sur le comptoir, faisant signe au barman de réapprovisionner. Un instant de réflexion, elle avait regarder le verre de son amie et puis, elle avait fini par faire signe qu'une deuxième ne serra pas de trop. « Je travaille avec eux, oui. Mais avant d'être des X-Mens, nous sommes avant tout des professeurs qui doivent guider les plus jeunes sur la bonne route. C'est là toutes la difficulté du boulot car, on ne contrôle pas leur esprit. On leur laisse la liberté de choisir et certain garde des séquelles tellement profonde qu'ils se croient supérieur aux autres et qu'ils cherchent à dominer l'humanité par vengeance. C'est les plus difficiles à gérer ». Une légère moue d'approbation, rien de bien méchant, Erza avait toujours du mal à savoir quoi penser d'eux. Puis, elle se souvenait qu'ils étaient comme eux, plus perdus que jamais alors, elle se voyait dans l'incapacité de leur lever la main dessus pour les rappeler à l'ordre. « Ça serait encore mieux si on était pas affublé de deux trois couillons voulant faire du zèle comme tout à l'heure. Les gentilles monstres, ça n'a pas l'air d'exister dans leurs réalités. ». Son rictus se faisait plus teinté de mélancolie et de faux-principes. Elle y croyait encore. Elle avait suffisamment bu les paroles de l'érudit qu'était le professeur pour vouloir y croire. Alors, elle s'était accoudée au comptoir, fixant son regard sur Becca. « Vu que t'as quitté l'armée, tu fais quoi maintenant ? », la conversation était meilleure si elle allait dans les deux sens après tout.





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MessageSujet: Re: Just like fire [Erza & Becca]   Lun 12 Juin - 4:34


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Cette femme est particulièrement intéressante, à mon avis. Son corps en lui-même raconte des histoires, avec l’aide de tatouages. Sauf que ces récits, on ne peut les lire que lorsqu’elle est sous sa forme humaine, puisque sinon la rudesse de ses écailles nous offre une toute autre histoire. Elle me semble remplit d’intrigues et porteuse d’un passé que je souhaite découvrir. Je me montre rarement aussi curieuse et intrusive envers quelqu’un. Voilà que je suis un peu incontrôlable en ce moment, voulant connaître les secrets qu’elle cache derrière ce sourire malicieux et confiant. J’ai l’impression que je serais agréablement surprise par la vérité. On l’est toujours un peu après tout, ça dépend vraiment de la personne en face de soi. Je suis tellement absorbée par notre conversation que j’en oublie les circonstances de notre rencontre. Que j’oublie cette ecchymose qui est en train de se former sur mes côtes des suites du coup vicieux du type au nez cassé. Que j’en oublie surtout la politesse et la retenue. Je suis littéralement penchée dans sa direction, attentive à ses réponses. Je bois à un rythme régulier, machinale, ne prêtant pas plus d’attention que cela à la bouteille de bière qui se vide progressivement. Je suis contente de voir qu’elle est sportive également. L’activité physique est au cœur de ma vie. J’y trouve le réconfort et l’énergie dont j’ai besoin pour faire face à la journée. Je ne passe d’ailleurs pas un jour sans m’entraîner. N’étant pas dans l’excès non plus, mon corps n’est pas trop outrageusement musclé, ayant conservé une certaine féminité. Par contre, je ne suis pas aussi chétive et fragile que certaines femmes. J’ai une force non-négligeable acquise avec le temps. Je suis capable de précision et d’endurance de par mon passé de boxeuse. Sans parler de l’agilité que j’ai développée avec ma longue carrière de gymnaste. Ces acquis là, je les conserve jalousement et je m’en sers bien plus qu’on pourrait le croire. « J’aime bien courir également. » J’avoue avant de prendre une nouvelle gorgée. J’ai une préférence pour des sports bien plus physique, mais puisque je m’exerce à la course chaque jour, je pense qu’on peut l’inclure à mes activités favorites. Même si pour moi son exercice est davantage de l’ordre de la nécessité que du plaisir. Je fronce les sourcils à sa remarque suivante concernant l’armée. Pas le fait qu’elle ne les porte pas dans son cœur, mais que ceux-ci se soient introduit dans l’Institut Xavier pour prendre des enfants. Voilà qui ne ressemble pas aux méthodes militaires, que je connais très bien. Il y a forcément quelqu’un derrière qui a orchestré une attaque aussi grotesque. Je ne peux donc que me ranger du côté d’Erza et à désapprouver un tel comportement. Elle n’élabore pas davantage sur le sujet alors je n’insiste pas. Sauf que le sort de ses enfants est présent dans mon esprit bien longtemps par la suite.

C’est lorsqu’elle indique au barman de nous resservir que je réalise ma position corporelle. Je me redresse donc comme si de rien n’était, jetant un coup d’œil autour de moi pour chercher les potentiels curieux qui m’auraient observé face à la mutante. Je croise le regard d’un homme qui apprécie que je le remarque. Il m’offre un sourire que je devine être séducteur. Sérieusement, il vient dans les bars pour draguer ? Il devrait plutôt se soucier de sa coupe de cheveux qui est clairement négligée. À son doigt, une alliance brille faiblement. Un homme marié qui reluque une femme qui aurait l’âge d’être sa fille. De mieux en mieux. Je reviens à Erza lorsque de nouvelles bouteilles de bière sont présentées en face de nous. Je me saisis de la mienne et je bois à même le goulot comme à mon habitude. La suite est d’avant plus intéressante. Elle me parle de son rôle de professeur, ayant eu raison de l’associer aux X-Men. Ces jeunes turbulents qu’elle décrit me font réfléchir. J’imagine leur tourment. Chaque humain se révolte à un moment dans sa vie contre ce qu’il est et ce qui l’entour. Certains vivent cette révolution plus difficilement que d’autres. Et il y a évidemment l’éternelle quête de pouvoir, tellement attirante dans la nature humaine. « Et j’imagine que leur mutation doivent leur monter à la tête en plus. Ils doivent être les plus susceptibles de perdre le contrôle puisqu’ils ne sont pas en paix avec eux-mêmes. » Je dis pour moi-même surtout, révélant mes réflexions à haute voix. « Je comprends que ça doit être difficile. Pourtant se sont ceux qui ont besoins du plus de soutien. » J’ajoute en regardant Erza. Et ça, bien peu le réalise dans le chao qu’ils engendrent, moi inclus. J’ai été difficile à gérer, je le suis encore. Ma désobéissance est pathologique. Et ça me met dans des situations pas possibles parfois, sauf que je ne peux pas changer. Je ne veux pas non plus essayer de changer. L’origine du problème est là. Elle veut savoir ce que je fais dans la vie et à cette question je bois un bon coup avant de déglutir durement. J’expire un parfum de bière en laissant mon regard se perdre derrière Erza, dans un vide tranquille. « Présentement, je suis vendeuse dans une boutique d’armes à feu. Mais ce que je fais vraiment, c’est d’enchaîner les boulots. Je n’ai pas de formation universitaire alors je ne peux pas viser bien haut. Mais c’est la vie que j’ai choisis. » Je retrouve le regard de la mutante. « Et je ne veux laisser personne me dicter ma façon de gérer mon existence. Ceux qui on essayer avant en savent quelque chose. » Je dis cette dernière affirmation avec un sourire mystérieux, des souvenirs venant me frapper alors que je suis secouée d’un faible rire. Je suis l’élève qu’Erza détesterait avoir. La seule différence est que je ne possède pas la mutation nécessaire pour me retrouver dans sa classe. « Tu enseignes quoi à l’Institut ? Si ce n’est pas trop ennuyant, je pourrais passer un de ces quatre ! » Je dis cela avec beaucoup d’inconscience. Suis-je déjà saoule ? Je suis certes un peu plus ouverte, mais je ne me considère pas comme affectée par l’alcool. Pas encore, du moins. Sauf que voilà, la fatigue, les résidus d’adrénaline, l’enthousiasme d’une nouvelle rencontre, chacun de ces éléments jouent en ma défaveur et me font paraître plus excentrique que je le suis. « Et ces militaires, qu’ils reviennent les bâtards et je vais leur botter le cul moi-même ! » J’ajoute avec cette fois un fond de colère. Le goulot se retrouve à nouveau collé à mes lèvres.

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MessageSujet: Re: Just like fire [Erza & Becca]   Mer 14 Juin - 19:10





Intéressante, elle ne savait pas trop. Après tout, Erza n'avait pas une histoire plus palpitante ou bien plus joyeuse que les autres membres de l’Institut. D'autant plus que ce n'est … Pas vraiment le genre d'histoire que l'on voudrait raconter à des personnes étrangères au monde des mutants. Il y a une part d'injustice un peu plus corsé puisqu'elle est amplifiée selon les capacités de chacun. Sans compter les mutants un peu trop virulent qui causent du tord aux défenseurs de la paix. Leurs agissements violents et sans commandements précis lui donner envie de leur mettre des claques. Elle se demandait si, parfois, ils leur arrivaient de réfléchir. Ou d'au moins ouvrir les yeux. Non, terroriser les humains n'arrangera en rien leur condition. Pas plus que la prise de pouvoir ou bien, les asservir. Ça ne fera qu'amplifier leurs craintes et les rendre encore plus violents à l'égard des mutants. La violence encouragée par la crainte... La dragonne savait de quoi elle parlait. Ils devraient tous le savoir d'ailleurs. Pourquoi ? Pourquoi s'enfoncer dans la haine ? Bien sûr, cela pouvait être un bon motif d'encouragement. On pouvait se motiver avec la haine, se sentir plus fort parce que la soif de vengeance était grande. Mais, la volonté de protéger les siens était tout aussi grande comme force. Plus grande encore que le désir de détruire.
C'est dans ce genre de situation qu'elle s'en allait. Qu'elle allait courir pour se dépenser et dépenser sa colère dans son pas de course. Courir pour se défouler, elle trouvait que c'était un bon compromis pour ne pas péter un câble et se faire virer de l'établissement. Parce qu'elle avait aussi ce sale défaut de prestance. De jugement quand les autres la voyaient arriver. Sa brutalité n'était plus à démontrée, mais elle cachait un cœur d’artichaut à l'intérieur. Et là, rien que d'avoir pensé à tout ça, la tension d'Erza semblait grimper en flèche. Rien que ses doigts tapotant le comptoir le prouver. Il fallait qu'elle se calme, Becca n'y était pour rien. Et, cela serait dommage de lui faire peur. Tout à l'heure, elle n'était pas en colère. Mais quand elle le devient alors, elle se transforme en un véritable monstre. Et là, oui, les humains peuvent avoir peur d'elle.

La rousse avait commencé à parler d'elle. Avec une aisance qui, intérieurement, la déconcertait. Ce n'était pas tous les jours qu'elle se montrait ouverte ainsi. Encore moins envers les élèves pour ne pas qu'ils croient qu'une affinité est développée. Elle lui expliquait sa vie à l'Institut, son quotidien, n'oubliant pas de corriger certains on-dits avec un ton calme et posé comme l'aurait fais le professeur X. Elle a tellement appris de Charles et elle lui est tellement reconnaissante de l'avoir sauvé et sortit de son trou à Oslo que jamais elle ne serait capable de le contredire. Elle parlait à s'en assécher la gorge, terminant son monologue en buvant une nouvelle gorgée. Elle laissa ainsi libre parole à Becca … Et elle avait vu juste malheureusement. La dragonne n'avait cependant rien relevé, préférant se désaltérer plutôt que de répéter bêtement une vérité blessante. Elle avait failli tomber dans ce vice. Le pouvoir était attirant, c'est vrai. Mais, il fallait tout de même faire attention à ne pas céder aux mauvais côtés de celui-ci. Résultat, elle maintenait le silence jusqu'à ce qu'elle trouve bon d'ouvrir la bouche et laisser Becca lui racontait ce qu'elle faisait tous les jours. Elle avait eu un petit sourire en coin la rouquine. Vendeuse dans une boutique d'armes à feu, c'est le genre de choses qu'elle n'aurait jamais pu faire. Premièrement parce qu'elle n'y connaissait rien. Et deuxièmement, elle avait du mal à l'idée de vendre des objets ayant pour le but de blesser ou de tuer. Car, on ne va pas se mentir, lorsqu'une arme ait dégainé, c'est rarement pour se montrer rassurant. « Je vois, les armes, c'est pas trop mon truc. Je sais même pas m'en servir pour tout dire » fit-elle en guise de commentaire polie avant de deviner derrière ce sourire malicieux qu'elle était en quelque sorte visée par ses propres. « Que dois-je comprendre exactement ? ».
Elle avait besoin de savoir ou alors, c'était juste dans le but de l'embêter un petit peu. Elles avaient dépassé le stade connaissance maintenant que les informations sur l'une et sur l'autre était un peu plus détaillé. Alors, quand Becca lui avait demandé ce qu'elle enseignait, Erza n'avait pas pu retenir un rire léger, presque fluet. « J'enseigne le sport. Enfin, j'enseigne. Si on peut appeler le fait de faire faire du baseball et de l'endurance à des gosses enseigner. ». Si cela pouvait rassurer sa nouvelle amie, la rousse n'avait pas non plus fait de grandes études pour obtenir un tel poste. Elle était juste là, au bon endroit au bon moment. Et puis, ça permet de le faire défouler. Un rire qui s'était transformé petit à petit en sourire sincère. Bien que l'allure de Becca semblait en avoir pris un coup pour qu'elle ne fasse plus attention aux mots qu'elle employait. « C'est gentil, mais vu la racler qu'ils se sont mangés, je pense pas qu'ils vont revenir d'aussitôt ». Frappant doucement et amicalement le dos de Becca pour ponctuer sa phrase et ses dires, la rousse avait terminé sa bière en moins de deux. Pour qu'elle se montre tactile ainsi, c'est qu'elle devait en avoir un coup dans le nez aussi.





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MessageSujet: Re: Just like fire [Erza & Becca]   Jeu 15 Juin - 2:20


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Les gens qui s’y connaissent avec les armes, ce n’est pas aussi commun qu’on pourrait le croire. Je ne suis donc pas surprise lorsqu’Erza affirme ne pas savoir s’en servir. Je ne peux m’empêcher d’avoir cette pensée silencieuse que de toute façon avec sa mutation, elle n’a pas besoin d’une arme. Son corps en est une assez puissante pour lui garantir sa sécurité. J’ignore à quel point je fais fausse route avec une telle pensée. Je ne peux pas supposer que parce qu’elle s’est bien débrouillée aujourd’hui face à des brutes mal organisées qu’elle est invincible. Une arme offre un avantage non négligeable. Elle assure une protection à distance et si on sait bien viser, on peut se débarrasser d’un ennemi avec une seule balle. Je me contente donc de sourire et de la regarder dans les yeux lorsqu’elle cherche à comprendre ce que j’insinue avec mes déclarations de liberté. En particulier avec mon affirmation presque menaçante que je ne laisse pas les gens se mêler de ma vie et que ceux qui ont essayés l’ont regretté. J’inspire un bon coup, comme pour m’oxygéner le cerveau avant de cracher le morceau. Je n’ai pas peur d’aborder un tel sujet, c’est juste que ce n’est pas tout le monde qui comprend mon besoin d’opposition. « Je fais surtout référence à ma mère. Elle a cherché de nombreuses fois à me dicter ma façon de me conduire, comme le ferait une mère, quoi. Mais je suis tout simplement incapable d’accepter qu’on cherche à me contrôler. Même si s’est pour m’aider. Alors, je le fais savoir à ces gens et je ne suis pas tendre. Je ne dis pas que je suis violente, du moins, pas physiquement. Juste que je remets ces gens à leur place avant qu’ils ne se croient tout permis dans ma vie. J’ai souvent fait pleurer ma mère à cause de ça d’ailleurs. Je suis surprise qu’après tout ça elle me parle encore. Elle a comprit aujourd’hui qu’elle ne pourra pas faire de moi quelqu’un d’autre, alors nos relations sont meilleurs. Elle ne cherche plus à me donner d’ordre. » Je souris et baisse la tête à cette dernière phrase. Ma mère est le seul parent que je n’ai jamais eu. Et je lui ai fais vivre l’enfer très souvent. J’ai de la chance de l’avoir encore dans ma vie et qu’elle ne me déteste pas. Il faut croire que je ne la mérite pas. Lorsqu’Erza me révèle la matière qu’elle enseigne à l’Institut Xavier, je ne peux pas retenir ma surprise. J’aurais pourtant du le déduire lorsqu’elle m’a affirmé aimer le sport. Souvent ça n’a pas de lien, mais je ne peux que me trouver idiote de ne pas avoir fait le rapprochement malgré tout. Je la regarde, ayant suspendu mes geste. Finalement, ma blague de lui rendre visite à l’Institut n’est plus aussi mauvaise. « Une prof de sport. Ah bah, forcément, tu vas devoir m’inviter un jour. Je pourrais même enseigner à tes élèves les bases de l’auto-défense. Je veux dire, si c’est dans ce cours que je peux le faire. Vous avez peut-être un cours spécifique pour cela, ce qui serait logique. Enfin, je crois. Je me trompe peut-être en pensant que chaque élève reçoit une formation de combat. » Mes pensées se mélangent à mes paroles et voilà que je suis d’une humeur volubile. « Dans le pire, je peux t’enseigner ce que je sais et tu pourras ensuite donner quelques conseils à tes élèves. » Ma voix est plus sérieuse que ce que j’aurais cru. Je n’ai jamais enseigné à personne. C’est toujours moi qui ai été l’élève. Voilà que je propose d’inverser les rôles alors que je ne sais même pas si je peux lui demander une telle chose et me mêler de la vie de l’Institut. Surtout que je ne suis pas mutante, on pourrait me répliquer de me mêler de ce qui me regarde. Trop tard, la proposition est faite. Je m’attends à recevoir une réponse négative, de toute façon, alors ça n’a pas vraiment d’importance. Je souris de plus belle en apprenant que les militaires qui s’en sont pris aux enfants ont payés leurs actes. Je reçois la frappe amicale d’Erza dans le dos avec un sourire et je tends ma bouteille de bière dans sa direction afin de la faire s’entrechoquer avec celle qu’elle possède. Je constate que la sienne est vide, mais qu’importe. « Je vois que vous savez vous occuper des méchants. J’aurais bien aimé assister à ça, en tout cas ! » Je dois avoir tord de me réjouir de la sorte d’un évènement malheureux à la base. Sauf que j’en ai marre de pleurer et de me sentir coupable de dire ce que je pense. Ce soir je dis tout sans filtre. « Je ne pensais jamais avoir en face de moi une X-Woman. Si tu me permets l’expression. Surtout pas me battre aux côtés d’une. C’est vraiment classe en fait. Je me sens presque comme si je faisais la bonne chose pour une fois. Moi qui aie tendance à prendre les mauvaises décisions. » Je ris, mais pas aussi joyeusement qu’auparavant. Je ne suis pas une héroïne. Je ne peux tout simplement pas supporter de porter ce titre. Pas après ce qui est arrivé la première fois que j’ai prétendu en être une. Non franchement, je ne mérite même pas d’être assise à côté d’un membre des X-Men. Pourtant, je demeure là, ma bière à la main, mon regard se perdant dans le vide. Mais qu’est-ce que je fais encore ici ?

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MessageSujet: Re: Just like fire [Erza & Becca]   Dim 18 Juin - 18:04





Il est vrai que sa mutation lui permet bien des choses. C'est d'ailleurs pour ça qu'elle ne se plaint jamais de celle-ci d'ailleurs. Mais, cela n'était pas non plus très intéressant d'être une espèce d'arme ambulante. Erza avait le défaut d'avoir une mutation trop remarquable quand elle s'enclenche. Certains mutants comme les télépathes pouvaient la cacher, pas elle. Alors, maîtriser une arme à feu, pourquoi pas ? Si cela peut lui permettre d'être plus discrète sur ses actions, ça ne la dérangeait pas. Elle trouverait même que cela serait un plus. Elle n'était pas revenue sur la question malgré tout. Avant tout car elle ne voulait pas briser cette fascination dans le regard de Becca. Elle voulait seulement lui témoigner que des capacités tels que les armes à feu pouvaient se montrer aussi efficace qu'un cuirassé corporel. La rousse avait ce sourire malicieux au visage, sous-entendant quelque chose. Elle voulait en savoir plus, la pousser à cracher le morceau. Cela se sentait qu'elle avait besoin de vider son sac en quelque sorte. Erza était là si besoin. Parler à une parfaite inconnue était parfois plus facile que s'adresser à une vieille amie. Elle avait entamé le sujet sur sa mère. Sur ce que celle-ci lui avait fais subir, sur sa culpabilité à vouloir se rebeller et témoigner d'une forme d'injustice. Puis, son sourire avait pris une teinte attendrie. Erza essayait parfois de se forcer. D'essayer de se remémorer le visage de ses parents. Mais, tout ce qui lui venait en tête, c'était leur abandon. Ils l'avaient abandonné. Comme pourrait-elle pardonner un tel acte un jour ? Alors, d'une certaine manière, la dragonne respectait et souriait en voyant que Becca avait réussi malgré que sa mère lui ait mis des bâtons dans les roues si elle avait bien compris. Qu'elle s'était accrochée à elle. Erza, avec toute la force de sa mutation, était incapable d'accorder le pardon à ses parents.
« Je vois, une petite rebelle alors. Peut-être parce que ta mère tient à toi et qu'elle comprend sûrement parce qu'elle est déjà par une période semblable. Chose qui l'encourage alors à te pardonner puisqu'elle était consciente que ce n'était qu'une mauvaise passe et que si elle faisait attention, il n'y avait pas de chances de te froisser. Enfin, je pense ainsi, je compte sur les personnes pour se montrer raisonnable. S'ils ne le sont pas, et bien … tant pis pour eux. ». La conclusion de sa phrase semblait jeté par-dessus son épaule. Elle n'avait pas de conclusion, son cerveau commençait à être embrumé par la quantité d'alcool qu'elle avait ingéré. De quoi parlait-elle déjà au commencement ? Elle ne s'en souvenait plus.

Erza répondait aux questions dans un flot incontrôlé. Un retour de politesse, c'était sans doute ça qui la guidait. Son  rire avait traversé la pièce dans laquelle les deux femmes se trouvaient. Elle pensait que ça allait être évident après lui avoir dit qu'elle aimait le sport. Les indices étaient nombreux, mais c'est vrai qu'elle aurait très bien pu faire seulement surveillante ou bien consultante à l'Institut. Les yeux dans le vide, le cœur dans son rire, la rousse avait légèrement penché sa tête en arrière, le sourire aux lèvres. Elle avait très vite calmer son euphorie pour écouter Becca et sa proposition. Un sourire qui s'était alors élargie en entendant celle-ci. Pourquoi pas en effet. Elle n'avait rien contre en tout cas et quelqu'un pour l'épauler et apporter de la nouveauté dans ses cours ne leur feront pas de mal. Les pauvres petits, ils voient si peu de monde extérieur. « Bien sûr que je veux bien ! Comme ça, je suivrais le cours en même temps qu'eux. Tu viens quand tu veux à l'Insitut de toutes façons. On est pas tant une secte que ça, c'est juste qu'on est difficile à trouver. » Ou bien, qu'ils sont en temps de crises. Jean et Scott étaient morts, le professeur X aussi. Le moral était au plus bas et Erza était tout à fait consciente qu'Ororo n'allait pas pouvoir gérer tout. Alors, une aide extérieure était vraiment la bienvenue, elle n'avait pas menti sur ce point-là. Elle avait, d'ailleurs, jamais mentit depuis le début de cette conversation.
La rousse était venue trinquer pour conclure cette alliance entre sportive pour ses élèves. Une professeur de l'extérieur qui a vu le terrain et de ses propres yeux que la différence n'était pas un défaut, mais une force, ça ne pouvait que apporter du positif selon elle. Erza criait victorieusement qu'ils avaient éjecté ses militaires et récupéré les enfants. Rien ne garantit cependant qu'ils soient totalement tirés d'affaires. Après tout, l'Institut était encore un terrain neutre, mais selon leur réponse concernant le registre, il se pourrait qu'ils reviennent pour de nouveau les coffrer comme de vulgaires monstres à montrer dans un Freak Show. Comment défendre la liberté avec un tel contre-coup ? Les mutants savaient ce que c'était de se faire pointer du doigt par différence, la plupart des gosses de l'Institut connaissait ce sentiment et c'est pour ça que l'indécision régnait. Erza cachait ses inquiétudes derrière son esquisse, essayant d'oublier. « Tu te serais battus au côté d'une autre personne, je pense que tu aurais ressentis la même chose tu sais. Comment tu connais les X-Mens d'ailleurs ? ». La rouquine était curieuse sur ce point. C'était une équipe qui se contentait de faire leur boulot et pas de bruit donc, Erza semblait un peu étonner d'apprendre que ses collègues avaient une fan. Et pourtant, ça ne semblait pas la perturber plus que ça. Bien au contraire, elle se sentait encore plus flattée.





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MessageSujet: Re: Just like fire [Erza & Becca]   Dim 18 Juin - 23:54


Just like fire

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Ma mère tient effectivement à moi, ça je n’en ai jamais douté. Par contre, je ne suis pas sur qu’elle soit passée par le même chemin que moi. Elle est une sage au naturelle, qui déteste les conflits et qui hausse rarement le ton. Ce n’est pas pour autant qu’elle ne se met pas en colère, sauf qu’elle ne laisse pas un océan d’émotions la submerger comme je le ferais. Aux paroles d’Erza, j’ai l’impression qu’elle croit que ma rébellion n’est qu’une phase, comme les adolescents subissent tous à un moment ou à un autre. À des degrés différents, d’ailleurs. Ma mère a peut-être vécut ce genre de crise, mais chez moi ce n’est pas qu’un passager. On ne peut pas mettre cela sur le compte de la jeunesse. C’est bien ça le problème. Je remarque à la fin de ses paroles que la rousse semble un peu se laisser affecter par l’alcool. Je ne peux que sourire, cela me fait du bien de la voir ainsi. Je la trouve de la sorte plus humaine, ayant l’image de son apparence de dragon dans un coin de mon esprit. Les mutants aussi peuvent être saouls, j’en ai bien conscience. Mais je ne sais pas, je m’attendais à craquer la première. Même si je ne suis pas sobre non plus, loin de là ! Je pense juste que le fais qu’elle consomme ses bières plus rapidement vient d’influencer mes calculs. Cela n’empêche pas Erza de se montrer très enthousiasme et de même accepter ma proposition impulsive. Je suis tout souriante de l’apprendre, puis une pensée stupide me fait perdre mon sourire. Je fronce les sourcils, me laisse complètement distraire par cette idée. Confuse, je finis par l’exposer à Erza, avec une certaine honte dans ma voix. « Mais, pour aller à l’Institut, il faut être mutant, non ? Je ne suis pas mutante, enfin, je crois. » Je m’inspecte le corps, comme si mon doute allait révéler un soudain pouvoir caché. Une nouvelle pensée idiote s’impose à moi et trouve le chemin de la sortie. « Est-ce que ça existe des mutations qui ne se remarquent pas ? Je ne sais même pas comment vous faites pour savoir qui est mutant et qui ne l’est pas. » Voilà que je chuchote, puisque le barman s’approche de nous. Il nous ressert après une approbation dans mon regard. Je ne suis pas là pour me modérer, surtout pas alors qu’Erza est en avance sur moi. On est compétitrice ou on ne l’est pas ! J’use de mon ancienne bouteille pour trinquer avec elle en attendant les nouvelles. Je l’observe alors qu’elle me demande d’où je connais les X-Men. Je dois m’arrêter pour réfléchir à la question. Je connais ce nom depuis un moment, mais je n’arrive pas à identifier l’origine immédiatement. Une image finit par s’imposer à mon esprit. Je crois que c’est là que tout s’est révélé à une version plus jeune de moi. Je peux me tromper, mais s’il y a un souvenir plus ancien, je ne le connais pas. « J’ai vu les images du Golden Gate Bridge, il y a longtemps. Une amie de l’époque était en voyage à San Francisco ce jour là. J’avais peur qu’elle soit parmi les victimes. Ce sont les X-Men qui sont intervenus pour arrêter les autres mutants. » Je demeure silencieuse un moment, le souvenir jouant à nouveau dans mon esprit. Puis, j’accueille ma bière fraîchement ouverte en en prenant une grande gorgée. Je reporte mon attention sur Erza. « Je n’ai plus vraiment entendu parler de vous par la suite, je dois l’avouer. Enfin, pas depuis aujourd’hui. En voyant le logo sur la moto, ça m’a rappelé votre existence. Je n’ai pas l’habitude de côtoyer des mutants. Ce n’est pas écris dans le front que vous l’êtes, mais tu vois ce que je veux dire, non ? » Finalement, je ne suis pas aussi proche de la sobriété que je le croyais. Je pense même avoir rejoint Erza en un rien de temps. Mes paroles me semblent donc insignifiantes désormais. J’ai toujours ce sentiment que je ne suis pas à ma place à côté d’elle. Pas parce qu’elle est mutante. Mais parce que j’ai cette impression qu’elle a réussit là où j’ai échoué il y a longtemps. Elle est une « héroïne » et moi je ne vaux pas mieux que la place de looser. Je ramène le goulot à mes lèvres. Pourquoi ça m’affecte autant. L’alcool n’aide absolument pas à me donner des réponses, à bloquer cette tendance. Elle l’amplifie même dangereusement, au point de me donner envie de parler. « Tu sais quoi, ça ne me fait rien que tu sois une héroïne et pas moi ! Sérieusement, j’en ai rien à foutre ! »

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MessageSujet: Re: Just like fire [Erza & Becca]   Lun 19 Juin - 11:17





Elle ne faisait qu'établir des suppositions, cherchant en Becca une réponse simple et efficace qui lui permettrait de confirmer ses pensées. Mais, son caractère et ses mots brutus avaient donné le parfait résultat opposé. Tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler, elle devrait prendre en ligne de compte ce conseil plus souvent. La jeune rouquine préférait alors se taire. Un silence qui n'avait rien de pesant, bien au contraire. Pendant quelques secondes, elle comatait à écouter les complaintes des autres poivrots autour d'elles. Certain parlait des attaques, d'autres de paris idiot. Une partie de poker ? Pourquoi pas ! Erza n'avait jamais joué au Poker, elle ne connaissait pas les règles, mais dans cet état, elle pouvait les comprendre facilement. Allons-allons, un peu de tenu, où en était-elle déjà ? L'alcool lui montait à la tête et elle était perdue dans le fils de ses pensées. Elle ne semblait pas comprendre, elle ne semblait pas réussir à suivre quelque chose d'aussi simple. Et pourtant, elle venait de rire aux éclats. La rouquine avait ris de plus belle, un rire joyeux et rempli de bonne humeur sans qu'elle ne sache pourquoi. Becca n'avait rien dis de drôle, sans doute. Mais, c'était nerveux. Une rechute de toute cette gêne accumulée parce qu'après réflexion, elle avait fini par comprendre que ce n'était pas terrible de juger les autres à cause de leur dire ou de leur apparence. Elle ne les appréciait pas plus que ça, mais elle ne pouvait pas dire non plus qu'elle les détestait.
Quelle bonne déduction, elle ne savait pas trop. Elle avait déjà eu vent que quelques part que des personnes normales étaient déjà entrées dans l'Institut. La question avait plongé la dragonne dans une nouvelle réflexion, ne répondant pas tout de suite. Comment tourner ça de manière précise, mais pas trop. Après tout, elle ne voulait pas lui dire de bêtises et depuis la disparition du professeur Xavier, l'institut était encore plus sur le qui-vive concernant les étrangers. « Hum, il faudrait que je demande à Ororo. On est dans une mauvaise en ce moment, on a perdu trois de nos meilleurs éléments dont le directeur. Je ne serais pas étonnée que Tornade prenne des mesures par précautions. ». Et Erza comprenait tout à fait ce sentiment de méfiances et de craintes. Elle comprenait que la X-Woman tienne à assurer la sécurité maintenant que le rempart qu'était le professeur était tombé.

De nouveau, le rire de la mutante avait éclaté. Peu discrète, elle n'était définitivement pas fait pour les missions d'infiltrations. Il fallait se calmer avant de répondre, les murs ont des oreilles après tout dans ce genre d'endroit. Penchant la tête pour entendre mieux ce qu'elle disait, la rousse avait un petit sourire. Elle préférait attendre que le barman passe son chemin avant d'y répondre. Deux nouvelles bières se posaient devant elles, et Erza avait cessé de compter. Elle ignorait à combien elle en était, si elle allait tenir le choc et parvenir à rentrer. La question, elle ne devait pas se laisser distraire. « Les télépathes ou toutes autres mutations qui se rapprochent de près ou de loin à l'esprit. Ces mutants là ne sont pas facile à repérer, car leurs mutations ne sont pas forcément visibles. Il y a aussi les mutants physiques qui, comme moi, peuvent maîtriser suffisamment leurs dons pour que ça ne saute pas aux yeux hors feu de l’action. Avant, on pouvait les repérer grâce au professeur et à sa machine, le Cerebro. Mais maintenant... ». L'état euphorique de la dragonne s'amenuisait au fur et à mesure de la conversation. La lueur de ses yeux était plongé dans une espèce de mélancolie, de chagrin. C'était récent, elle n'avait sûrement pas encore fais son deuil. Elle ne pourra plus faire chier Scott en lui piquant ses lunettes. Ni partager une conversation sage entre rouquines avec Jean. Et le professeur … C'était sans doute la pire des pertes des trois. L'érudit, la personne qui l'avait sauvé et recueilli, disparue.
Un moment de faiblesse, il fallait se ressaisir. L'alcool n'était pas vraiment bon pour la dragonne, elle se montrait plus sensible. Elle grognait intérieurement contre cette sensibilité qui gâchait son image. Alors, elle écoutait de nouveau Becca faire part de son ressentit. De la manière dont elle a connu les X-Men. Elle ne s'attendait pas vraiment à une telle manière, mais d'un autre côté, cela ne l'étonnait pas. Cet accident avait été l'accident majeur. Celui qui avait montré toutes l’étendue de puissances des mutants au monde qui voulait les contrôler. Des victimes, il y en avait eu. C'est pour ça qu'elle ne voulait pas être considérée comme une héroïne. En quoi c'est héroïque de considérer des personnes bien vivantes comme de la vulgaire caillasse explosée. C'est ce qui rendait la question du registre si tendue d'ailleurs. Quelque part, Erza culpabilisait à l'idée que cette amie de Becca ait été présente durant cette attaque. Le silence de la dragonne parlait pour elle alors qu'elle avait le goulot de la bouteille posé sur ses lèvres, figée et incapable de prendre une gorgée de sa bière. Ce n'était pas … héroïque de faire autant de victime pour lutter contre un simple traitement. Ce n'était héroïque de sacrifier des centaines de vies pour en sauver une seule. Mais, Becca aussi semblait être en proie à l'alcool et à l'exagération, clamant haut et fort qu'elle se fichait éperdument qu'elle soit une héroïne ou non. « J'en suis pas une, ça règle la question, non ? ». Une grande gueule, comme elle l'avait toujours eu. Les grognements de la dragonne étaient remplis d'amusement. « Alors, on se dévergonde ? ». A nouveau, les éclats de rires de la rousse avaient éclaté. Elle savait comment s'y faire, la brunette, pour la faire rire.





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MessageSujet: Re: Just like fire [Erza & Becca]   Mar 20 Juin - 0:55


Just like fire

FT. ERZA R. SØRENSEN




Je me demande à quoi ressemble l’Institut. Je m’imagine un immeuble scolaire classique, quoi. Ce n’est pas comme si j’avais voulu me renseigner avant maintenant. Du coup, ne connaître que le nom du mythique endroit commence à être pesant à mon esprit. Impatiente que je suis, j’aimerais bien mettre la main sur un ordinateur et fouiller un peu la toile à la recherche de renseignements sur l’Institut. Mais d’un autre côté, à quoi bon, puisque j’ai l’une de ses résidentes en face de moi. À mon interrogation si j’ai le droit d’entrer malgré mon absence de pouvoir, elle me parle d’une certaine Ororo. Un prénom pas très commun et américain, à mon avis. Je n’arrive pas à surpasser ce détail et à véritablement comprendre les propos d’Erza. Même ce dernier prénom me semble d’un seul coup « exotique ». Le cours de mes réflexions est interrompu par d’autres explications de la rousse. Elle se montre très ouverte à m’éduquer en matière de mutation. Je trouve cela triste que jamais personne n’ait prit le temps d’enseigner cela aux non-mutants. Pas que ça leur soit utile, au même titre que l’anglais et les mathématiques, mais cela aurait permis d’ouvrir l’esprit des jeunes et d’éviter qu’ils se méprennent sur le phénomène mutant. Jusqu’à maintenant, je ne m’étais jamais arrêté sur la question, sur les différentes sortes de mutation possible. Malheureusement pour moi, ce n’est pas aujourd’hui que je vais miraculeusement tout comprendre, pas avec autant d’alcool qui gorge mes neurones. Je me contente donc de rire lorsque mon alliée le fait, l’imitant sans vraiment comprendre ce qu’il y a de si drôle. Pas besoin de le savoir pour avoir le fou rire et se laisser aller avec si peu de discrétion. D’ailleurs, je commence à remarquer que nous dérangeons. Je ne le voyais pas auparavant, mais nos rires presque ininterrompus et notre présence en général commence à taper sur les nerfs collectifs. Après, ce n’est peut-être que mon esprit qui me joue des tours et me fait voir des choses qui ne sont pas réellement là. Qui me fait confondre un coup d’oeil bref avec un regard dévisageant remplie de haine. Je commence à ressentir un danger, qui vient s’additionner à mon sentiment de ne pas être à ma place. Mon cœur se met à battre plus fort. Ma main dépose ma bière sur le comptoir, n’ayant plus envie de boire davantage. Alors qu’Erza capte mon attention en affirmant que je me dévergonde, je suis incapable de répliquer. Ma mâchoire vient de se serrer en voyant se lever, puis s’approcher, le vieux pervers de tout à l’heure. Celui qui j’ai repéré au début de notre beuverie. Lorsqu’il ne reste plus qu’un mètre qui nous sépare, je perds à carte. Je me jette dans sa direction. Il n’a pas le temps de m’éviter que je le plaque au sol. Je lève un poing et je l’abats sur sa tronche. Je n’ai pas le temps de frapper à nouveau qu’on me tire hors de lui. Je ne me débats pas, je me laisse plutôt flotter un instant dans le vide à me dire que j’aimerais bien avoir le pouvoir de voler. Ça serait cool, en fait. Et vraiment pratique. Je ne prends pas le temps de regarder qui me tire et me fait reculer vers la sortie. Je me rappelle soudain avoir un pistolet dissimuler dans mon dos, dommage que je n’ai pas songé à l’utiliser contre le pervers. Je me retrouve dehors et on me relâche enfin. Je fixe un instant la rue avant de me retourner et de voir Erza. « Hey ! Tu es là ! Je pensais t’avoir perdu ! » Je dis en me sentant tanguer dangereusement vers la droite. Je pense ne plus trop être en état de tenir debout. Tout l’alcool engloutie en si peu de temps vient de faire l’escalade jusqu’à mon crâne et commence un party à laquelle je n’ai pas été invité. Je ne sais plus trop ce qui m’arrive en fait. Je me souviens juste que j’ai une carte rabais pour prendre le taxi et je commence à la chercher dans ma poche, ignorant Erza. Étrange comme ma capacité d’attention vient de chuter en flèche. Je cherche encore et encore avant de me dire que j’ai du l’oublier à l’intérieur du bar et d’initier des pas pour y retourner.

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MessageSujet: Re: Just like fire [Erza & Becca]   Mar 20 Juin - 13:30





Il n'y avait pas de tabou avec Erza. Elle se sentait libre de parler de l'Institut ou non. D'où le fait qu'elle répondait avec aisance aux questions de Becca. Une personne s'intéresse aux mutants et à leurs cas, de quel droit elle devrait ignorer ce questionnement ? Bien au contraire ! Elle se sentait flattée de voir que quelqu'un s'intéressait à leurs conditions et qui voulait en savoir plus. La rousse répondait, mais il y avait de l'amertume dans sa voix. Une pièce manquante du puzzle. Elle ne disait pas tout. Elle ne disait pas non plus que depuis des années, des scientifiques lubriques sur les bords imitaient les mutants et les appelaient les Optimisés. Qu'ils se servaient de gênes mutants ou toutes autres procédés peu recommandable pour copier les capacités des mutants. Qu'il n'y avait pas d'amalgame à faire. Que ces cobayes n'étaient que des copies. Des souries de laboratoires longtemps torturées pour finir par développer une mutation. Et ce phénomène touchait plus près qu'elle ne pourrait le croire. Il n'y a pas si longtemps, un vieil ami du professeur avait mis au point une machine capable de déclencher une mutation chez les civils. Le souci, c'est que cette mutation était destructrice et que la personne finissait par mourir. Elle s'en souvient encore, de ce parlementaire de la Maison Blanche dont la capacité proche de celle d'un amphibie s'était dissout. Son corps avait fini en énorme flaque qui avait explosé. Elle n'avait jamais autant crié ce jour-là. Elle n'était encore qu'étudiante, à venir se réfugier dans les bras de Jean parce qu'elle avait eu une très grosse frayeur. Lancée dans ses pensées, Erza ne surveillait plus leurs arrières communs. Elle se fichait pertinemment des pervers. Qui sait, de tous, il y en aurait peut-être un d'intéressant ? Elle préférait boire son verre, profiter de ce silence ponctué de quelques éclats de rire injustifiés. Elle pouvait lui en dire beaucoup encore, elle savait qu'elle pouvait faire confiance à Becca. Que -même ivre comme maintenant- elle a une capacité de jugements et qu'elle sait ce qui est bon à dire ou non. Elle aurait peut-être dû se montrer plus attentive avant. Parce que durant ses songes, une bagarre avait éclaté et la cohue régnait dorénavant. Ah tiens ! Sa nouvelle amie n'est plus à ses côtés. Où était-elle passée ? D'un air distrait, la rouquine avait relevé la tête, percutant enfin que ce n'était pas les notes ou bien la musique qu'elle entendait, mais belle et bien une bagarre qui avait éclaté dans son dos. Avec Becca en plein cœur de celle-ci. Pardon ?! Mais d'où ? Quand ? Comment ?! Ce sont les questions qui ont traversé son esprit. Mais physiquement, elle ne faisait que regarder la scène et rire. Non, ce n'était pas drôle. Oui, il fallait intervenir. Vite de préférences. Au lieu de ça, Erza continuait de rire, battant la mesure de la musique en frappant dans ses mains. Elle ne comptait pas se mêler à la bagarre. Elle adorait ça, mais les effluves d'alcools l'empêchaient d'agir. À la place, elle se montrait encourageante, riant de la situation. Drôle, c'était terriblement drôle quelque part. La correction d'un vieux pervers par une jeune fille. Elle devrait sortir plus souvent avec Becca, elle ne s'ennuierait pas comme à l'Institut. Jusqu'à ce qu'on la sorte de son arène. La dragonne avait cessé de rire, affichant une moue boudeuse. Quelle belle bande de rabat-joies. Laissant un beau billet sur le comptoir pour payé les consommations ainsi que dédommager la casse, Erza avait fini par sortir, prenant leurs affaires au cas où si Becca aurait laissé quelque chose derrière elle. Le sérieux de la rousse était revenue, rattrapant la brune de justesse qui s'apprêtait à tomber à force de tanguer. « Laisses, je te ramène chez toi. Tu serais bien capable de démolir la gueule du chauffeur si tu prends le taxi. », un ricanement, un nouveau alors qu'elle l'avait aidé à marcher jusqu'à sa moto -ou du moins traîner serait peut-être le terme le plus juste étant donné l'état de la vendeuse. Elle lui avait mis le casque sur sa tête, attendant une indication, une direction à prendre. De toutes façons, elle ne pouvait pas se dérober. Elle était obligée de l'écouter et d'écouter sa bonne conscience qui lui disait de rester avec quelqu'un qui est capable de marcher, de parler et de ne pas tabasser le premier venu juste pour un mauvais regard. Et si elle refuse … Et bien tant pis, elle la portera comme un sac à patate sur son épaule pour la ramener.





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MessageSujet: Re: Just like fire [Erza & Becca]   Mer 21 Juin - 1:42


Just like fire

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Me battre avec un inconnu dans un bar n’a jamais fait partie de mes choses à accomplir dans la vie. Il semble que finalement, ma mère ait raison de croire que j’ai un problème d’agressivité. Je n’irais pas jusqu’à dire ça, personnellement. Sauf qu’il est vrai que j’use davantage de mes poings que de mes mots. J’aime l’action, j’apprécie lorsqu’une situation peut être réglée par une implication physique. Je ne suis pas d’ordinaire aussi prompte à me laisser aller à la bagarre, mais il faut croire que les émotions négatives qui m’habitent depuis un certain temps commencent à peser dans la balance. À me rendre encore plus impatiente, impulsive et réactive. Je commence à réaliser le changement seulement maintenant. Avant, je ne peux pas nier que j’étais constamment dans le sport pour dépenser cette énergie abondante qui m’habite parfois. Je commence à croire que le sport ne me suffit plus. L’adrénaline d’une bagarre devient plus attirante à présent que je laisse mon esprit être monopolisé par tellement de soucis. Pour régler tout cela, j’ignore comment procéder. Faire marche arrière n’est pas évident. J’ai volontairement adapté mon mode de vie pour nourrir mon quotidien d’une course poursuite insensé. Bucky Barnes est devenu ma priorité, négligeant le reste, y compris ma propre personne. Je me suis mise moi-même dans cette position et voilà que je ne sais plus comment m’en sortir. Je ne peux pas tout arrêter. Pas avant d’avoir réussi. Abandonner alors que je suis si près du but serait pire que de n’avoir jamais rien tenté. Ce qui m’effraie réellement, c’est l’état dans lequel je vais être après avoir réussi justement. Vais-je seulement me reconnaître dans le miroir ? Être capable à nouveau de vivre une vie triste et banale ? Je me suis engagée dans un chemin atypique qui ne permet pas de retour à la normal, il me semble. Mais où est le mal, alors ? Moi qui aimais si souvent me plaindre de ma vie de merde, pourquoi à présent que je goûte aux conséquences d’un tel décalage je souhaite me départir de tout ? C’est probablement la plus grande rébellion de ma vie. Mon coup de maître. Je dois assumer mes choix.

Je me sens agrippée et conduite hors de la direction que j’avais entamée. Je souhaitais retourner dans le bar, mais voilà que je m’en éloigne. Je tourne la tête vers la porte de l’établissement, voyant deux hommes qui fument une cigarette me dévisager avec désapprobation. « Bah quoi, vous avez jamais vu quelqu’un profiter de la vie ! » Je m’exclame à leur intention, faisant ensuite une moue boudeuse alors qu’Erza me fait m’assoir sur la moto. Elle me met le casque sur la tête, alors que je me contente de rire toute seule pour rien. J’ai vraiment abusé sur l’alcool, mais la sensation est trop agréable pour que je le regrette. Je sais que la gueule de bois sera horrible, mais je m’en fiche pour l’instant. Alors que la rousse prend place et démarre la motocyclette, je m’écroule contre son dos et je lui cris à l’oreille une adresse, afin de surpasser le ronronnement du moteur. Voilà que le véhicule se met à avancer et je m’accroche à la mutante avec une soudaine peur puissante. Alcool + vitesse = panique. Je suis heureuse qu’au final mon appartement ne soit pas trop loin du bar. Je tombe littéralement de la moto, recommençant à rire. Je sors de ma poche des clés. Celles de mon appartement sont dans le trousseau. Je les donne à Erza, me battant ensuite pour retirer mon casque. Je la regarde une fois libérée, complètement décoiffée. Je lui agrippe le poignet, pour la retenir un instant. « Merci. » J’articule après une très longue réflexion. « C’était drôle. » Je conclue avant de la relâcher. Au moment de nous quitter, je me rappelle d’un truc. Je hèle Erza et je lui souris. Je lui donne un numéro de téléphone. Le mien, il me semble. « Je pense être nulle comme prof, je t’avertie. » Est ma façon saoule de lui dire qu’elle peut me contacter lorsqu’elle sera prête à recevoir quelques leçons d’autodéfense de ma part. Dès qu’elle quitte mon appartement, je m’écroule sur mon divan et souris bêtement jusqu’à trouver le sommeil.

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