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 [New Haven] It's a long way down to the bottom of the river [Bucky & Becca]

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MessageSujet: [New Haven] It's a long way down to the bottom of the river [Bucky & Becca]   Sam 3 Juin - 0:49

It's a long way down to the bottom of the river

FT. JAMES B. BARNES




New Haven, Connecticut.

Dans mon dos, de forts vents en provenance de l’eau, à moins d’un kilomètre de là, repoussent sans gêne des mèches rebelles dans mon visage. D’un geste machinale, je replace de temps à autre mes cheveux derrière mes oreilles. Même si l’endroit est tout près de New York, je n’y avais jamais mis les pieds avant maintenant. Je n’ai presque pas réussit à trouver l’endroit, d’ailleurs. Mais à force de persistance et grâce à l’aide de quelques habitants du coin agglutinés dans le stationnement du IKEA des environs, je me retrouve devant le bon endroit. Le quartier de Long Wharf, situé dans la ville de New Haven, a son charme bien à lui. Le bord de l’eau, les théâtres et plusieurs restaurants ayant attirés mon œil en chemin, ce n’est pas aussi désastreux que l’image que j’en avais en ayant reçu les indications pour s’y rendre. Je n’aimerais pas y résider par contre. Il y a comme une ambiance indescriptible qui me rend catégorique dans cette opinion. Une bourrasque plus forte me pousse vers l’avant. D’un pas, je me rapproche encore un peu plus de la façade de briques rouges. Je m’arrête à nouveau, remontant une main nerveuse dans mes cheveux. L’humble immeuble résidentiel de trois étages semblent éventrés aléatoirement de grandes fenêtres foncées, subdivisées en petits carreaux dont les bordures sont d’allure métallique. Elles semblent avoir été repeintes à de nombreuses reprises, le noir semi-opaque du dessus laissant présager un vert pas très flatteur en dessous. Ces quelques taches d’imperfection contrastent beaucoup avec le rouge-orangé délavé des briques. Les murs sont salis de poussière et de quelques graffitis négligés, un peu comme si l’artiste avait été prit d’une hâte. Ou qu’il n’avait pas eu à cœur son art. J’inspire un peu plus profondément, me rendant compte que je suis là, immobile, depuis un peu trop longtemps. Je suis censée être là incognito. Le réalisant un peu tardivement, mon corps s’anime et se rapproche de l’immeuble pour le frôler. Je longe l’un des longs murs de ce rectangle de briques pour atteindre le coin. De là, je balance ma tête afin de scruter la ruelle qui sert également de dépotoir, il semblerait. Je retiens un soupire, me contentant d’avancer dans l’ombre qui se dessine à cet endroit. Je sais de par les informations que je possède qu’il y a une entrée par là. J’aurais pu passer par la porte de devant si j’avais eu la clé de l’immeuble, mais à défaut, je dois me contenter de l’accès de service. J’approche de la porte dont je caresse la surface rouillée lentement. Le verrou semble déjà avoir été forcé plusieurs fois par le passé. Je n’ai qu’à appliquer une pression suffisante pour être en mesure d’y incérer la lame de mon couteau. Je dois m’y reprendre à trois fois, mais la porte finit par m’obéir et me laisser entrer. Cette arme, elle est la seule que j’ai emportée avec moi. J’ai hésité à me saisir de mon revolver. Durant plusieurs minutes je l’ai dévisagé avant de l’abandonner sur la table d’entrée. Je vais probablement regretter cette décision, surtout si la rencontre se passe mal. Je pénètre dans une grande pièce qui empeste l’humidité. Je ne vois pas grand-chose, faisant en sorte que je m’écrase presque dans un mur qui bondit devant moi. Je le contourne pour atteindre l’escalier qui me permet de grimper au troisième étage. Une fois en haut, un couloir avec des portes numérotées se profile devant mes yeux. Je m’avance avec plus de précaution. Le plancher est vieux, il craque par-ci par-là. Je me doute bien que je ne suis absolument pas discrète, peu importe mes efforts. Je choisis donc d’adopter un pas plus naturel, au Diable le rythme de tortue. Au fond du couloir est située une fenêtre à carreaux, similaires aux autres. Elle me permet de voir le coucher du Soleil au loin. Je ne pensais pas arriver si tard. Je n’avais pas planifié de me perdre huit fois avant de trouver l’endroit après tout. Je n’ai plus de temps. J’augmente ma cadence inconsciemment, atteignant finalement la porte 312. Je fais quoi, je cogne ? Je n’ai pas le temps de réfléchir davantage à la question puisque des voix résonnent à travers les murs. Je me penche pour mieux les distinguer. Clairement des voix masculines. Mais qu’est-ce que je fous là ? Et si ce n’étais pas le bon appartement ? Des pas se font entendre d’un coup et j’ai un mouvement de recule. Juste à temps puisque la porte s’ouvre toute grande, révélant trois hommes aux traits sévères. Avant d’avoir le temps de réagir, celui ayant ouvert la porte m’attrape par les épaules et me jette contre le mur derrière. Ma tête si cogne violemment et mes sens me lâchent aussi subitement. À demi-consciente, je me sens tomber à terre, en étant certaine de par la nouvelle vague de douleur qui secoue mon corps. Mes oreilles bourdonnent trop pour distinguer les nouveaux mots qu’ils se disent. Ma vision se brouille progressivement, un peu comme un myope sans ses lunettes. Je sens qu’on m’agrippe à nouveau et dans un ultime effort pour m’enfuir, mes mains se portent au visage de mon agresseur. Son poing s’abat sur ma tempe gauche et dans un hurlement sourd, je perds connaissance.

Le téléphone que je sors de ma poche sonne impatiemment alors que je scrute le numéro avant de répondre. C’est Lara. Elle tient une piste assez solide un peu à l’extérieur de la ville de New York et elle voudrait m’y envoyer. Une joie enfantine m’envahit alors que je me saisis d’un crayon et du bout de papier le plus proche pour inscrire l’adresse qu’elle me donne. New Haven. Voilà qui est assez commun comme cachette, je me dis en raccrochant. Le sourire sur mes lèvres en dit long sur mon état. Je me sens comme à Noël, alors qu’on vous met dans les mains le plus imposant des cadeaux dormant sous le sapin. Normalement, je pose davantage de questions sur les sources de Lara, afin d’être certaine de leur fiabilité. Mais là, après autant de temps à chercher sans succès, on dirait que je suis prête à accepter n’importe quoi. Je termine ma journée de travail et une fois chez moi, je passe la soirée à me préparer pour l’expédition du lendemain. Je scrute la carte des environs sur Google, je m’attarde même sur le site de la ville de New Haven en grimaçant finalement à la vue des images de l’université Yale. Cette excitation stupide ne me quitte pas, même une fois dans mon lit. Demain, je vais peut-être enfin le rencontrer.

La douleur est ce qui me réveille. Mon visage est collée sur une asphalte mouillée et sale, m’apportant une odeur désagréable. Ma tête tourne dangereusement et je m’accroche contre le sol comme si j’allais tomber. Un haut de cœur commence à se profiler et je grogne intérieure. Je déteste cette sensation. Je déteste encore plus vomir. Et je me sens si proche de cette dernière action. Je remue mon corps dans l’urgence de me redresser, par peur de voir le contenu de mon estomac sortir. Je suis alors repousser sans délicatesse contre le sol, une botte pressant contre mon flanc. Je me débats cette fois, furieuse d’être ainsi soumise à ce que je devine être l’homme qui m’a assommé. Dans ma rage, je laisse échapper un cri puissant. Voilà que la botte se soulève pour mieux me donner une correction. Je me retrouve à plat ventre lorsqu’il m’immobilise avec tout son poids cette fois. Le connard, je compte bien lui faire payer ! Lorsque mes sens me reviennent plus clairement, je réalise que je ne suis plus dans l’immeuble de briques rouges mais carrément au bord de l’eau. Je vois même les vagues briller sous les rayons de la Lune. La Lune. Depuis combien de temps je suis inconsciente ? Un autre homme approche et tend quelque chose à l’abruti sur mon dos. Celui-ci se saisit de mes poignets et commence à les attacher. Il fait quoi là ? Je cris encore une fois et cela me vaut un coup sur la nuque. Je retiens un nouveau haut le cœur. On commence à me traîner, me rapprochant de l’eau. Ils comptent faire quoi ces trois là ? Me jeter dans l’océan ? Je panique de plus belle, mais rien ne semble les stopper dans leurs actions. « Non ! » J’articule dans un hurlement déchirant, impuissant. C’est alors que je m’écrase à terre. Je sens du mouvement autour et je tente de voir ce qui se passe mais je ne peux pas, quelque chose est sur moi encore une fois, m’immobilisant. Je grogne en remuant plus vigoureusement et j’arrive ainsi à repousser un corps inerte de mon dos. Écarquillant les yeux, je vois un liquide écarlate dégouliner des cheveux de l’homme. Je n’arrive pas à bien voir la blessure, il fait trop noir. Tournant la tête trop vite cette fois, je passe près de retomber dans l’inconscience lorsque je remarque des mouvements de bagarres qui se profilent toujours à ma gauche. Je me recouche afin de calmer mes nausées, fixant la Lune alors que mon cœur se débat férocement dans ma poitrine.

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MessageSujet: Re: [New Haven] It's a long way down to the bottom of the river [Bucky & Becca]   Sam 3 Juin - 15:23

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FT. rebecca barnes




Bucky n'allait jamais très loin de New York, mais quelques fois, il n'avait pas le choix. Il préférait nettement s'éloigner plutôt que se faire attraper : et cette fois-ci, il n'était pas passé très loin de se faire avoir. Alors il avait pris ses quelques toutes petites affaires personnelles (qui tenaient toutes dans un sac à dos) pour s'en aller avant que Stark et toute sa joyeuse bande retrouvent sa trace. Il avait l'habitude, maintenant, de devoir régulièrement bouger. Même sous les ordres d'HYDRA, il devait très souvent changer de localisation. C'était une manière de rester un fantôme dans ce monde, de rester invisible aux yeux de tous pour mieux les massacrer par la suite. Cette fois, il avait choisi New Haven. Pas trop loin, mais pas assez proche non plus. De quoi se faire oublier pendant quelques jours voir quelques semaines. James loua une minuscule chambre dans un motel, paya le tout en liquide avant de donner un faux nom et une fausse carte d'identité. Il était toujours aussi bien équipé pour passer inaperçu, se fondre dans une masse. Le seul défaut était peut-être son visage fermé ; il avait tendance à faire peur. Il avait déjà remarqué que parfois, le soir, les gens changeaient de trottoir quand ils se trouvaient face à lui. Avant, il aurait pu penser que c'était une bonne chose, cette emprise qu'il avait sur la plèbe, l'angoisse qu'il lisait dans leurs yeux avant qu'une balle entre leurs yeux mette fin à leurs souffrances ; cette peur de mourir qui était parfois moins grande que celle de souffrir. Elle était pratique, quand il n'était que le Winter Soldier. Aujourd'hui, il comprenait toujours autant les gens : il tenait peut-être plus d'armes à feu contre leur tempe, mais son regard noir, ses épaules larges, son air de tueur en série ne rassurait pas plus les populations et New Haven n'échappait pas à la règle.

Il ne sortait que le soir, pour éviter de montrer son visage en plein jour. Il avait déjà repéré les magasins ouverts toute la nuit, connaissait déjà les endroits à fréquenter et ceux qu'il devait éviter ; pas par peur de se faire agresser (qui serait assez idiot pour tenter quoi que ce soit ?), plutôt par peur de se faire repérer.
James était sorti, comme d'habitude, le soir. Il allait essayer de se renseigner sur la situation à New York en envoyant un message codé à Steve, quand des bruits proches de l'eau le firent relever la tête. L'assassin était au courant de la réputation de ce quartier, mais il n'avait jamais assisté à pareils événements. Discret, en se fondant dans l'ombre du soir, en évitant les rayons de lune, James s'approcha. Une jeune femme était au sol, sur le ventre. Elle avait des longs cheveux foncés, c'est tout ce qu'il pouvait deviner vu sa position et la noirceur.

Bucky hésita un instant. Est-ce qu'il partait pour éviter de faire du bruit et de rameuter du monde ? Ou est-ce qu'il intervenait pour sauver la brune ? Honnêtement, il penchait plutôt pour la première solution, il ne pouvait pas se permettre de se faire repérer maintenant, pas après tous ses efforts. De l'autre côté... L'ancien lui aurait réagi. Il n'était pas hésité une seconde et aurait sauté sur les hommes pour sauver la pauvre demoiselle en détresse. Steve aurait fait pareil, avant ou maintenant d'ailleurs, il n'avait pas trop changé à ce niveau là.
Quand les hommes commencent à la tirer vers le rivage, Bucky sait qu'il doit réagir. Sans réfléchir d'avantage, il s'approche discrètement. Avant que l'homme ait compris quelque chose, James l'assomme avec un bon coup de poing. On ne s'en prend pas à une femme, on ne s'en prend à personne, encore moins aussi lachement quand elle est attachée. L'autre homme réagi mais l'assassin est bien plus rapide, surtout après quasiment un siècle d'expérience. Le combat est rapide, mais Bucky retient ses coups : il refuse de tuer, cherche juste à l'assommer. Le second homme tombe, le poignet et le bas cassés. Il s'est surement évanouis de douleur, mais ce n'est plus son problème.

Quand James se retourne, la jeune femme a réussi à enlever le corps inerte et se retourner, ce qui est déjà un exploit vu la taille et le poids de l'homme. Bucky remet son gant pour cacher sa main dans un léger cliquetis métallique avant de s'approcher d'elle. La femme est encore attachée. Sans la regarder pour ne pas trop dévoiler son visage, il l'aide à s'asseoir et tire sur les cordes qui attachent ses poignets. Les cordes lâchent rapidement et l'assassin lève enfin son visage vers l'autre silhouette. Il ne voit pas correctement ses traits, mais elle lui semble étrangement familière. Des souvenirs profondément enfouis tentent de refaire surface mais Bucky n'a pas le temps, pas l'envie d'y faire attention. Il se racle la gorge, n'a plus parlé depuis quelques jours déjà. « Tu vas bien ? Rien de cassé ? »




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MessageSujet: Re: [New Haven] It's a long way down to the bottom of the river [Bucky & Becca]   Sam 3 Juin - 16:33

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FT. JAMES B. BARNES




Ma respiration est tremblante. Une panique étrangère secoue mon corps blessé. Chaque inspiration provoque davantage d’agitation dans ma gorge, qui semble retenir un sanglot. Je refuse de pleurer. L’émotion qui m’habite à cet instant, la peur que je ressens dans chaque pore de ma peau, je refuse de la laisser exister davantage. Lutter pour l’étouffer me demande toute ma concentration toutefois, étant donné que ma tête s’amuse à tournoyer sans relâche. Je resserre mes lèvres, me forçant à inspirer et expirer par le nez. Je fixe avec obstination la Lune parfaitement découpée dans le ciel. Le silence qui m’enrobe soudain me fait réaliser que je ne suis pas seule. Je perçois les faibles vibrations de pas contre l’asphalte et je ne peux empêcher mes muscles de se crisper à cette approche. Qui est en train de progresser dans ma direction ? Un homme entre dans mon champ de vision, me faisant faiblement sursauter. Il évite de me regarder et se saisit de mes poignets ficelés. Ses doigts sont rugueux contre ma peau oedématiée par les liens. L’une de ses mains semble même recouverte d’un tissu. Je sens mes bras retrouver leur liberté et je les laisse retomber mollement au sol, dans l’attente de la suite. Je ne sais pas si je peux faire confiance à cet homme. Je ne le vois pas bien dans l’obscurité, il pourrait faire partie des trois qui m’ont attrapé dans l’immeuble. Sauf qu’il relève alors le visage dans ma direction. Dans cette proximité, éclairé par un faible rayon lunaire, je distingue d’abord ses yeux, qui me transpercent avec une pointe d’inquiétude, on dirait. Il parle, d’une voix un peu rauque, mais dans laquelle je ne perçois pas de méchanceté. Il s’inquiète de mon état. Voilà qui a pour effet de me désarçonner. Je commence à comprendre le rôle qu’à jouer cet homme il y a un instant. Il m’a… sauvé ? De toute évidence, on souhaitait me voir morte ce soir, noyée au fond de l’océan. Et cet inconnu l’a empêché. Je quitte son regard hypnotisant et me retrouve à observer sa barbe légère, son menton stoïque. Je remonte toujours plus lentement pour atteindre ses cheveux, qui enrobent ses joues. Je ne comprends pas pourquoi cette observation me semble si importante. « Je… » Je tente d’articuler en guise de réponse. Je retrouve son regard et je m’y accroche comme précédemment. Dans ma tête, mes pensées sont perturbées par la douleur oppressante. J’inspire un grand coup, un peu comme si je me réveillais d’un affreux cauchemar. Je me relève à demi, réalisant soudain ce qui me faisait à ce point fixer cet homme. « Tu… » Je commence une nouvelle fois, avant de m’interrompre en plaquant une main sur ma bouche. Je mords ma paume en retenant un cri. Il est là. Juste là. Il m’a été difficile de le reconnaître puisqu’il est un peu différent des photos de ma grand-mère. Mais je suis certaine que c’est lui. J’ose me retourner dans sa direction. J’ai soudainement peur qu’il s’envole si je ne le garde pas à l’œil. Je dois le faire flipper avec mon regard un peu larmoyant et ce tremblement qui me reprend de plus bel. Je suis censé lui dire quoi ? « Oui. » Je me racle la gorge pour m’éclaircir la voix. « Je vais bien. Merci. » Mes mots sont toujours faiblard, mais j’espère que malgré cela il ne me fera pas répéter puisque je doute d’en avoir la force. Ma tête me rappelle que j’ai mal et les nausées se manifestent avec un peu plus d’insistance à présent que mon cœur est emballée pour de bon. Je pose une main sur ma tempe gauche, qui résonne le plus face à la douleur. « Je pense que j’ai une commotion. » Je dis sans réfléchir. Pourquoi je lui dis ça ? Peut-être pour qu’il me conduise à l’hôpital. Non, mauvaise idée. S’il fait ça, il devra me laisser et je doute de pouvoir le retrouver par la suite. La première fois a été suffisamment pénible comme ça. J’ouvre la bouche pour enfin me présenter à lui lorsque je me sens tirer vers l’arrière. Des mains lourdes m’agrippent et une lame vient se poser sur la peau délicate de mon cou. L’odeur de cuire qui emplie immédiatement mes narines m’est familière. Il s’agit de mon propre couteau, manié par un autre. Une seconde tête vient se coller à la mienne, laissant dans mes cheveux son sang à peine coagulé. Il n’était pas mort en fin de compte, le type ayant tenté de me noyer. Et le voilà qui menace de me tuer à nouveau, désespéré. Son haleine me colle à la peau alors que je fixe Bucky à trois mètres de distance. La main tenant la lame semble peu fiable, je pourrais mourir d’une seconde à l’autre. Et pourtant, ma peur semble n’être que souvenir si je garde contact avec mon grand-oncle. La lame s’enfonce un peu plus, traçant une fine ligne rouge sur ma gorge. Je demeure pourtant immobile, sereine. Je ne suis plus seule.

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MessageSujet: Re: [New Haven] It's a long way down to the bottom of the river [Bucky & Becca]   Sam 3 Juin - 17:33

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FT. rebecca barnes




La jeune femme était étrange. Bucky la fixa, avec un haussement de sourcil. Il n'était pas habitué aux humains lambdas, ceux qui ne voyaient pas des choses horribles au minimum une fois par semaine, ceux qui souffraient de choc. Il oubliait parfois que les humains n'étaient pas habitués à se faire kidnapper ou encore à échapper d'une noyade certaine. C'était surement ça, c'était le choque qui faisait que son corps tremble, qu'elle n'arrive pas à commencer correctement une phrase ou encore son regard étrange.
James hoche la tête lentement, sans savoir quoi ajouter. Très bien, il l'a sauvé, il peut s'en aller non ? Il n'était plus aussi bon avec les autres êtres humains qu'avant ; il était certain que son ancien-lui aurait trouvé le moyen de draguer la jeune femme, de lui faire un clin d'oeil. Mais le Bucky de maintenant, l'assassin, était rigide comme un bâton en face d'elle, presque sans oser cligner des yeux. Il est sur le point de la saluer pour s'en aller et mettre fin à ce moment gênant, quand il remarque un mouvement derrière la brune. Bien entendu, il aurait dû le tuer directement. Maintenant, l'homme était collé au dos de la brune, se servant d'elle comme bouclier humain. Encore et toujours il lui montrait à quel point il était lâche, inutile. Se cacher derrière quelqu'un pour survivre ? Bucky détestait cette forme de lâcheté.

L'homme appuie le couteau contre la gorge de la brune, qui ne lache étrangement pas James des yeux. Pas comme si elle attendait un second sauvetage de sa part, plus comme si elle était.. sereine. Elle ne se débattait même pas, comme si elle attendait la mort sans trop la craindre.
Ce visage serein, ce regard... L'assassin la connaissait, il en était certain. Il l'avait déjà vu, partageait des souvenirs avec une poupée qui portait le même visage que la brune. Mais c'était avant, avant tout, donc c'était totalement impossible. Surement son esprit qui lui jouait un tour.
Il devait réagir, et maintenant. Avant que ce singe ne tranche la gorge de cet étrange souvenir fabriqué par son cerveau. Il avait peut-être lui aussi une commotion.

Bucky attrapa le couteau attaché à sa hanche, caché par les quelques couches de vêtement qu'il portait. Pas question de réfléchir deux fois. Si face au Winter Soldier cet idiot n'était pas resté couché pour jouer le mort, alors il allait le regretter. Avec la rapidité que l'expérience lui offrait, Bucky agrippa le couteau par la lame avec sa main gauche avant de le lancer au visage de l'homme avec une précision dangereuse : la lame se planta dans son oeil sans lui laisser une chance de survivre. Malheureusement, au passage, la lame avait frôlé la jeune fille en lui ouvrant la joue, une coupure nette qui n'était absolument pas voulue.
Le corps de l'homme s'écroula, mort sur le coup. Elle allait encore finir choquer.
Le reste de son gant glissa de main pour tomber, éventrer. Il avait surement coupé le tissus en tenant la lame. Rien de trop grave, si elle était choquée, elle allait croire à une hallucination. Cependant, la lumière de la lune se reflétait sur le métal, faisant presque briller sa monstrueuse main. « Désolé. Pas le choix. » Il s'approcha du cadavre pour reprendre l'arme plantée dans son orbite. Il ne pouvait pas se permettre de perdre un couteau. « On s'en va avant que d'autres arrivent. »

Sans attendre sa réponse il attrapa son bras de sa main de chair et de sang. Ils ne pouvaient pas se permettre d'attendre qu'elle ne soit plus en état de choc.




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MessageSujet: Re: [New Haven] It's a long way down to the bottom of the river [Bucky & Becca]   Sam 3 Juin - 18:32

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FT. JAMES B. BARNES




J’observe en silence Bucky porter sa main à sa hanche. Il semble se saisir de quelque chose et je crois à une arme à feu à en voir la manière dont il garde l’objet caché. Mon agresseur semble le remarquer aussi et dans un grognement presque bestial il renfonce son étreinte autour de ma gorge. Il appuie si fort que je sens encore plus nettement la lame contre ma trachée, rendant ma respiration laborieuse. Je tente de ne pas paniquer en inspirant à petits coups. Je n’ai pas trop le temps de m’en soucier car une lame siffle dans l’air et explose le visage de l’homme. Son dernier râle de vie se relâche en plein dans mon oreille. Quelques goûts de son sang se sont agrippés à mon visage, l’une à proximité de mon œil. Ma joue est brûlante, réalisant seulement au moment de la chute de l’homme que la lame m’a blessée au passage. Je n’en fais pas de cas, bondissant plutôt sur le côté pour m’éloigner de son cadavre à peine atterrie au sol. Par réflexe, je tends la main pour reprendre mon couteau toujours dans la sienne. Mais alors que je m’approche lentement, James est sur lui. Il reprend son propre couteau, l’arrachant du crâne de son adversaire dans un bruit écœurant. Je ne peux détourner mes yeux du visage de ce type, à présent méconnaissable. Il est mort sur le coup, ce qui est très impressionnant. Bucky me force à me relever, stoppant ma contemplation. Mes jambes cèdent aussitôt. Je me retrouve affalée contre son épaule étrangement dure. En me cognant dessus, j’en ai presque le souffle coupé. Je le laisse m’aider maladroitement à me remettre droite, me sentant gênée d’un coup. Il veut clairement me sortir au plus vite de ce terrain à découvert et moi je ne suis qu’un boulet. Mes jambes finissent par obéir et par enligner un pas devant l’autre. Ma tête tourne trop pour que je me détache de l’aide du soldat. Je manque d’ailleurs vomir par deux fois, mais mon refus mental à encore plus m’humilier semble plus fort que les nausées. Je ne remarque pas trop où il me conduit, je sais seulement que je ne vais pas assez vite à son goût. Pourquoi m’aide t-il encore d’ailleurs ? J’hésite à lui demander. Lui faire confiance jusqu’à présent a été la bonne chose à faire. Mais j’ai trop peur que le vent tourne si je me montre trop curieuse. Nous atteignons une partie plus éclairée du quartier, nous dirigeant en sens opposé à l’eau. De nombreux reflets me parviennent aux yeux et je ne comprends qu’après un temps d’où elles proviennent. Je baisse mon nez sur la main de l’homme, posée sur moi afin de me permettre de garder mon équilibre. Et de ne pas ralentir, non plus. Elle est métallique, dont chaque articulation est découpé un peu grossièrement, permettant de les définir dans leur singularité. Je ne peux demeurer ainsi penché très longtemps, ma tête ne me le permettant pas. Mais la découverte me fait frissonner. J’en avais entendu parler vaguement, de son bras métallique. Je n’ai honnêtement pas cherché à en découvrir davantage. Peut-être aurais-je du ?

Nous passons une porte et dès que sa main protectrice s’éloigne, mes genoux cèdent de nouveau et je m’écroule par terre. Je tombe sur un plancher, toutefois. Mon cœur est toujours aussi agité, je sens d’ailleurs mes joues être enflammées de rouge. Je dois me calmer. Le danger est passé. Je suis en sécurité. Je porte une main à mes cheveux. Je suis dégoûtée par le sang de l’homme qui y a séché mais également par ma propre sueur qui colle mes cheveux ensemble en des mèches mouillées. Je dois être horrible. Heureusement qu’aucun miroir n’est à ma porté pour voir le désastre que je dois être. Je cherche Bucky du regard. Il n’est pas très loin. Mais je ne peux m’empêcher de me dire qu’il garde volontairement une certaine distance entre nous. Je ne peux pas vraiment lui en vouloir. J’inspire un bon coup, comme pour me donner du courage. « Merci, sincèrement. Tu m’as sauvé. » Je ne décroche pas mon regard du sien. Il n’y aura jamais de bon moment de lui avouer la vérité. Sauf que dans une précipitation, je pourrais tout gâcher une nouvelle fois. Je dois être prudente dans le choix de mes mots. « Tu peux me faire confiance, je ne vais pas dévoiler ta… localisation » Je regarde autour de moi, ayant hésité à décrire ce qui m’entour. « Tu peux vraiment être tranquille à ce niveau là, je t’assure. » À trop tourner autour du pot, je vais finir par m’attirer des ennuis. « Je suis vraiment heureuse de te voir. »

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MessageSujet: Re: [New Haven] It's a long way down to the bottom of the river [Bucky & Becca]   Sam 3 Juin - 21:51

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Elle ne semblait pas aller superbement bien : ses jambes tremblaient, elle n'arrivait même pas à poser un pied devant l'autre. Le premier réflexe de Bucky est de la remettre droit et de la soutenir pour ne pas la voir tomber misérablement. Il ne l'avait pas sauvé pour la voir étaler au sol. Sans plus attendre, il la tira avec lui. Elle était blessée mais James ne pouvait pas se permettre de l'emmener à l'hôpital, malheureusement. Alors la seule solution était de la soigner dans sa petite chambre. Il avait une petite trousse de secours, de quoi désinfecter ses plaies. Peut-être aussi lui faire manger un bout, pour être certain qu'elle se remette de ses émotions.
C'était étrange, il avait envie de la protéger, de prendre soin d'elle. Pas exactement de la même façon que Steve, mais il avait cet élan de tendresse qui ne lui plaisait pas du tout. Elle était une inconnue, pas vrai ? Pourquoi il avait envie de la soigner ou encore de la nourrir ? Peut-être qu'au final, elle n'était pas si inconnue que ça. Maintenant qu'ils étaient dans un endroit un peu plus illuminé, il pouvait mieux l'observer. Des cheveux bruns, assez longs ; des traits féminins mais durs, et les coupures lui donnaient encore plus un air de combattante.

Bucky continue de la pousser, même s'il a remarqué son regard sur ses doigts métalliques. Il doit faire plus attention, la gamine a peut-être une commotion mais elle reste une fine observatrice.
Enfin, ils arrivent dans son motel miteux. Barnes n'a pas l'argent pour se payer un hotel luxueux ; et de toute façon, les motels sont plus discrets, passent plus inaperçus. Idéal pour un assassin en fuit comme lui. Dès qu'ils ont passé la porte Bucky lâche son bras et la pauvre fille s'effondre comme une poupée désarticulée. Il n'a pas le temps de la relever, il cherche une trousse de secours dans ses affaires. Il était certain d'en avoir vu une quelque part... En réalité, il cherche surtout à occuper son esprit, ne pas penser à la jeune fille qui secoue ses souvenirs, ne pas penser à son envie de prendre soin d'elle et surtout, ne pas penser à toutes les façons qu'il connaît pour la tuer rapidement et sans taches. Évidemment qu'un assassin comme lui pense à ça ; ils ne sont qu'à deux dans la pièce et elle est clairement en position de faiblesse.

Quand elle se mit à parler, James se tourna vers elle pour la fixer. Il ne comprenait pas exactement. Elle semblait savoir qui était face à elle, semblaient le reconnaître. Alors... Alors pourquoi était-elle heureuse de le voir ? Il ne comprenait rien. D'habitude, même si certaines personnes pensaient que Captain America avait eut raison de ne pas accepter les accords, ils admiraient tous Steve, pas lui. Ils avaient peur de lui pour la plupart.
Cela l'inquiétait presque et sa paranoïa lui retomba dessus comme une chape de plomb. Est-ce que c'était un piège ? Est-ce que justement elle était là pour dévoiler sa localisation ? HYDRA ou le gouvernement/Stark, il ne savait pas, mais comptait bien le déterminer.

Sans rien laisser paraître, il gardait son poignard à porter de main, purement pour des raisons de sécurité. Ses épaules étaient de nouveau crispées, tendues. « Je ne te connais pas et tu ne me connais pas. » il en était sûr et certain... Quoi que ? « Contente de me voir ? Les gens ne sont jamais contents de me voir. » Il tenait d'une main son poignard, de l'autre la trousse de secours ; sans savoir lequel des deux il allait devoir utiliser.




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MessageSujet: Re: [New Haven] It's a long way down to the bottom of the river [Bucky & Becca]   Sam 3 Juin - 22:28

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Je me suis imaginée ce moment si souvent. À force d’y réfléchir, les scénarios s’entremêlaient et se perdaient. Je ne pouvais jamais vraiment avoir la véritable version avant de la vivre. Voilà pourquoi j’ai simplement arrêté de tout anticiper. Il arrivera ce qui arrivera. Mais le plus important c’est qu’il sache, qu’il m’écoute. Me retrouver ainsi face à lui à l’improviste, complique les choses. Je suis pourtant venue ici avec l’idée de le voir et maintenant que s’est fait, qu’il est là, je suis hésitante. Je suis mal en point, la douleur à ma tête ne se calmant pas. Je sens les ecchymoses secondaires à mes nombreux coups reçus aujourd’hui naître peu à peu. La coupure sur ma joue à calmer son feu rageur, mais je sens toujours l’élancement consécutif à la coagulation de la plaie. Je me sens misérable, faible face à cet homme que j’ai toujours voulu impressionné. Même gamine, je ne pouvais m’empêcher d’en faire un modèle. Nombre de mes choix de vie ont été réalisés dans l’optique de suivre ses pas. Je dois être si pitoyable à cet instant. Et sa réaction ne m’aide pas à me convaincre du contraire. Je ne m’attendais pas à ce qu’il comprenne qui je suis. Comment le pourrait-il ? Mais entendre sa réponse dure est pareil à une gifle en plein visage. Je hoche machinalement la tête lorsqu’il ajoute que les gens ne sont jamais contents de le voir. S’il savait comment il a tord. Il n’est peut-être pas populaire, mais il est aimé. Si seulement ma grand-mère était toujours en vie… Elle aurait pu lui dire en face à qu’elle point il lui a manqué. Je me force à me lever. Je ne suis étonnamment plus chancelante. Je me concentre sur son regard hésitant, sur sa position immobile. Je dois lui dire la vérité, cela ne peut plus attendre. Me taire de la sorte n’a fait que le rendre méfiant envers moi. « Moi, je le suis. Mon enfance a été bercée par les récits de Bucky Barnes et de son grand ami Steve Rogers. Je te connais, mais pas toi, c’est vrai. » Je marque une pause, regardant un instant par terre. Mauvaise idée, le tournis me revient. La seule solution est me m’accrocher à son regard et de poursuivre. « Je m’appelle Rebecca. Je suis la petite-fille de Rikki Barnes. Ta sœur. Je sais que ça paraît dingue, mais elle me racontait tout le temps des histoires te concernant. » Je souris, sous la douceur du souvenir. Le bonheur que cela me procurait alors et qui me réchauffe encore aujourd’hui. « Je n’ai jamais oublié. Et en apprenant que tu avais survécu au temps au même titre que Steve, je ne pouvais pas rester là à ne rien faire. Je me suis mise à te chercher. Et c’est toi qui m’as trouvé, plutôt. » Je me tais. Je sais que ma révélation va faire l’effet d’une bombe. Je n’ose plus rien ajouter, dans l’attente de sa réponse. Je ne bouge pas non plus. Dans la pièce, réside une tension palpable. D’ordinaire, je me serais avancée vers mon interlocuteur pour en être plus près. J’aurais même pu me saisir de la trousse de secours que tiens Bucky à mon intention. Me voilà plutôt suspendu par le moment, avec tellement d’attentes et d’espoirs à la fois qui n’attendent qu’une réaction de sa part. Il ne laisse rien transparaître pour m’aider à évaluer si j’ai bien fait d’être honnête avec lui. Je ne pouvais plus taire la vérité de toute façon. À moi d’en assumer les conséquences.

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MessageSujet: Re: [New Haven] It's a long way down to the bottom of the river [Bucky & Becca]   Dim 4 Juin - 0:38

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Elle se lève, enfin, et Bucky s'étonne de ne pas la voir tanguer voir encore une fois s'écrouler. Elle semble déterminer, un peu trop, et ce regard lui fait encore une fois dangereusement penser à quelqu'un d'autre, quelqu'un qu'il a bien connu.. Mais impossible de remettre un visage ou même un nom sur cette personne : juste un sentiment, celui de vouloir protéger, presque un sentiment familial qui secoue ses entrailles.
Elle allait tout lui raconter, il en était certain ; mais lui raconter des mensonges ou la vérité ? James ne savait pas ; espérait secrètement un peu des deux.
Elle lui expliqua d'abord que son enfant a été bercé par leurs histoires, ce qui n'était pas un exploit. Beaucoup de monde connaissait leurs périples, Steve avait une exposition rien que pour lui (et il n'était pas peu fier d'y avoir un petit mur), mais cela n'expliquait rien. Non, Bucky ne la connaissait pas. Maintenant qu'il y pensait, il ne connaissait même pas son nom ou prénom alors qu'elle semblait tout savoir sur lui. Cela ne fit qu'augmenter sa paranoïa et il serra plus fort son poignard.

Elle continua, et ce fut plus... Compliqué. La brune se présenta comme être la petite-fille de sa soeur. Il avait une soeur ? Oui, maintenant qu'elle lui parlait de cette Rikki, Bucky s'en souvenait. Il avait une petite soeur, une Rebecca Barnes. Cela expliquait ce sentiment familial. Est-ce qu'elle mentait, est-ce que c'était une histoire inventée de toutes pièces ? James douta ; il avait l'impression de la connaitre, mais l'histoire était beaucoup trop grosse à avaler. Il aurait sauvé une fille de sa famille, surement la seule descendante des Barnes, sans même savoir que c'était elle ? Peut-être le destin, ou alors une invention perverse sortie tout droit d'un cerveau encore pire. Et très sincèrement, Bucky penchait plutôt vers la seconde hypothèse.
Il ne savait pas vraiment quoi, pas vraiment qui croire. Tout dans son cerveau se mélangea, le passé avec le présent. Elle lui ressemblait beaucoup, à sa petite soeur. Elle était une sorte de sosie, et ce détaille fit dérailler son cerveau de pauvre assassin. James lacha le couteau qui alla s'écraser au sol dans un horrible bruit métallique. Pour le coup, l'assassin aurait préféré que ce soit lui qui s'écrase au sol et qu'il puisse disparaître entre les planches du parquet à jamais. Il n'avait pas besoin d'une lame pour se défendre.

Bucky s'approcha d'elle avec la trousse de secours en main. Ses mouvements étaient mécaniques, presque robotiques. Il devait la soigner ; mais uniquement pour qu'elle puisse rapidement s'en aller. Il ne lui faisait toujours pas confiance, mais si vraiment elle était motivée à le retrouver, ils se reverront bien un jour. L'assassin imbiba une compresse de désinfectant avant de le coller à la joue blessée de la brune, sans douceur. « Après ça tu t'en vas. Fais surveiller ta commotion, va à l’hôpital. Ne reviens pas, je ne serais plus là. » en disant ça, il faisait déjà son sac, rangeait déjà ses affaires. Bucky devait s'en aller rapidement, sans laisser une seule trace. « Je ne sais pas si tu es vraiment... La petite fille de Rikki. Ou si tu es une histoire de Stark, un mauvais tour du gouvernement. Mais je m'en fiche. Retourne chez toi. »




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MessageSujet: Re: [New Haven] It's a long way down to the bottom of the river [Bucky & Becca]   Dim 4 Juin - 1:51

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Les secondes paraissent des minutes alors que j’attends toujours sa réaction. D’un coup, sa main armée lâche prise et j’observe la chute paresseuse du couteau qui hurle son mécontentement une fois contre le plancher. Je m’y attarde jusqu’à son immobilité totale. Qu’est-ce que cela signifie ? Je ne sais comment interpréter ce geste à vrai dire. Je ne m’y étais pas attendu. Mes yeux se révèlent sur lui, il est en mouvement. Il vient directement à moi. Solide sur mes pieds à présent, je ne bronche pas. Je le laisse venir, tel un boxeur attendant son adversaire. Sauf que ce que je me prépare à vivre n’est pas un combat. Un combat physique du moins. Ses actions sont précipitées, je le sens agacé. Il n’a pas besoin de me le dire que je comprends cette fois. Je me suis imaginée cette possibilité tellement de fois dans mes scénarios. La voir en action fait naître un mélange de tristesse et de rage. Je le fixe dans les yeux alors qu’il applique sur ma joue une compresse. Je sens le pincement de l’antiseptique présent dans le tissu contre ma peau meurtrie, mais je n’expose rien. J’ai déjà été trop faible face à lui. Si ça se trouve, il a honte de moi. Je ne suis pas à la hauteur de ses attentes. Je serre les dents, retenant mes cris de protestations alors qu’il me déblatère une marche à suivre impliquant mon départ. Il a déjà dit au revoir dans son silence, ne me laissant aucune autre option. Sauf que je refuse. Je ne suis pas prête à accepter ce qu’il veut que je fasse. Il me laisse retenir la compresse de ma main crispée, en profitant pour s’éloigner. Je le fixe alors qu’il va remballer ses affaires. Il ne me croit pas. Son esprit a été tellement détruit puis reconstruit qu’il ne reconnait pas la vérité lorsqu’elle est dite. Il est tourmenté, jour après jour, ça je peux le comprendre. Mais il ne peut pas me rejeter comme ça, sans me laisser la moindre chance. Je ne suis pas n’importe qui. Et il n’est pas n’importe qui pour moi. En fait, il est tout. Tout ce en quoi je crois. Tout ce que j’ai fais de bien dans ma vie, je l’ai fais en son nom, en le souvenir qu’il m’inspirait. Malgré tout, je suis en train de le perdre. Je dois réagir. « Tu t’en fiches ? » Mon explosion me surprend moi-même. Ma voix est forte et claire. Sans être un hurlement, mes mots sont emplis de toute la douleur que porte mon cœur déchiré, désillusionné. « Je sais ce que tu es en train de faire. Tu me fuis. Saches que tu ne peux pas tout fuir tout le temps. Je ne suis pas une menace. Peut-être que tu as peur de ressentir un truc si tu restes à côté de moi trop longtemps. Et que c’est véritablement ça qui te fait peur. » Je crache ma rage en le fixant toujours se préparer à partir. Je dois me retenir de ne pas courir récupérer son propre couteau pour l’arrêter avec. « Tu réalises ce que tu es en train de faire au moins ? Tu réduis à néant ta dernière chance d’avoir quelqu’un qui t’apprécie. Je ne sais même pas pourquoi je dis ça, parce que tu t’en fiches que je tienne à toi, pas vrai ? C’est si dur à croire que j’ai besoin de toi ? Que tu comptes pour quelqu’un d’autre que Steve ? Qui l’aurait cru. Qui peut vouloir de moi ? C’est ça que tu te dis, là, maintenant ? Regarde-moi ! » Je jette ma compresse dans sa direction. La rage l’a emporté sur la tristesse. Je ne peux pas accepter son départ. Je le refuse. Même si je dois me battre de toutes mes forces pour y arriver. Je m’approche d’un pas, mais je dois m’arrêter comprenant que ma rage empoisonne mes muscles. Je dois me calmer pour ne pas m’emporter et devenir violente. Cela ne résoudra rien. Sauf que je n’ai pas finis de vider mon sac. « Regarde-moi bien Bucky, parce que ce n’est pas la dernière fois que tu vas voir ce visage. Si tu penses que je vais te laisser filer, tu n’as aucune idée de la puissance du sang qui coule dans nos veines. Un jour, tu vas m’écouter. Un jour, tu vas me croire. Je t’en fais la promesse. » Mes yeux sont le reflet fidèle de ma colère gargantuesque. Pourtant, dans mes paroles, une pointe de malice s’y est glissée. Il m’a lancé indirectement un défi. Si précédemment je ne voyais pas de concret dans ce que je faisais pour le retrouver, à présent je comprends que ma mission est capitale. Il n’est pas perdu dans le décor, il l’est dans son esprit. Et même si en ce moment j’ai envie de le secouer du plus fort que je le peux, il n’est pas prêt pour m’accepter. Est-ce que ce mon père a ressentit le jour où il a apprit qu’il a engrossé ma mère ? Il ne me voulait pas pour responsabilité, alors il a préféré foutre le camp et ne jamais me connaître. C’est une manière comme une autre de se protéger. Le rejet. Ce défi de lui faire changer d’avis, je viens de l’accepter. Pas parce que je lui dois la vie, mais parce que moi je dois lui rendre la sienne. Le libérer de cette peur de vivre. Qu’il l’accepte ou non, il ne sera plus congeler pour resservir ultérieurement. Il vit chaque jour pleinement comme une personne normale. On n’accélère plus le temps pour lui, lui échappant les réalités et les banalités du monde. Nom de Dieu, il va falloir qu’il se réveille et recommence à vivre ! Il ne peut plus s’échapper. Je ne lui permettrais plus jamais. Même si cela doit me mériter une balle dans le crâne. Peut-être que comme ça seulement il réalisera qu’il fait fausse route depuis le début. Ma joue se met à saigner lentement, telle une larme rouge coulant le long de mon visage. Sauf que je ne pleure pas. Pas encore. J’attends une fois de plus la suite des choses. Me doutant qu’il ne reculera pas. La fuite est tellement réconfortante pour lui, tellement plus simple. Non, au contraire, je me mets à rire stupidement, totalement découragée de la tournure de la situation. Je me retourne pour ne pas le voir fuir si lâchement. Lorsque mon rire se calme, je ne peux retenir une pensée qui me ronge depuis le tout début de cette rencontre : « Rikki ne t’a pas décrit ainsi. » S’il est encore là, j’espère vraiment qu’il a entendu.

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MessageSujet: Re: [New Haven] It's a long way down to the bottom of the river [Bucky & Becca]   Dim 4 Juin - 13:27

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Bucky s'attendait à ce genre de réaction, de la colère, de la frustration. Il ne savait toujours pas s'il devait la croire, mais sa voix forte le fit douter. Peut-être que c'était vrai, qu'ils avaient quasiment le même sang. Que sa petite soeur avait une fille et une petite fille. Cela ne l'aurait pas étonné, Rikki avait toujours été très maternelle, elle adorait les enfants.
Il s'attendait à cette réaction mais pas vraiment aux paroles suivantes. Fuir ? Oui, il fuyait, fuyait pour sa survie. C'est nécessaire quand on est un assassin en fuite, pas vrai ? Tout en l'écoutant, il continuait de faire son sac, récupérant ce dont il avait besoin. Ses carnets, ses papiers, de quoi survivre et bouger pendant plusieurs jours. Il n'avait pas peur de ressentir des choses pour elle. Pourquoi il aurait peur ? Il ne la connaissait pas, et malgré son visage placardé dans ses souvenirs comme étant celui de sa soeur, il ne savait pas qui elle était.
Elle rage, Bucky l'entend dans sa voix, le sent dans ses yeux qui brulent son dos. Elle crache tout ce qu'elle a sur le coeur et c'est violent. Mais elle a tout faux, pas vrai ? Il était un dangereux assassin, un espion, une arme ambulante. "Qui peux vouloir de moi ?" faisait écho en lui, mais pour la simple et bonne raison que c'était la vérité, la réalité. Il voyait le regard des gens sur lui, voyait leur peur et/ou leur haine. Stark qui était connu pour en avoir rien à foutre ne désirait qu'une chose à présent : sa mort. Elle le connaissait pas non plus après tout, pourquoi aurait-elle besoin de lui ?

Bucky se retourne enfin vers elle pour la fixer. Elle a les yeux de sa soeur, les mêmes. C'est étrange mais quelque part apaisant. La compresse tombe au sol misérablement, portée par le vent et la rage de la brune -il a du mal à l'appeler Rebecca, n'y arrive pas encore. Elle fait un pas vers lui avant de s'arrêter. Il ne fait pas de commentaire, n'a pas le droit de lui dire quelque chose. Il s'en va de toute façon.
James enfila son sac à dos, attachant la sécurité au devant de son torse. Il la fixe en attendant la fin de son discours, purement par politesse. Elle lui fait une promesse, et au fond, au fin fond, Ail se dit que si elle est vraiment une Barnes, elle tiendra sa promesse. Bucky hoche la tête, refusant de parler pour ne pas lui donner trop d'espoirs. Il est perturbé mais ne montre rien. Il ne fuit pas, c'est faux faux faux, il a juste besoin de réfléchir, de prendre un peu de recul... Ce n'est pas fuir. Pas exactement.
Elle se met à rire et l'assassin se dit qu'il est temps de partir, que c'est le moment idéal. Il est à la porte quand elle arrête de rire et qu'elle lui parle se Rikki. Il se fige, une main prête à ouvrir la porte pour enfin le faire partir, pour qu'il s'éloigne enfin de ce souvenir. C'est vrai, mais avec Rikki, il n'était pas pareil. C'était l'ancien lui. « Celui que Rikki t'a décrit est mort il y a soixante-dix ans. » il haussa encore une fois les épaules avant de se retourner vers elle, son regard perçant cherchant celui de la jeune fille. « Si tu as vraiment une partie de mon sang, alors tu me retrouveras... Rebecca. »

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MessageSujet: Re: [New Haven] It's a long way down to the bottom of the river [Bucky & Becca]   Dim 4 Juin - 15:49

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Toujours dos à lui, je ne veux pas assister à ça, cela me ferait véritablement perdre les pédales. Tous ses efforts pour rien, ça m’irrite d’autant plus. Je lâche ce dernier commentaire avec un peu moins de rage, démontrant seulement une profonde déception face à son comportement. Et étrangement, ce sont ses mots là qui déclenche enfin une réaction de sa part. Il me répond, alors que je le croyais déjà loin. Je me retourne, croisant ses prunelles avec colère. Je me prépare à un nouveau round de répliques assassines. Sauf que je me stoppe net en m’attardant dans ses yeux. J’y décèle quelque chose de nouveau, une chose que je n’avais pas remarquée avant. Et juste comme ça, je me radoucis. Ma froideur laisse place à un peu de chaleur, à une affection retrouvée, provoquant la naissance de quelques larmes au fond de mon œil. J’arrive toujours à les retenir, mais elles brillent désormais clairement même dans cette faible luminosité. Il parle à nouveau, m’appelant par mon prénom pour la première fois. Serais-ce le signe qu’il me croit ? Ou du moins, qu’il accepte mon existence. Ce que je ne voulais pas voir se déroule pourtant sous mes yeux. Il ouvre la porte et quitte la chambre. Je reste de nombreuses minutes à fixer le dernier endroit où il s’est tenu. Un peu comme si je m’attendais à le voir réapparaître. Évidemment, il ne revient pas. Il a prit sa décision et aussi pénible est-elle pour moi à accepter, je ne pouvais pas le retenir. Cette impuissance termine de me briser. À présent que je suis seule, la douleur physique revient. Ma joue recommence à me brûler. Mon crâne se comprime et me donne de nouveau la nausée. Mes jambes se mettent à trembler et lâchent sans crier gare. Je retrouve le plancher durement. Je sens chacun de mes muscles manifester leur souffrance respective. Je suis fatiguée. Ma gorge est très sèche, voilà que je commence à le remarquer. Je n’ai pas bu ni mangé depuis un moment, c’est vrai. Cette déshydratation n’aide pas à garder mon corps solide sur ses deux jambes. Je sens l’ombre des lieux m’enrober lentement. La solitude se fait sentir, s’imposant à moi avec de plus en plus d’évidence. Ce sentiment me réconforte dans l’idée que je peux pleurer désormais. À présent que je suis seule, j’ai l’autorisation de craquer complètement. Si les larmes coulent d’abord en silence, les sanglots ne tardent pas à apparaître. Je pleure ainsi ce qui me semble une éternité. Alternant entre ma douleur émotionnelle et la souffrance que m’engendre cette peut-être commotion. Je me prends la tête à deux mains et je tente de me calmer. Cela m’est d’abord impossible, me laissant envahir par la tristesse au point de passer bien près de m’évanouir sous l’étourdissement que les pleurs intensifient. Mais à force de me répéter ma promesse à Bucky, je réussis à taire les sanglots. Je demeure recroquevillée sur moi-même de nombreuses minutes par la suite, comme dans l’attente d’un retour des larmes. Constatant que le calme perdure, je me permets de me redresser, avec beaucoup de précaution, bien sûr. Je fixe à nouveau la porte. Toujours rien. Je regarde l’emplacement où le couteau était tombé. Vide. Il l’a ramassé, évidemment. Il n’a laissé aucune trace en fait. Il n’a abandonné que moi derrière. J’inspire un grand coup et je me relève lentement. Je dois me rendre à l’hôpital, faire examiner mes blessures. Ma tête surtout. Je traine les pieds jusqu’à la porte. Après avoir autant pleuré, je me sens vidée de toutes mes émotions, bonnes comme mauvaises. Je me retrouve dans la rue, apercevant du coin de l’œil le soleil qui se lève. Je suis sa lumière pour atteindre un chemin plus passant. Un homme remarque mon état et s’approche. Je n’ai qu’à le fixer pour qu’il s’empresse de se saisir de son téléphone portable. Je me sens tanguer et instinctivement il m’attrape par le bras pour me retenir de tomber. Je souris. J’ai les choses en main, il n’a pas à s’inquiéter. Je ne vais pas laisser tomber.

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